‹ Œuvres completes de Bossuet (volume 5)Chapitre 157 sur 313 · CHAPITRE XXII. - DIXIÈME EXEMPLE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII. - DIXIÈME EXEMPLE

Si les bonnes œuvres des regénérés sontagréables à Dieu. On peut proposer cette question en deui manières : la première, si ces bonnes œuvres plaisent à Dieu en elles-mêmes; la seconde, si elles lui plaisent dans toutes leurs circonstances. Au premier sens, on répond à la question, que les bonnes œuvres plaisent à Dieu , non ras purement et simplement, parce qu'elles ne sont pas purement et simplement bonnes, et au contraire, qu'elles ont leur imperfection; mais qu'elles lui plaisent en tant qu'elles sont conformes à la loi de Dieu. Au second sens , on répond qu'encore que ces bonnes œuvres aient des imperfections qui ne peuvent plaire à Dieu, toutefois, parce qu'elles viennent de Jésus-Christ par la foi , et ceux qui les font sont en Jésus- Christ , en sorte qu'il n'y a point pour eux de condamnation , elles plaisent à Dieu purement et simplement, à cause que Dieu pardonne ces imperfections pour l'amour de Jésus- Christ, appréhendé par la foi.

On produirait aisément plusieurs exemples de cette sorte ; mais c'est assez de cet essai pour juger des autres, et l'on n'a besoin de concile, ni universel ni provincial, pour termi-

ner ces sortes de difficultés, la conciliation s'en pouvant faire par un petit nombre de docteurs non préoccupés, dans l'assemblée dont on a parlé , par la seule intelligence des termes.

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