‹ Œuvres completes de Bossuet (volume 5)Chapitre 300 sur 313 · QUELQUE MANIÈRE QUE LES HÉRÉTIQUES EUSSENT · texte numérisé non relu

QUELQUE MANIÈRE QUE LES HÉRÉTIQUES EUSSENT

été baptisés ; ce qu'il répète par deux fois 3 ; mai^ ce n'est pas là traduire, c'est visiblement falsifier le décret du Pape.

Il commet encore une autre faute en traduisant ces mots : Manus ei imponantur in pœnitentiam : Qu'on lui impose seulement les mains pour le recevoir *. Avec sa permission, il fallait exprimer le mot de pénitence, qui seul caractérise cette imposition des mains et en montre la différence d'avec le sacrement de confirmation, par lequel quelques auteurs ont voulu croire qu'on recevait les hérétiques.

Par tout cela on voit le génie de la nouvelle critique, qui veut, à quelque prix que ce soit, trouver que les Papes ont tort ; ce qui, dans ce fait, est de plus grande conséquence qu'on ne pense, puisque si, dans la dispute qui s'éleva entre saint Etienne et saint Cyprien, les deux partis sont également dans l'erreur, il s'ensuit que la profession de la vérité était éteinte dans l'Eglise.

' Rép. u.c Rem., p. 168. — ' Kpist. Firmil. apud Cyp, — * T. t, p. 401 ; Rép. aux Hem., p. 172,-' Rép., p. 169.

Saint Augustin.

Saint Augustin est sans doute celui de tous les saints Pères que M. Dupin maltraite le plus. II aurait pu se passer de dire de son Traité sur les Psaumes, « qu'il est plein d'allusionsinutiles, « de subtilités peu solides et d'allégories peu « vraisemblables,» et d'ajouter encore avec cela que « ce Père l'ait profession d'expliquer la let- « tre1. » Un peu devant il venait de dire encore « qu'il s'étend beaucoup sur des réflexions peu « solides, où il s'éloigne de son sujet par de « longues digressions. » 11 devait dire du moins que ces longues digressions dans des sermons (car ses Traités sur les Psaumes n'étaient presque rien autre chose) avaient pour fin d'expliquer des matières utiles à son peuple, tant pour la morale que contre les hérésies de son temps et de son pays.

M. Dupin sait bien que ces digressions sont fréquentes dans les sermons des Pères, qui, traitant la parole de Dieu avec une sainte liberté, se jetaient sur les matières les plus propres à l'utilité de leurs auditeurs , et songeaient plus à l'édification qu'à une scrupuleuse exactitude du discours. Les sermqnsde saint Chrysoslome, qui sont les plus beaux qui nous restent de l'antiquité, sont pleins de ces édifiantes et saintes digressions. M. Dupin ne traite pas mieux les livres De la cité de Dieu ; et surtout il trouve mauvais « qu'on en admire communément l'érudition, « quoiqu'ils ne contiennent rien qui ne soit pris « de Varron, de Cicéron, de Sénèque et des « autres auteurs profanes , dont les ouvrages « étaient assez communs 2. » Sans doute saint Augustin n'avait point déterré des auteurs cachés , qui valent ordinairement moins que les autres, mais qui donnent à ceux qui les citent la réputation de savants; et il s'était contenté de prendre, dans des auteurs célèbres , ce qui était utile à son sujet. Voilà l'idée d'érudition que se proposent les nouveaux critiques. M. Dupin ajoute aussi.» qu'il n'y a rien de fort curieux ni « de bien recherché dans ce livre de saint Au- « guslin , et qu'il n'est pas même toujours « exact. » Pour l'exactitude , on n'en saurai! trop avoir en »ce genre-là. Mais quand il serait arrivé à saint Augustin, comme à tant d'autres grands hommes , d'avoir manqué dans des minuties , il y a trop de petitesse à leur en faire un procès. Pour ce qui est du curieux et du recherché, où notre critique et ses semblables veulent à présent mettre toute l'érudition , il lui fallait préférer l'utile et le judicieux, qui constamment ne manquent point à saint Augustin ; et pour ne parler pas davantage de l'érudition profane , ce

«Tom. ni, part, i, p. 696, 697. — J Ibid.

