‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 4)Chapitre 398 sur 545 · LIVRE XIV. — LE DIX-SEPTIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

LIVRE XIV. — LE DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

Mais cette difTôrence est nulle : une goutte d'eau n'est pas plus semblable à une autre , que la messe romaine est semblable, quant au fond et à la substance, à la messe que les Grecs et les autres chrétiens ont reçue de leurs pères. C'est pourquoi l'Eglise romaine^ lorsqu'elle les reçoit à sa communion, ne leur propose pas une autre messe. Ainsi l'Eglise romaine n'a point au fond d'autre sacritice que celui qu'on a ollert en Orient et en Occident dès l'origine du christianisme , de l'aveu des protestants d'Angleterre.

De là il résulte clairement que la doctrine romaine, tant sur l'invocation et l'adoration , que sur le sacritice de la messe, n'est condamnée dans le Test qu'en présupposant que Rome reçoit ces choses dans un autre sens, et les pratique dans un autre esprit que celui des Pères; ce qui visiblement n'est pas : de sorte que sans hésiter, et sans parler des autres raisons , on peut dire que l'abrogation du Test n'est autre chose que l'abrogation d'une calomnie manifeste faite à l'Eglise romaine.

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