ÉCRITURE SAINTE
[Suite.)
Ce volume comprendra la suite des travaux sur l'Ecriture sainte et l'un des écrits qui se rapportent à la Patrologie.
» VI*. Avertissement aux pkotestants sur leur
PRÉTENDU accomplissement DES PROPHÉTIES. — BOS-
suet reprenîl ici l'exposition des mêmes idées que dans le Commentaire de l'Apocalypse ; c'est la thèse négative, particulièrement dirigée contre le ministre Jurieu. Elle est immédiatement suivie d'une Récapitulation de tout le travail relatif à la grande prophétie de saint Jean. L'Avertissement que nous avons donné dans le premier volume peut être rappelé ici, mais il sera utile de le compléter par ce que dit le cardinal de Bausset au paragraphe ler de son livre Xe.
VIL De ExciDio Babvlonis, etc. — En 1701, Samuel Werenfels , professeur de théologie protestante à Bàle, fit présenter à Bossuet une Dissertation latine , où le sentiment de l'illustre prélat sur le sens de l'Apocalypse était combattu avec les égards dus à la réputation de l'auteur. C'est ce que le cardinal de Bausset raconte au livre X , parag. 1 , de son Histoire. Bossuet trouva la Dissertation digne d'une réponse, et il la réfuta dans la langue même où elle avait été composée. On voit par sa Préface qu'il s'adresse directement à Werenfels, et qu'il le traite comme s'il était l'auteur de la Dissertation. Cependant on ne peut dire , ainsi que l'ont fait de récents éditeurs, qu'il attribue formellement cette composition au célèbre professeur de Bàle. Que le lecteur jette seulement les yeux sur la Préface : il y verra tout au long le titre de la Dissertation , indiquant expressé ment que la thèse a été écrite par Jacques-Christophe Iselin, connu dans le monde savant sous le nom d'Iselius, pour être soutenue sons la présidence de Werenfels. Mais alors pourquoi Bossuet prend-il Werenfels à partie, et non Iselius? C'est que Werenfels avait sans doute été l'inspirateur de la thèse par ses leçons, qui attiraient autour de lui beaucoup de protestants zélés : au moins il l'avait prise sous son patronage en présidant la soutenance et en se chargeant de l'envoi à Bossuet. Ce patronage était ce qui donnait le plus d'autorité à l'écrit d'Iselius.
Bausset, dans l'endroit cité, et les éditeurs do Bossuet, n'ont pas fait attention à cela quand ils ont attribué la thèse à W^erenfels. Les auteurs littéraires de l'édition Martin -Beaupré se sont eux-mêmes mépris
I. Ce chiffre continue la série des ouvrages sur l'Ecriture sainte. Nous suivrons cette manière de numéroter ciiaque paragraplie de nos Avertissements, toutes les fois qu'une série commencée dans un volume s'achèvera dans un autre.
B. — T. II
comme nous venons de le voir, tout en reprenant leurs devanciers.
Le cardinal de Bausset nous apprend que cet ouvrage fut imprimé pour la première fois en 1772, dans l'éditon des Œuvres donnée par D. Déforis. Pourquoi Bossuet ne le publia-t-il point? Voulut-il se contenter de l'envoyer à Werenfels , ce que nous n'avons pu découvrir? Fut-il arrêté par cette considération, que son travail était inachevé et demandait qu'il y mît la dernière main ? On l'aÊBrme dans l'Avertissement de l'édition Martin-Beaupré , en se fondant sur le simple aspect du texte, et sur ces mots que Bossuet ajoute à renoncé de ces trois thèses : Quse cum demonstravero , peroraho. Cette raison ne paraît pas très-forte , car toute la démonstration est achevée , et le mot peroraho pouvait ne promettre rien autre chose qu'une conclusion finale très-courte. Nous croyons plutôt que Bossuet fut détourné du soin de cette publication par des ouvrages plus importants, non moins que par les occupations pastorales et par les actes de pieuse prévoyance qui remplirent cette dernière période de sa vie. D'ailleurs son explication de Y Apocalypse était répandue dans le public depuis onze ou douze ans, et l'incident de la thèse d'Iselius pouvait être considéré comme incapable de produire une grande émotion.
Quoi qu'il en soit , le génie de Bossuet se montre sans défaillances dans cette réfutation, où il reprend les explications de son Commentaire pour les présenter sous un jour nouveau et les rendre plus frappantes. Cette remarque est d'autant plus glorieuse pour lui, qu'à la date de cet écrit, il souffrait déjà du mal qui devait l'enlever, et qu'au rapport de l'abbé Ledieu, il le composa au milieu des voyages qu'il faisait alors à Germigny, à Versailles et à Paris.
