‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 4)Chapitre 519 sur 545 · Burn., Ton. i,p. 191. Var., liv. vu, n · texte numérisé non relu

Burn., Ton. i,p. 191. Var., liv. vu, n

On leur donne les noms des saints pour les distinguer. Qu'on nous reproche après cela les églises dédiées aux saints, et celle de Saint-Eustache ou de Notre-Dame, plus belle que celle du Saint-Esprit. Tout le synode de Thorn, de la religion de nos prétendus réformés, a inséré dans ses Actes, qu'il s'était assemblé dans le temple de la sainte Vierge, Divœ Virginis'. Le même synode parle encore du ■25 août, comme d'un jour consacré à saint Rarthélemi, Divo Bartholomœo sacra. Ces Actes sont rapportés dans le Recueil des Confessions orthodoxes de Genève; et en passant, voilà non-seulement le temple de la sainte Vierge, et la fête de saint Barthélemi, mais encore le mot Divus, dontDaillé nous fait un si grand crime. Car c'est, dit-iP, ériger les saints en dieux tout court. Sur cela il prend la peine de ramasser les passages où les saints sont appelés de ce nom, dans un Paul Jove, dans un Bembe, dans un Juste Lipse. Il est vrai , le zèle de l'ancien latin nous a introduit ce mot, el tant d'autres aussi ridicules, quand on les affecte. Tout est perdu, si en lisant Bembe, el les autres auteurs de ce goût, on trouve un seul mot que Cicéron ou Virgile n'aient point prononcé; el Juste Lipse, qui s'est moqué de cette fade affectation, n'a pu s'empêcher d'y tomber. Qu'on s'en moque ; nous y consentons; mais ceci devient une affaire de religion. N'importe que Bellarmin, plus régulier, ait blâmé ces expressions païennes. Daillé le trouve mauvais. Gomme il voulait se servir de ce mot, pour montrer que nous donnons de la divinité aux saints , en les appelant Divi, il s'emporte contre Bellarmin; parce qu'il ne trouve pas dans ses écrits ce mot , dont il prélendail tirer avantage, lui reprochant avec amertume que sa modestie est fausse , ridicule et impertinente. Enfin il fait tort aux saints , et lorsqu'il ne

{La fin du manuscrit manque).

1. Si/n. Tor., Si/iUag., Conf. Fidei, part. II , p. 240, 242. — 2. De cullu latr., p. 523, 525.

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DEFENSE DE L'HISTOIRE DES VARIATIONS

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