Anon., Rep., p 11. -- 2, Non., 10. Noff., p
.'», 40. -- 3. Anon., p.
Al'Pi;OBATIOXS.
ou des reldchemenls d'un seul lionimc. C'est la doctrine commune, qu'on voit aussi pour celte raison universelleuient approuvée. Il ne sert de rien après cola, à M. Noguier, ni à l'anonyme, de nous objecter', ni CCS pratiques qu'ils prétendent générales, ni les sentiments des docteurs particuliers. Car, sans examiner ces faits inutiles, il sutlit de dire en un mol, que les pratiques et les opinions, quelles qu'elles soient, qui ne se trouveront pas conformes il l'esprit et aux décrets du concile, ne l'ont rien à la religion , ni an corps de l'Eglise catholique, et ne peuvent, par conséquent , de l'aveu même des prétendus réformés-, donner le moindre prétexte de se séparer d'avec nous, puisque personne n'est obligé, ni de les approuver, ni de les suivre.
Mais il faudrait, disent-ils, réprimer tous ces abus : comme si ce n'était pas un des moyens de les réprimer, que d'enseigner simplement la vérité, sans préjudice des autres remèdes que la prudence et le zèle inspirent aux évèques.
Pour le remède du schisme pratiqué par les prétendus réformateurs; quand il ne serait pas détestable par lui-même , les malheurs qu'il a causés et qu'il cause encore dans toute la chrétienté, nous en donneraient de l'horreur.
Je ne veux point reprocher ici aux prétendus réformés les abus qui sont parmi eux. Cet ouvrage de charité ne permet pas de semblables récriminations. Il nous suffit de les avertir, que pour nous attaquer de bonne foi , il faut combattre , non les abus que nous condamnons aussi bien qu'eux, mais la doctrine que nous soutenons. Que si, en l'examinant de près , ils trouvent qu'elle ne donne pas un champ assez libre à leurs invectives, ils doivent enfin avouer qu'on a raison de leur dire que la foi que nous professons est plus irréprochable qu'ils n'avaient pense.
Reste maintenant à prier Dieu qu'il leur fasse lire sans aigreur, un ouvrage qui leur est donné seulement pour les éclaircir. Le succès est entre les mains de Celui qui seul peut toucher les coeurs. Il sait les bornes qu'il a données aux progrès de l'erreur et aux maux de son Eglise affligée de la perte d'un si grand nombre de ses enfants. Mais on ne peut s'empêcher d'espérer quelque chose de grand pour la réunion des chrétiens, sous un Pape qui exerce si saintement et avec un désintéressement si ])arfait le plus saint ministère qui soit au monde, et sous un roi qui préfère à tant de conquêtes, qui ont augmenté son royaume, celles qui lui feraient gagner à l'Eglise ses propres sujets.