POUR SA PREMIÈI^E COMMUNION
Copié à la Bibliothèque nationale. Cette pretnière communion eut lieu le jour de Noël, 1674. Le petit écrit que nous donnons ici fut publié plus tard, avec quelques modilications, pour le diocèse de Meaux. M. Floquet le réédita en 1828.
La première communion est un fondement de nouvelle vie pour le chrotien. Il faut après cela commencer à vivre comme un homme qui a reçu Jésus-Christ, et qui a été admis au plus saint de tous les mystères. Toute notre manière de vivre se doit sentir de celte grâce. C'est alors qu'il faat écouter plus que jamais cette parole du Sage : « Laissez l'enfance, et vivez et » marchez par les voies do la prudence'. «Que doit-on espérer d'un homme à qui Jésus-Christ reçu ne fait rien? Et qu'y aura-t-il après cela qui soit capable de le toucher? Le plus grand de tous les objets, le plus grand de tous les sacrements , les plus granries de toutes les grâces, c'est ce que contient l'Eucharistie. Si des remèdes puissants ne changent point le malade en mieux, sa santé est dé.sespérèe. Il faut donc, après la communion, commencer à vivre de sorte qu'on s'aperçoive que Jésus-Christ a fait quelque chose en nous. Mais, alin qu'un si grand mystère opère en nos cœurs ce qu'il y doit opérer, on a besoin d'une grande préparation. Elle doit commencer par l'instruction , et il y a