DES AUTEIT.S Fm.tfSTASTIQtîËS.

Père a bien su Hrer des saints docteurs qui l'ont précédé les témoignages nécessaires à L'établissement de la tradition. Il ne fallait donc pas «lire, comme fait notre auteur1, « qu'il avait beaucoup « moins d'érudition que d'espril ; car il ne sa- « vait pas les langues, el il avail fort pou In les « anciens. » Il en avail assez lu pour soutenir la tradition : le reste mérite son estime, mais en son rang. Ces grandes éruditions ne l'ont souvent que beaucoup offusquer le raisonnement, et ceux qui y sont portés pins que de raison ont

Noire auteur tache de répondre a ce qu'on lui a objecté, que « les savants de noire siècle se sont « imaginé deux traditions contraires au sujet de « la grâce l. » 11 croit satisfaire à celle objection eu répondant « que feu M* de Launoy, dont le « censeur veut parler, lui a appris que la vérita- « Me tradition de l'Eglise est celle que décrit « Vincent de Lérins : Quod ubique, quod sempsr, « quod ah omnibus : qu'il n'avait donc garde de « aire qu'il j avait deux traditions dans l'Eglise « sur la grâce. » Cela est vrai ; niais M. Dopin ne

ordinairement l'esprit fort court. Je ne sais ce nous dit pas tout le fin de la doctrine de son

que \ent dire notre auteur, que suint Augustin « .s'étend ordinairement sur les lieux com- « nuins. » C'est ce que Tout, aussi bien que lui . tous ceux qui ont à traiter la morale, surtout devant le peuple; mais pour les ouvrages polémi-

maitre. Nous lavons ouï parler, et on ne nous en imposera pas sur ses sentiments. 11 disait que les Pères grecs qui avaient précède saint Augustin, avaient été de la môme doctrine que tinrent depuis les demi-pélagiens el les Marseillais; que

ques ou dogmatiques, on peut dire avec eerli- depuis saint Augustin, l'Eglise avait pris un au

tude que personne ne serre de plus près son adversaire que saint Augustin , ni ne poursuit

plus \i veinent sa pointe. Ainsi les lieux communs

seraient ici mal allégués*

Mais la grande faute de notre auteur sur le sujet de saint Augustin, est de dire qu'il a enseigné sur la -race el sur la prédestination, une

doctrine différente de celle des pères qui l'ont

tre parti ; qu'ainsi il n'j avait point sur celte matière de véritable tradition , et qu'on en pouvait croire ce qu'on voulait. 11 ajoutait encore, puisqu'il faut lout dire, que .lansénius avait fort bien entendu saint Augustin, et qu'on avait eu tort de le condamner; mais que saint Augustin avait tort lui-même, et que c'étaient les Marseillais ou demi-pélagiens qui avaient raison : en

précédé '. Il faudrait dire en quoi, et on Verrait, sorte qu'il avait trouvé le moyen d'être lout cn-

ou que ce n'est rien de considérable, ou que semble denii-pelauien et janséniste. Voilà ce que

ceux qui lui font ce reproche se trompent et nous avons ouï de sa bouche plus d'une fois, et

n'enlcndenl pas la matière. ce que d'autres ont ouï aussi bien que nous , et

M. Dupin dit crûment, après M. de Launoy, voilà ce qui suit encore de la doctrine et des

de qui il se glorifie de l'avoir appris , « que les expressions de M. Dupin.

