PREMIÈRE PARTIE : DISSERTATIONS. r
Bohemique, presso scilicet Constantieusû eonci- le décret en question, en déclarant qu'il le tenait lii Domine, in Basileensi, quotl ssquipolleret, pour inviolable ; en sorte qu'il était notoire que illud agnoscerent. At ab eo concilio quale pro- se soumettre aux Pères de Bâle, c'était au fond, testantes postulant, nilnisiodia et schismata et comme on parle, équivalemment recevoir ceexspectari possunt ; cura illud coaliturum sit ex lui de Constance ; au lieu qu'on ne peut attendre parti bua de summa religionifl pugnantibus, abo- du concile que les protestants nous proposent, liUsetiam qua-amilleannisgestasunt, tanquam (|ue toute sorte de divisions , puisqu'on le coma totsajeulis nulla Christianitas, nulla légitima pose de parties directement opposées sur cent veruque ecclesia superesset. Quu) omnia proies- matières de foi, où l'on croit voir de part et d'autantium postulata, cum a Basileensium condes- tre la subversion entière du christianisme ; et censu totocœlodistent, nempe id sequitur, non que d'ailleurs on ne craint point de nous demaumodoexeoexemplonibileorum sequi quœnunc der la suspension de tout ce qui a été fait depuis postulant, verum etiam, cumin eo materna! mille ans, comme si, durant tout ce temps, il Ecclesiœ charitas ad extremos usque limites pro- n'y avait point eu de christianisme ni d'Eglise cesserit, quidquid ultra petitur absurdum et véritable.
îniquum videri. Ainsi, l'exemple du concile deBàle étant infi-
niment éloigné du cas que l'on nous propose, on ne peut rien conclure en faveur des protestants ; et au contraire, comme cet exemple fait voirie dernier point où la charité maternelle de l'Eglise peut porter sa condescendance, il fait voir en même temps que ce qu'on demande au delà est impraticable.
Hue accedit poslremum argumentum, quod II yaunedernièrerai?on,qui va être tranchée
nullam protestantibus in casu a clarissimo Leib- en un mot, et qui ne laisse aucune excuse à ceux
nitz proposito, excusationem relinquat. Bes au- qui sontdans le cas que M. de Leibnitz nous pro-
temuno verbotransigitur exepistola 13 Julii ad pose: c'est que, dans sa lettre du 13 juillet 1G92,
religiosissimam Brinon, data 1G92, quaquidem à madame Brinon, en se plaignant des déci-
ille questus de fidei definitionibus, ut i psi qui- sions qu'on a faites, à ce qu'il prétend, sans né-
dem videtur, non necessariis, hoc addit. a Si cessité, il ajoute que « si ces décisions se pou-
dcliniliones illac interpretationibus moderatis avaient sauver par des interprétations modérées,
salvœesse possint, bene omnia processura; » at- « tout irait bien, e Or est-il que, de son aveu, ces
qui ex ejus sententia hœ deliniliones salvœ esse décisions se peuvent sauver par les interpréta*
possunt domini abbatis Molani moderatis inter- lions modérées de M. l'Abbé Molanus, dans les
pretationibus in maximis controversiis, ex qui- matières les plus essentielles, par lesquelles on
busdereliquis œstimari possit; bene ergo nobis peut juger de toutes les autres; par conséquent,
procedunt omnia, nibilque causœ subest cur tout va bien ; c'est-à-dire qui puisse empêcher
amatores pacis ad unitatem non redeaut rei, un homme qui aime la paix, de retourner à
futuri schismatis, nisi redierint. l'unité de l'Eglise. Si donc il n'y retourne pas,
il ne pourra s'excuser d'adhérer au schisme.
Quo loco notandum illud, interpretationes eas Et remarquez que ces interprétations ou déclanon ita proponendas tanquam ab Ecclesia Ro- rations, sous lesquelles M. l'abbé Molanus reconmano-catholica adhuc reposcendae videantur ; naît que les sentiments catholiques sont rece* quippe quas ostenderimus claris perspicuisque vables, ne sont pas des déclarations qu'il faille synodi Tridentinœ decretis ac verbis contineri. attendre de l'Eglise, puisque nous avons montré Quascumque enim declarationes abbas doctissi- qu'elles sont déjà toutes faites en termes précis mus attuht de justilia Christiana, de transsub- dans le concile de Trente ; car tous les éclaircisstantiatione, de sacrilkio, deinvocationesancto- sements que ce savant abbé a proposés, parexemrum, de imagiuum cullu et aliis ejusmodi, ea3 in pie, sur la justice chrétienne, sur la transsub- Tiidentinasynodo,exeaquerelatisdecretisfacile stantiation, sur le sacrifice, sur l'invocation des reperiuntur ; de quibus arliculis, si recte apud saints, sur le culte des images, etc., sont précisénos et inculpate doctatur, niliil erit cur aliis ment ceux que le concile de Trente a donnés de longe minoris momenti pax ecclesiastica retai- mot à mot dans les décrets que nous en avons,