LETTRE
Du Révérendissime Père Hyacinthe LibetU, alors Maître du sacré Palais, et maintenant Arctieei'iiuc d'Avignon, à Monseigneur le Cardinal Sigismond Chigi.
J'ai lu le livre de M. de Condom , qui contient V Exposition de la Doctrine de l'Eglise. Je dois à V. E. une reconnaissance inhuie de ce qu'elle m'a fait employer quatre heures si utilement et si agréablement. Il m'est impossible d'exprimer combien cet ouvrage m'a plu, et par la singularité du dessein, et par les preuves qui y correspondent. La doctrine en est saine dans toutes ses parties, et l'on ne peut pas y apercevoir l'ombre d'une faute. Pour moi je ne vois pas ce qu'on y pourrait objecter : et quand l'auteur voudra que le livre soit imprimé à Rome , j'accorderai toutes les permissions nécessaires , sans y changer
è servitoin qucstaoperettadel un seul mot. Cet auteur, qui a giudizio , perche lasciate da beaucoup d'esprit, a montré un parte le dispute, che sogliono grand jugement dans ce traité, quasi serapre accrescer le dis- où laissant à part les disputes, cordie, trovandosi di raro chi qui ne font d'ordinaire qu'acvoglia cedere le prérogative croître la discorde, parce qu'il del ingegno al compagno, hà est rare de trouver des hommes trovato un' altro modo piii fa- qui veuillent céder les prérocile di tratlar co' Calvinisti , gatives de l'esprit à leurs comdal quale puô sperarsi maggior pagnons , il a trouvé un autre frutto. Perché ogni volta chè moyen plus facile de traiter perdin quelorroreanostridog- avec les Calvinistes, dont on mi che hanno succhiato col doit espérer bien plus de fruit, latte, a noi più volentieri s'a- En effet, dès qu'on leur fait costano, e posta in mala fede perdre l'horreur qu'ils ont sula dottrina che hanno appresa cée avec le lait pour nos dogde loro maestri, di cui la mas- mes, ils s'approchent de nous sima principale è essere i nos- plus volontiers; et découvrant tri dogmi orrendi ed incredi- la mauvaise foi de la doctrine bili , si poDgono con minor pas- qu'ils ont apprise de leurs maîsion d'animo a cercar la verità très, dont la maxime principale cattolica, che è quello a che est que nos dogmes sont horridevono esortarsi accioche ri- blés et incroyables, ils s'applineghino gli errori ; perché , quent avec plus de tranquillité corne V. E. discorreva l'allro d'esprit à chercher la vérité cagiorno, la verità cattolica vince tholique. C'est à quoi il faut appresso ogn' uomo prudente, soigneusement les exhorter, riconosciuta a petto dell' ère- n'y ayant point de meilleur sia ogni volta chè sia esami- moyen de les faire renoncer à nata senza preoccupazione da leurs erreurs; et V. E. avait spirito. Hô preso ardire di fare grande raison de dire , ces dera V. E. questa lunga diceria niers jours, que la vérité caper uno sfogo del contente ch' tholique sera toujours viclobo avuto di leggere il suddelto rieuse dans l'esprit de tout libro, che ella hà fatto grazia homme sage qui saura la condi participarmi ; e preggandola sidérer sans préoccupation, a continuarmi simili favori, le par comparaison à l'hérésie, baccio riverenlemente le vesli. Je prends la liberté d'adresser Roma, 26 aprile 1672. à "V. E. ce long discours, ne pouvant renfermer en moi-même le plaisir que m'a donné la lecture du livre dont elle a bien voulu me faire part. Je la prie de me continuer de semblables faveurs. A Rome, le 26 avril 1672.
LETTERA
Illustrissimo et Reverendissimo Domino Jacobo Benigno, Episcopo Condomensi, S. P. D.
Ferdinandus , Episcopiis et Princeps Paderbornensis , Coadjutor Monasteriensis.
Qdamqu.ui ad virtutem ac eruditionem tuam loti terrarum orbi omnique posteritati commendandam sufflciat judicium Régis christianissimi, qui filium suum, in spem tantfe fortunée genitum, tibi instituendum erudiendumque commisit ; tu tamen immortali proprii ingenii raonimento , aureo videlicet illo libelle, cui titulus est :
Expositio Doctrinee Ecclesiœ catholicœ , nomen tuum pariterque christianam disciplinam magis illustrare voluisti; coque non sûlùm ab omnibus catholicis maximes plausus tulisti , sed etiam ex ipsis heterodoxis verissimas ingenii atque doctrinœ tuaî laudes espressisti. Elucet enim in admirabili illo opuscule incredibilis quaedam res difficiles et plané cœlestes atque divinas explicandi facilitas, et gratissimus candor, ac veré christiana charilas atque benignitas , quà sedentes in tenebris et urabra morlis tara suaviter allicis et illuminas , ac dirigis in viam pacis, ut unus Episcoporum ad hostes catholicre fidei sub jugum suave veritatis mitten-
LETTRE De Monseigneur l'Evfque et Prince de Paberborn, alors Cnndjaleur, et depuis évëque de Munster, à l'auteur.