« Pères grecs et latins n'avalent ni parlé, ni rai- Au reste, il semble affecter de traiter ces ma-

te sonne i -01111110 lui su»- la prédestination et sur « la grâce ; que saint Augustin s'était formé un « système UVaessus qui n'avait pas été suivi par a les Grecs , ni goûté de plusieurs Catholiques « d'Occident quoique ce l'ère se fut fait beaucoup « de disciples, et que ces questions n'étaient pas a de celles quœ harescs inferunt, mit hceteticos « faciunt. » Tout cela se pourrait dire peut-être sur des minuties ; mais par malheur pour M. de Launoy et pour ceux qui se vantent d'être ses disciples: c'est que, par ces prétendues différences avec saint Augustin, ils font les Grecs et. quelques Occidentaux de vrais demi-pélagiens, ainsi qu'on a déjà vu que l'a fait M. Dupin. On sait que les Catholiques d'Occident, qui ne goûtaient point la doeti ine de saint Augustin, étaient

tièresde subtiles, de délicates et d'abstraites 2, ce qui porte naturellement dans les esprits l'idée d'inutiles el de curieuses. La matière de la Trinité, de l'Incarnation, de l'Eucharistie et les aubes ne sont ni moins subtiles , ni moins abs^ traites; mais on aime mieux dire qu'elles sont liantes, sublimes, impénétrables au sens humain. 11 fallait parler de même de celle que saint Augustin a traitée < .Ire les pélagiens et les deinipélagiena. Car après tout de quoi s'agit il? Il s'agit de savoir à qui il faut demander la grâce de bien faire , à qui il faut rendre grâces quand on a bien l'ait; il s'agit de reconnaître que Dieu incline les cœurs à tout le bien par des mo\ens très-certains el très-efficaces , et de confesser un pareil besoin de ce secours tant dans le coin*

demi pélagiens, qu'ils ont été condamnés comme mencement des bonnes œuvres que dans leur telsparl'Eglise.etsurtoutparleconciled'Orange; parlait accomplissement : il s agit de reconnaître

,x-là que M. de Launoy *ue atte &race' <ïue Dieu donne dans le temps, ils n'erraient pas dans » e le préparée prévue , prédestinée de toute

éternité : que cette prédestination est gratuite , la regarder dans son total, et présuppose en Dieu

et néanmoins c'est de ceux et ses sectateurs disent qu'ils la foi 3.

1 Ibid,. p. 819.— 'Ibid., part. Il, p. 592; Rcp. aiu Hem., p. H4. — » Voy. ce qu'il dit sur saint Carys., t. m, part, i, pag. 130.

1 Rép. atu Rem., p. 144. — 2 Toai. ni, part, n, p. 551,

MÉMOIRE SUR LA BIBLIOTHÈQUE

une prédilection spéciale pour ses élus. ' Voilà l'abrégé de la doctrine de saint Augustin sur la grâce , et tout le terme où il tend. C'est aussi ce qu'on enseigne unanimement dans ton tes les écoles catholiques , sans en excepter aucune. Il n'y a rien là ni de si abstrait ni de si métaphysique; tout cela est solide et nécessaire à la piété. C'est une manifeste calomnie de dire avec M. de Launoy, rapporté par M. Dupin, que les Pères grecs et latins, soient contraires à saint Augustin à cet égard. Ce saint docteur cite pour lui saint Cyprien; et M. Dupin demeure d'accord que ce Père a très-bien parlé, non-seulement de la nécessité, mais encore de l'efficace de la grâce l : il cite saint Ambroise, qui n'est pas moins exprès, et il ne serait pas malaisé d'ajouter une infinité de témoignages aux leurs. Il n'y a donc rien de plus constant dans l'antiquité que la doctrine de l'efficace de la grâce : et la prédestination n'étant autre chose que la préparation éternelle de cette grâce, ainsi que saint Augustin l'explique si nettement, surtout dans ses derniers livres , il n'y avait rien de plus visible que l'erreur des Marseillais et de quelques Gaulois, qui attaquaient la grâce et la prédestination. "

