PS
dariexistimetur. Summaergoreiconfectaest, ne- rapportés. Si ces articles, de la manière qu'ils que remanere in sententia, aut a nostro consor- sont approuvés parmi nous , sont recevables ou tio separari licet , nisi eos qui jam in schismate irréprochables, on ne doit pas présumer que les obdurent aut salutem negligant. autres moins importants doivent arrêter ; donc
tout l'essentiel est déjà l'ait : on ne peut demeurer luthérien sans s'obstiner dans le schisme, ni faire [son salut ailleurs que dans notre communion.
Neque respondere oportet ejusdem abbatis de lutheranis dogmatibus declarationes œque esse probabiles, adeoque omnia utrinque aequo jure esse. Primum enim constat cum nos ii simus a quibus facta secessio est , nos quoque esse ad quosredeundum, si, salva conscientia, fieri possit, nostraque doctrina sana et antiqua sit. Atqui talent esse abbas amplissimus evicit in prœcipuis articulis, ex quibus de cœteris œstimari potest, ut diximus; ad nos ergo redeundum, nullaque excusatio superest dissentientibus.
Prœterea liquet interpretaliones eas, quibus abbas doctissimus lutherana dogmata emollit, non esse œque authenticas ac nostras , cum hae Tridentini publica , illœ privata tantum clarissimi abbatis auctoritate constent.
Il ne sert de rien de répondre que les déclarations du même abbé sur les dogmes luthériens sont bonnes aussi, ce qui rend les choses
égales. Car, premièrement (et cette raison ne souffre point de réplique), quand cela serait, tout le monde demeure d'accord que c'est à nous qu'il faut revenir, si on le peut en conscience; puisque c'est nous qu'on a quittés, c'est, dis-je, à nous qu'il faut revenir, supposé que notre doctrine soit saine, recevable, ancienne, comme M. l'abbé Molanus l'a démontré dans les articles les plus essentiels, et qu'on le doit raisonnablement inférer des autres. Mais, secondement, je soutiens que les déclarations que nous donne M. l'abbé Molanus, sur les dogmes luthériens, ne sont pas aussi authentiques que celles qui nous regardent, puisque nos déclarations sont déjà données par le concile de Trente , et que celles de M. l'abbé Molanus sont ses déclarations particulières, et sont encore à donner par le parti.
Jam illud certissimum, multa lutherana dogmata, verbi causa ubiquitatem atque decretum illud : Bona opéra ad salutem non esse necessaria, nulla interpretatione colorari posse ; itaque dominus abbas ea dogmata procul a Christianis auribu s amandari sini t . Nihilo tamen secius prima illa de ubiquitate tam absona , tam portentosa doctrina, auctore Luthero , tota fere secta invaluit ; altéra vera de bonis operibus ad salutem non necessariis publico decreto nusquam antiquato firmata remanet , atque in protestanlium scholis Ecclesiisque passim obtinet.
J'ajoute qu'il n'y a point de bonnes explications à donner à l'ubiquité, par exemple, ni à cette proposition: Les bonnes œuvres ne sont pas nécessaires au salut. C'est pourquoi M. l'abbé Molanus consent que ces doctrines soient supprimées ; mais cela n'empêche pas que la première ne soit en vigueur dans presque tout le luthéranisme, et que la seconde, autorisée par un décret de tout le parti, comme on a vu, ne soit encore la seule publiquement approuvée, n'ayant été révoquée par aucun acte.
Atque hinc liquido confirmatur Ecclesiœ catholicœ de sua infallibilitate suarumque definitionum certa ac perpétua veritate sententia. Nam cum inter ejusmodi definiliones nullœ sint quœ protestanlium judicio tôt erroribus scatere videantur ac illœ Tridentinœ, illud tamen effî. citur abbatis doctissimi interpretationibus ex ipso concilio sumptis, plerasque earum et esse inculpatas et antiquœ Ecclesiœ consensione niti; bnod certo argumento est Chrislum et Ecclesiœ
De là se tire un argument pour l'infaillibilité de l'Eglise, et la perpétuelle vérité de ses décisions. Car comme entre ces décisions, celles que les protestants trouvent le plus remplies d'erreurs sont celles du concile de Trente, et que M. l'abbé Molanus a cependant démontré que lorsqu'elles sont bien entendues, on les trouve non-seulement irréprochables, mais encore pour la plupart appuyées du consentement de l'ancienne Eglise, il s'ensuit nécessairement