VI. Que sur la nécessité du baptême on s'en nière
tiendra particulièrement au canon du concile de XIII. Que Jésus-Christ ayant confié gratuite- Trente, sans lui donner autre forme ou étendue ment à ses ministres les sacrements et les choses que celles que ces paroles renferment: Si quis saintes, ils les dispenseront aussi gratuitement, dixerit baptismum liberum esse, hoc est non ne- sans les vendre, comme on a fait jusqu'ici. cessarium ad salutem, anathema sit. C'est pour XIV. Qu'on déchargera le peuple de ce grand quoi on ne donnera aucune modification au ca- nombre de fêtes qui les accablent, ne conservant non X du chapitre précédent, qui déclare qu'il que celles des mystères de la rédemption, celles n'est pas permis à toutes personnes d'adminis- des apôtres , des saints et saintes du Ier siècle, trer les sacrements, ce droit n'appartenant qu'aux XV. Que les bornes que la dernière assemblée ministre:- de l'Eglise, qui ont reçu de Jésus- de France a données à l'autorité du Pape, seront Christ le pouvoir de les conférer. inviolables ; et que, pour le rang qu'il doit tenir
VII. Que Jésus-Christ est réellement présent avec les évêques de la chrétienté, il ne sera redans le sacrement de l'Eucharistie, quoique les gardé toutau plus que comme primusinter pares.
A L'EGLISE CATHOLIQUE. * SOS
XVI. Que les pratiques et les cérémonies qui 1° Dans quel siècle il se borne ;
De conviendront pas à la majesté de la religion, 2° S'il n'entend pas joindre aux canons les
el dont on ne trouve point les traces dans la plus Actes que nous avons très-entiers des conciles
pure antiquité, seront abolies. qui les ont faits ;
XVII. Une sur les questions du mérite des 3° Si dans les canons des conciles, dont nous œurres et de la grâce , on s'en tiendra à la doc- n'avons pas d'autres Actes que les canons trine de saint Augustin et kYExpositiondeU.de mêmes, il n'entend pas que l'on supplée à ce Meaux. Signé : Du Bourdieu, l.v Coste. manquement par les auteurs de ce même siècle;
Dieu veuille répandre de plus en plus son 4» S'il croit avoir quelques lionnes raisons esprit sur les hommes, afin qu'ils ne soient qu'un pour s'empêcher de recevoir la doctrine établie cœur et qu'une âme, et que nous puissions voir par le commun consentement des Père» qui ont en nos jours cette bienheureuse réunion, selon été dans le même temps ; les vœux et les prières de tous les gens de bien 5° S'il peut croire de bonne foi que tout se de l'une et de l'autre communion, à laquelle trouve dans les canons, qui constamment n'ont tons ceux qui ont du talent doivenl travailler, été faits qoe sur les matières incidentes, et trèssoit de parole, soit par écrit. Amen. rarement sur les dogmes.
I ne réponse précise sur ces cinq demandes
LETTRE W1II. nous donnera le moyen d'éclaircir davantage,
bossuet au duc DE noailles '. pour peu qu'il le veuille, et qu'il aime, la paix
autant qu'il le veut paraître.
Je ne m'étonne pas, non plus que nous, qu'on Qu'il ne dise pas que c'est une chose immense,
ait deviné une chose si grossière touchant la que d'examiner la doctrine par le commun con-
proposilion de s'en tenir aux canons. Celui qui seulement des Pères qui ont vécir du temps des
l'a {ail n'est pas loin du royaume de Dieu : mais conciles dont il prend les canons pour juges;
il faut savoir de lui : car on pourrait en cela lui taire voir, en moins
'Cei.en.iant, «joute l'abbé Wtlot, le duc de Neaillei écriv It à de (lcilX heures , des cllOSCS plllS Conciliantes
Bourd.cu. en lui adressant un autre Projet de réunion, qu'.l l'exho- ,y ^^ jjn [{[ cxt|.;ut ([e tv[t(> [gj^g fit
lai: lui et ses confrerei, a y courir avec un esprit de paix ai ci • * « i
vérité; qu'alors il serait en eat de faire valoir auprès du roi se* des lépOUSCS ailSSl prCClSCS qilC SOnt CCS deilUm-
boone. inten ion»; qu'il n'oublierait rien pour en procurer le succès, j donneront de grandes OUVeitllieS.
et qu il donnerait volontiers sa vie pour un si grand bien. Bourdieu <->
lui envoya fes reflexions sur le projet et sur les moyens de l'exc- Je SUIS à VOUS de tout 111011 COCUl' , Ct pi'lC Didl
cuter, et proposa de s'en tenir aux canons par rapport aux pomto ^JJ VQUS C0MSCMVe et toute la lilinille , (Jlie je
dont on ne pourrait convenir. Le duc cousulta DOssuet, dont il reçut • , ' * •>
cet: [Ed-.t.de Dr fons ) respecte au dernier point.