Si saint Augustin est entré plus avant que les Pères ses prédécesseurs, dans cette matière; s'il en a parlé plus précisément et plus juste, la même chose est arrivée dans toutes les autres matières, lorsque les hérétiques les ont remuées. Quand M. Dupin ose assurer « que les Pères « grecs et latins se sont peu mis en peine de re- « chercher les moyens d'accorder le libre arbitre « avec la grâce : ou que s'ils l'ont fait, ils l'ont « fait d'une manière bien différente de saint « Augustin 2 : » avec sa permission, il ne parle pas correctement; car s'il veut dire que les anciens Pères sont contraires à saint Augustin dans la conciliation que proposaient les demi-pélagiens, du libre arbitre et de la grâce en disant que le libre arbitre commence , et que la grâce achève le bien; ce n'est plus saint Augustin, mais la tradition et la foi qu'il fait attaquer aux Pères. S'il veut dire que saint Augustin n'a pas reconnu le libre arbitre dans la notion commune que tout le monde en avait , il sait bien que cela est faux : s'il veut dire que saint Augustin ne reconnaît point d'autre secours que celui qui est donné aux prédestinés , ou qu'il ne confesse pas qu'il y a des grâces pour les réprouvés, avec lesquelles ils pourraient, s'ils voulaient, faire le bien ; ou que, selon la doctrine de ce Père, la grâce nécessite tellement le libre arbitre, qu'il ne puisse y résister, ou qu'il n'y a point d'occasion où on la rejette , il se dément lui-même , puis-

' Tonv l# P- *63« — J Rép. aux Rem., p. 145.

qu'il fait dire le contraire à saint Augustin K Si ce Père établit ces vérités aussi bien , ou peut être mieux que les anciens ; si M. Dupin en est d'accord , il ne restait donc autre chose à dire sinon que toute la diversité qui se trouve dans les Pères vient de celle des temps et des personnes auxquelles ils avaient affaire , et de l'obligation de traiter les choses différemment , quant à la manière, après que les questions sont agitées. Mais quand on entend M. Dupin dire, d'un côté, que « la lettre de Célestin, les capitules qui la « suivent, et les canons du concile d'Orange sont « d'illustres approbations de la doctrine de saint « Augustin2; » et dire ailleurs, indiscrètement, que les Pères grecs et latins, anciens et modernes, sont contraires à saint Augustin, c'est vouloir donner l'idée que les Pères détruisent les Pères, et que la tradition s'efface elle-même.

Saint Jérôme.

En général, il fait passer saint Jérôme pour un esprit emporté, outré, excessif, qui ne dit rien qu'avec exagération, même contre les hérétiques. Il y avait ici bien des correctifs à apporter, qui auraient donné des idées plus justes de ce Père. On aurait pu contre-balancer ces défauts, en remarquant la précision et la netteté admirable qui accompagnent ordinairement son discours, et les marques qu'il a données de sagesse et de modestie en tant d'endroits. Il eût élé bon de ne pas dire si crûment, que « le tra- « vail, les jeûnes, les austérités, et les autres « mortifications, la solitude et les pèlerinages « sont le sujet de presque tous ses conseils et « de ses exhortations; » comme s'il n'avait pas insisté incomparablement davantage sur les autres vertus chrétiennes et cléricales. Il semble qu'on ait voulu le faire passer pour un bon moine, qui n'avait en tête que les pratiques de la vie monastique ; ce qui est encore confirmé par ce qu'on ajoute, qu'il parle souvent de la virginité et de l'état monastique, d'une manière qui ferait presque croire qu'il est nécessaire de mener celte vie pour être sauvé. En général, on ne doit pas supporter dans M. Dupin la liberté qu'il se donne de condamner si durement les plus grands hommes de l'Eglise. Le monde est déjà assez porté à critiquer et à croire que les dévots de tous les siècles sont gens faibles ou excessifs. Que si l'on rabat l'estime des Pères jusque dans l'espr ii lu peuple, on ne laisse aucune ressource à la piété contre les préventions des gens du monde. Les hommes s'attacheront toujours, selon leur coutume, à ce qu'on leur

1 Tom. m, part, i, p. 812, 813. — 2 Jbid., p. 81«.

DES AUTEURS ECCLESIASTIQUES

Ml

aura montré de défectueux dans les saints docteurs ' : lis hérétiques en triompheront; et il esl indigne d'un théologien d'aider leur malignité, ci celle du siècle et du genre humain.

