CHAPITRE \\\l\. — DES TRADITIONS OU DE LA PAROLE ROH ÉCRITE
Que de procès sur celte matière! On pourra facilement les accommoder, en disant (pie la question entre nous et les Catholiques n'est pas s'il y a des traditions, mais s'il \ a des articles nécessaires à salut qui ne soientpointdans l'Ecriture ou qui ne s'en puissent pas tirer par de bonnes conséquences. Ces! ce dernier que les protestants nient; mais ce qu'il \ a parmi eus de ^ens modelés demeurent d'accord que nous devons à la tradition, non-seulement l'Ecriture, mais encore son sens véritable et orthodoxe dans les articles fondamentaux, pour ne point parler des autres choses que Calixte, Horneius ci Cbemnicius ont avoué il \ a longtemps, qu'on ne peut connaître (pie parce moyen. Certainement ceux des proleslanls qui reçoivent, après le Symbole des apôtres et celui de saint Athanase, les cinq premiers conciles généraux, avec les conciles d'Orange et de Milève, avec le consentement du moins des cinq premiers siècles pour second principe de théologie, en sorte que les articles fondamentaux ne puissent être expliques autrement qu'ils l'ont été par le consentement unanime des docteurs, n'auront guère de quoi disputer avec l'Eglise romaine.
On voit, par cet essai, combien il sera facile de terminer heaucoup de controverses par dis déclarations ou des tempéraments, pourvu que de part et d'autre on ne se fasse pas un point d'honneur de soutenir son sentiment, ou qu'on ne s'oppose pas à un dessein si pieux par un zèle qui ne serait pas selon la science.