‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 3)Chapitre 490 sur 609 · POUR RÉGLER LES PRINCIP.\LES ACTIONS DU CHRÉTIEN DURANT LA JOURNÉE · texte numérisé non relu

POUR RÉGLER LES PRINCIP.\LES ACTIONS DU CHRÉTIEN DURANT LA JOURNÉE

Cet Exercice se trouve à la fin du premier Catéchisme , leçon xix.

Les commandements de Dieu, comme Dieu même les a "prononcés, ci-dessus.

Les Commandements de Dieu en vers. Voyez le Catéchisme.

Les Commandements de l'EjUse. Voyez le Catéchisme. EXPLICATION

DES CHOSES QUI SE RÉPÈTENT LE PLUS SOUVENT A l'OFFICE.

On doit s'appliquer à bien entendre les choses que l'Eglise répète souvent, parce que ce sont les plus utiles, et celles qui servent le plus à exciter la dévotion et l'attention.

Du Gloria Patri, et des autres glorifications. — L'Eglise Unit toutes ses hymnes par une semblable glorification ; et ce qui fait qu'elle la répète si souvent , c'est pour commencer dans son office ce qui se fera éternellement dans le ciel, qui est do glorifier le Père, le Fils, et le Saint-Esprit.

De TAmen. — Amen, qu'on ajoute après la glorification, et à la fin de beaucoup d'autres prières, est un mot hébreu qui signifie, ;/ est ainsi, ou ainsi suit-il; et c'est un consentement à ce qui vient d'être dit , et un désir pour en obtenir l'accomplissement.

Du Kyrie. — L'Eglise dit aussi souvent ces mots grecs. Les paroles grecques et hébraïques qu'on entrelace de temps en temps dans le service, signifient l'universalité de l'Eglise, qui parle en toutes les langues, et, autant qu'il est en elle, conserve la communion avec tous les peuples du monde.

Du Domine, exaudi oratiomem, etc. — Le cri signifie ici un ardent désir et un grand sentiment intérieur de son besoin et de sa misère.

Du Deus, in adjutorium meum, etc. — On commence par là toutes les heures de l'ollice, pour montrer le grand besoin qu'on a du secours de Dieu en toutes choses, et particulièrement pour le bien prier.

De /'Alléluia. — On entend aussi souvent retentir ce cri de réjouissance. Alléluia, c'est-à-dire, louez Dieu.

On le supprime dans le temps destiné à la pénitence, et on le répète [ilus souvent depuis Pâques jusqu'à la Trinité, ce qu'on appelle Temps pascal, qui est un temps consacré à la joie, a cause de la résurrection de Notre Seigneur. Toutes les fois donc qu'on entend ce cri de joie , on doit élever son cœur à iJieu avec un épanchement d'allégresse spirituelle, et se réjouir de sa gloire et de sa grandeur.

Dans le temps de pénitence, au lieu d' Alléluia, l'Eglise chante : Laus tibi. Domine, Rex xtcrnx glorix : Louange soit à vous. Seigneur, Roi d'éternelle gloire.

Du Dec gratias. — On finit chaque lieure et chaque leçon, avec beaucoup d'autres prières, en disant : Deo g)ytias : rendons grâces à Dieu; et il n'y a rien qui convienne mieux il un chrétien qui a reçu tant de bienfaits de la main de Dieu.

Du Benedicamus Domino. — On ne saurait trop bé-

nir Dieu , ni trop lui rendre grâces; cl cette manière si courte de le faire, de\ rait être familière à tous les chrétiens à chai|ue rencontre : c'est aussi pour les y accoutumer que l'Eglise la répète si souvent.

Du DoMiNUS vobiscum. — C'est la mutuelle salutation du prêtre au peuple, et du peuple au prêtre, en signe de communion et de paix, où l'on se souhaite les uns aux autres le plus grand do tous les biens, qui est d'avoir Dieu avec soi.

Cette mutuelle salutation se fait ordinairement avant que le prêtre dise VOremus, c'est-à-dire, la prière qu'on nomme Collecte, dont il sera parlé ci-après en expliquant la sainte messe. Il faut alors, devant VOremus, unir son esprit et son intention avec le prêtre, et demander à Dieu ce que chacun croit lui être le plus nécessaire.

De I'Oreuvs. — Le mot Oremus veut dire Prions ; et l'Eglise le répète souvent, afin de réveiller de temps en temps notre attention , pour faire une prière agréable à Dieu.

Du Fer Dominum nostrum Jesum Christum , etc. — Toutes les fois qu'on entend ces paroles, il faut songer que les prières que nous faisons, ne sont exaucées qu'au nom de Jésus-Christ, par lequel seul nous avons accès auprès du Père éternel, étant par nous-mêmes des pécheurs indignes d'en approcher, et ne pouvant le faire que par Jésus-Christ , le juste qui a lavé et expié nos péchés par son sang.

On met aussi dans cette prière l'unité parfaite, l'éternité, le règne, et la vie du Père, du Fils, et du Saint-Esprit ; pour marquer davantage la dignité de Jésus-Christ, et combien il est capable de nous obtenir toutes les grâces : et on répond , Amen , pour témoigner son consentement à la prière du prêtre.

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