Le Roi très-chrétien vous ayant confié l'instruction et l'éducation de son fils, né pour une si grande fortune, son jugement suffit pour rendre recommandable à tout le monde et à toute la postérité votre mérite et votre savoir. Mais vous avez donné un nouveau lustre à votre réputation et à la doctrine chrétienne, par un monument immortel de votre esprit , je veux dire par cet excellent livre qui porte pour titre : Exposition de la Doctrine de l'Eglise catholique, qui n'a pas seulement attiré de trèsgrands applaudissements de tous les catholiques, mais a forcé les hérétiques mêmes de donner à votre génie et à votre érudition des louanges très-véritables. On voit éclater dans cet admirable traité une facilité incroyable à développer les choses les plus difficiles, les plus hautes et les plus divines, et en même temps une aimable sincérité et une charité vraiment chrétienne, capables d'attirer doucement ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort , les éclai-
A ri' no HATIONS.
dos fictus el faclus esse vidca- rcr et les conduire dans Je chéri. Quam"l'''^^ "^'==''™" ''P'=- "'" '"^ la, paix; de sorte que rs' rrucus longiùs manaret, vous paraissez clioisi entre es ataue per universain Uenna- évoques, pour soumettre les n am aliasque gentes sese dif- ennemis de la foi catho ique au nndère , Ubellumtaum in la- joug de la venté, qm est si um sermonem convertendi doux Afin donc que lutd.téde mnelum cepi. Sed ubi litteras ce bol ouvrage fût plus éten- 'uas vm ka'ïendas maii datas " due, et <,u'elle pût se répandre ,erle-i dubitavi sané utrum par toute 1 Allemagne et dans rogredi oporteret, an incepto les autres nations, .1 a. conçu Lbstinere; quia le non solùm le dessein de le faire traduire ga Uci , sk^ etiam latini ser- en latin. Mais après avoir lu monis Litore ac elegantiâ tan- votre let re du 24 avril ai Sperè pollere perspexi, ut qui- douté si je devais passer plus curaquepraiteftemetipsumtua avant, ou quitter mon entrescrTpta cfe gallico verleret , is prise, parée q"« .J ai r^J."-!"" pulcberrimmn ingenii tui par- que vous P^^f ^''^^ Pa fadelumdeformaturulpotiùs,quim mentla langue latine aussi bien ornlturus esse videretur. Qua- que la française, et que vous re lu potissimum esses oran- l'écrivez si purement, que s dus. ut fœtura quem in lucem quelqu autre que vous voulait edidisti, latinitate donares. Sed traduire vos ouvrages au lieu quia foi^sitan id tibi per occu- d'orner ces belles productions pationes non licet, et siquidem de votre esprit, il Ifs de gulantum tibi sit olii , obsecran- rerait. Il faudrait plutôt vous dus es potiùs ut plura scribas, prier de mettre en latin ce que quàm ut scripta convertas : fa- vous avez mis au jour. Mais ciam id quod tibi pergratum parce que vous n en avez peutesse sismficas, et iUum oui être pas le loisir, et que si vous hanc provinciam dedi urgebo, l'aviez, il vaudrait mieux vous ut inchoata perficiat; tibique prier de composer un plus versionem libelli lui censen- grand nombre d ouvrages, que dam corrigendamque transmit- de traduire ceux que vous avez tara Te verô, PriEsul illustris- déjà composés, puisque vous simé longèque doctissime, ma- l'avez agréable, je presserai ximopere semper observabo, celui à qui j ai donné celte et amicitiam tuam . ad quam charge, d achever ce qu il a hic meus conatus et tua béni- commencé, et je vous en engnitas aditum mihi patefecil, verrai la version, pour la reomni ofticio colère studebo. voir et la corriger vous-même. Vale, Autistes eximie , ac de Au reste, j'honorerai toujours reoublica christiana oplimè me- infiniment votre vertu et votre rite et me, ut facis, ama, at- doctrine; et je m appliquerai nue Serenissimo Delphine cum à cultiver votre amitie par touoptimis artibus atque prœcep- tes sortes de moyens puisque lis nostram quoque memoriam cette version quej ai faitcomet amorem instilla, et ducem mencer, et votre bonte.m yont Montauseriummeisverbisjube donné une ouverture si lavosalvere plurimùm. In arce meà rable. Continuez de m aimer, ad Conlluentes Luppia;, Pa- grand prélat, qui servez si bien derœ et .\hsonis, m kalendas l'Eglise; el en donnant à 1 oniunii 1073. seigneur le Dauphin, tant de
■' belles instructions, ménagez-
moi quelque part dans le souvenir et dans l'alTection d'un si grand prince. Faites aussi, s'il vous plaît, mes complimen s à M le duc de Montausier. En mon château , aux contluents de la Lippe, de laPadère et de l'Alise, le 29 mai 1673.
ressentirai toute ma vie un désir ardent de me rendre digne de rhonneur de vos commandements. Je finis en vous assurant de mes respects. A Rome, le 20 juin 1M5.