Sur l'Eucharistie, et sur lu théologie de la Trinité.

Je ne prétends pas accuser If. Dupin de mal parler de l'Eucliarislie ; niais il est certain qu'il n'a pas su ce qu'il fallait dire [tour bien établir, dans les trois premiers siècles, la loi de la présence réelle. Il se contente de dire que les docteurs de ce temps « n'ont point douté que l'Eu- « cbarislie ne fût le corps et le sang de JéSQS- « Clui.st, et l'ont appelée de et' nom 2. » C'est

de même que s'il se fût contenté de dire que les Pères croyaient Jésus-Christ Dieu, et l'appelaient

de ce nom. On sait bien que les hérétiques ne nient point les expressions de l'Ecriture. M. Dupin n'aurait pas manqué d'occasions de faire voir plus précisément les sentiments de saint Justin, par exemple, sur la présence réelle, ou des autres, en quel endroit il eût voulu. En un mot, ce n'est pas assez, pour faire voir la loi catholique dans les Pères, de dire qu'ils ont répété les termes de l'Ecriture, que personne ne rejette, sans convaincre par leur témoignage l'abus que les hérétiques en on (ait.

M. Dupin a bien su prendre cette précaution à l'égard de la divinité de Jésus-Christ; et il eût été seulement à désirer qu'il eût démêlé plus clairement les sentiments qu'il attribue aux Pères îles trois premiers siècles, en disant qu'ils ont appelé « génération une certaine prolation « ou émission du Verbe, qu'ils imaginent s'èlre a faite, quand Dieu a voulu créer le monde3 : » en quoi il commet une double faute : l'une, celle de parler île cette expression comme si elle était de tous les Pères, ce qui n'est pas; l'autre esl celle de donner crûment, en termes vagues, cette certaine émission du Verbe, que ces Pères imaginaient; ce qui. en soi, n'est qu'un pur galimatias, ou, comme il l'appelle lui-même, une imagination, et encore une imagination fort creuse. 11 n'y avait qu'un mot à dire pour rendre tout cela clair, et tirer ces Pères d'affaire; mais ce n'est pas ici le lieu d'en dire davantage; et il suffit de faire sentir à M. Dupin, qu'en précipitant un peu moins l'édition de ses livres, il produirait quelque ebose de plus correct et de plus profond, comme il est capable de le faire, et l'a lait heureusement en beaucoup d'endroits. Sur le second concile de Nicée.

La critique de M. Dupin4 sur ce concile uni-

1 Sur S. Cr- de N'as., tom. Il, p. 598, 655; Sur S. Basil-, ibid., p. 553. — J Air. de la docl., t. I, p. 612. — » Ibid., p. 603.— * tom. v, p. 456 et suiv.

\ersellement reçu en Orient et en Occident, et expressément approuvé par les conciles suivants, et entre autres par celui de Trente, a scandalisé tout le monde. Elle ne tend en effet qu'à faire voir que presque toutes les preuves dont on se sert dans ce concile, aussi bien que celles qu'Adrien !•* emploie pour le défendre, sont nulles et peu concluantes, ce qui ne sert qu'à faire penser aux hérétiques que la décision de ce concile est très-mal fondée; puisque, si la réfutation de M. Dupin avait lieu, il ne resterait rien, ou presque rien, dont on la put soutenir. Je ne voudrais point garantir, sans exception, toutes les pièces citées dans ce concile, ni toutes les réflexions qu'ont faites les particuliers qui le composèrent; mais j'oserais bien assurer que les censures de M. Dupin viennent presque toujours de n'avoir pas bien entendu à quoi chaque pièce peut être employée, ni le vrai état de le question. Au reste, quoique vers la (in notre auteur semble prendre un bon parti, ni la prudence, ni la piété, ni la bonne théologie, ne permettaient pas de décrier un concile qui a élé universellement reçu, aussitôt que la doctrine en été bien entendue.

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