‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 4)Chapitre 254 sur 545 · Idem, p. 273 , 271. - 3. Ibid., ->. Il,id.. p · texte numérisé non relu

Idem, p. 273 , 271. - 3. Ibid., ->. Il,id.. p

ne faut pas ([ue les protestants s'imaginent que ce qui est dit de la satisfaction leur soit particulier; puisque le concile de Trente a toujours cru la rémission des péchés une pure grilce accordée par les seuls nn''rites de .Jésus-Christ.

XXV. Sur l'Eucharistie. — Dans le sacrement de l'autel on reconnaît le même corps du Sauteur conçu de la Vierçje, comme donné en sa propre substance sous les enveloppes, ou, comme parle l'original anglais, sous la forme et figure du pain : ce qui marque très-précisément la présence réelle du corps, et donne à entendre selon le langage usité, qu'il ne reste du pain que les espèces.

XXVI. Sur les images et sur les sai^its. — Les images étaient retenues avec la liberté tout entière « de leur faire fumer de l'encens , de ployer le ge- » non devant elles, de leur faire des offrandes, et » de leur rendre du respect, en considérant ces >' hommages comme un honneur relatif qui allait à » Dieu, et non à l'image'. » Ce n'était pas seulement approuver en général l'honneur des images, mais encore approuver en particulier ce (jue ce culte avait de plus fort.

On ordonnait d'annoncer au peuple qu'il était bon de prier les saints de prier pour les fidèles, sans néanmoins espérer d'en obtenir les choses que Dieu seul pouvait doimer.

Quand M. Burnet regarde ici comme une espèce de l'iéformation , « qu'on ait aboli le service immé- » diat des images, et changé l'invocation directe » des saints en une sinqile prière de prier pour les » fidèles-, » il ne fait qu'amuser le monde; puisqu'il n'y a point de catholique qui ne lui avoue qu'il n'espère rien des saints que par leurs prières, et qu'il ne rend aucun honneur aux images que celui (\m est ici exprimé jiar rapport à Dieu.

X.WII. Sur les cérémonies : sur la croix. — On approuve expressément les cérémonies de l'eau bénite, du pain bénit, de la bénédiction des fonts baptismaux, et des exorcismes dans le Baptême; celle de donner des cendres au commencement du Carême, celle de porter des rameaux le jour de Pàque lleurie, celle de se prosterner devant la croix, et de la baiser, pour célébrer la mémoire de la passion de Jésus-Christ^ : toutes ces cérémonies étaient regardées comme une espèce de langage mystérieux , qui rai)pelait en notre mémoire les bienfaits de Dieu, et excitait l'Ame à s'élever au ciel; qui est aussi la même idée qu'en ont tous les catholiques.

X.WIII. Sur le purgatoire , et les messes pour les morts. — La coutume de prier pour les morts est autorisée, comme ayant un fondement certain dans le livre des Machabécs , et comme ayant été reçue dés le commencement de l'Eglise : tout est approuvé , jusqu'à l'usage de faire dire des messes pour la délivrance des âmes des trépassés'' : par où on reconnaissait dans la messe ce qui faisait l'aversion de la nouvelle Réforme , c'est-à-dire , cette vertu par laquelle , indéi)endamment de la communion , elle profitait à ceux pour ([ui on la disait, puisque sans doute ces âmes ne communiaient pas.

.\.\IX. Le roi décide sur la foi de son autorité. — Le roi disait à chacun de ces articles , qu'il or-

1. 7". I, lib. m. 296. — 2. Paff. 2'J.s. — S. Idem. — i. li-'c. des pii'c, I. part., ndd., n. i.

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