APPROVAZIONI
Dell' edi'Jono liomana deW anno 1678.
APPROVAZIONE
Dd sir/nor Michel An(ielo nicci, Scijretario ddla .Sacra Conrjrerjazione deU' Iiidul;ienze d sacre lieliquie, e Consultore dcl sanlo VlJizio.
QcoD Tridentina Synodus magno studio assecuta est, ut doctrinam fidei ab opinionibus et controversiis inter catholicosomnino secerneret, ac eamdem apertiùs et significantiùs explicaret ; ac TertuUianus olim, ul haîreticorum secessionem ab Ecclesia certis prfescriptionibus improbaret; alii, ul principia quaedam hœrelicorum et régulas ad refutationem ipsorum ingeniosè conlorquerent : ea clarissimus quoque vir Jacobus Benignus Bossuet , Condomi episcopus , prœstitit in hoc opère, perspicuà melhodo , brevi et ad persuadendum accommodatà, quœ quidem prjîclarum auctoris ingenium rcfert. Quod opus Italorum commoditali nunc déganter versura è gaUica in maternam linguam praelo ac luce dignum existimo. Romœ, die quintà augusti 1678.
MlCH.\iiL-ANOEHIS Riccius.
APPROVAZIONE
LETTERA
Uel Riv. Padre Baimortdo Ca-
pisncclii, Maestro dd sacro
l'ulatzo, ail' Aulore.
Il raerito sublime di V. S.
illustr. da me ammirato, do-
veva esser ancbè servito nell'
occasione del dottissimo el
eruditissimo libre da lei com-
posto in difesa délia fede cat-
tolica, e tradolto per beneficio
di tutti ancliè nella lingua ita-
liana; onde io devo render sin-
golarissime grazie, corne fac-
cio à V. S. ill. dcir occasione
che mi hà dalo di scrvirla.
Stiamo lutli attendendo la pu-
blicazione di questo bellissimo
libro. per godere délie sue
nobilissime fatiche , ed io in
parlieolare che vivo e viverq
sempre ambizioso di altri suoi
commcndamenti , et qui per
line con ogiii ossequio la rive-
risco. Roma, 20 giugno 1675.
LETTRE Du Hévérendissivie Pl're Raimnnd Capisucchi, Maître du sacré Palais, à l'Auteur.
Après avoir admiré avec tous les autres un mérite aussi rare que le votre, il fallait encore que je vous marquasse l'inclination particulière que j'ai à vous servir, à l'occasion de l'excellent et docte ouvrage que vous avez composé pour la défense de la foi catholique, qui vienl d'être traduit en italien, pour être utile i tout le monde. Je vous dois une reconnaissance infinie de l'occasion que vous m'avez fait naître de vous rendre quelque service. Nous sommes tous ici en attente de la publication de ce bel ouvrage, pour jouir du fruit de vos nobles travaux.
Personne n'en aura plus de joie que moi . qui ressens el
Dd P. M. Lorcnzo Brancali da Lanrca, délie Comjreqaziom Consistoriale , liululijemc , Hiti, Visita, e sanlo i Ijizw, Consullore e Qualificatore, e Pr. Cnst. delta Libreria laticana, etc.
U-CE dignum existimo opusculum seu discursum gallicè et variis linguis impressum, nunc autem ex gallico in italicum idioma conversum, in quo illustrissimus Dominus Jacobus-Benignus Bossuet , episcopus cl toparcha Condomi, nobili sed gravi ac solide stylo religionis prœtensiE-reformatiE ministres et associas, tam coinmunibus Ecclesia; fundamentalibus regulis, quàm propriis corumdera principiis lortiter perstringit, ostendons , non catîiolicos. ut ii ministri autuinant, sed ipsosmet ministros per improprias consequentias reccssisse ab Ecclesiœ dogmatibus, nobis ipsisquc communibus , et ex pravis ejusmodi ricriptura; vel conciliorum intelligentiis , catholicam communionem reliquisse. Et si ipsi i ministri calholicorum régulas in conciliis, praisertim in 'Iri- I doiilino fundatas, absque pas-
APPROBÂTIONS
De l'Edition romaine de 1(i78.