VIII. Instructions sur le Nouveau Testament de Trévoux. — Il s'agit de la traduction du Nouveau Testament due au célèbre critique, Richard Simon. Bossuet composa sur ce sujet deux Instructions, en tête desquelles on trouvera plusieurs Lettres, un A\is au lecteur et une Ordonnance du grand évêque interdisant la lecture de cette traduction. De plus la seconde Instruction est précédée d'une Dissertation préliminaire sur le caractère et la critique de Grotius. Le ton de ces écrits et les incidents qui en accompagnèrent ou en suivirent la publication , demandent quelques éclaircissements. Suivant notre habitude , nous allons mettre le lecteur en état de juger.
Ecoutons d'abord les éditeurs de Versailles : « Bossuet, disent-ils, semble avoir oublié sa modération habituelle, et traiter avec trop de sévérité le principal adversaire qu'il combat, Richard Simon. Il l'accuse de témérité, d'ignorance, d'erreur et de bassesse, et n'adoucit en aucune manière la dureté de ces reproches : mais la matière était si grave , et les torts de cet auteur si artificieusement déguisés, qu'il pouvait
AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR
facilement en imposer ; plus môme aux savants qu'au xuUaire des lecteurs. Richard Simon n'était point sans mérite et sans talents; il excellait dans la connaissance des langues orientales, était doué duno mémoire étonnante, "et avait si prodigieusement lu, qu'il semblait avoir épuisé toutes les bibliothèques; mais il était avido de paradoxes , recueillait de préférence les opinions ignorées, singulières, hardies; et si ses nombreux ouvrages attestent une pénétration vive et un savoir trèsétendu , on peut aussi démêler dans le caractère de leur auteur, de la souplesse, de la ruse et quelquefois même de la malice. Bossuet est donc excusable de l'avoir traité sans ménagement. L'éditeur de ses Œuvres posthumes, C. F. Le Roi, dans la Préface du tome I, page xxxyii, dit. avec beaucoup de sens et de raison : « Ce prélat » devait se comporter diversement lorsqu'il combattait » de faux dogmes frappés d'anathèmes, et lorsqu'il at- » laquait des erreurs naissantes déguisées avec artifice ; » lorsqu'il avait atl'aire aux ennemis déclarés du dehors, » dont la condamnation était gravée pour ainsi dire sur » leur front, et lorsqu'il s'élevait contre des ennemis )> domestiques. Les fidèles n'avaient rien à craindre des 1) premiers , parce que l'autorité de l'Eglise était un
» puissant préservatif contre leurs erreurs Mais tout
» était à craindre, tout était séduisant pour les simples » fidèles de la part des docteurs catholiques qui les éga- » raient en les faisant marcher dans des routes nou- » velles et différentes de celles que l'Eglise a toujours » suivies. »
)) C'est pour cela, sans doute, que Bossuet ne s'est pas élevé avec moins de force contre le socinianisme de Grotius, que contre celui de R. Simon ; mais il s'est plu à louer les sentiments du docte Hollandais manifestés dans ses derniers ouvrages : il applaudit à ses progrès dans la recherche de la vérité, et regrette qu'après avoir noblement défendu la constitution de l'Eglise catholique, la pureté de sa doctrine et de sa discipline, il n'ait pas eu le courage d'entrer dans sa communion, en aîbjurant le schisme qu'il déplorait.
» Grotius avait d'abord représenté * le socinianisme comme la plus détestable des hérésies; dans un autre ouvrage*, il avait victorieusement combattu son premier auteur, Fauste Socin ; enfin , dans son traité de la Vérité de la religion chrétienne, liv. v, il avait prouvé la venue du Messie contre les Juifs, surtout par les prophéties, dont ils sont les dépositaires, et qui, de l'aveu de leurs plus célèbres rabbins, n'ont pour objet que ce libérateur : mais ensuite chancelant dans des sentiments si vrais, et séduit par des lettres flatteuses de Creliius, il goûta les principes de sa secte et sa méthode d'interpréter l'Ecriture sainte, non par elle-même et par la Tradition, mais par les règles au bon sens; ainsi secouant le joug de la foi, et asservissent tout ce qu'elle enseigne à l'orgueil de la raison, il composa trois volumes de Commentaires, où il ne veut plus voir le Messie littéralement annoncé dans les prophéties , mais en figure seulement et par allégorie.
"» La réputation de l'auteur, fondée sur .des talents réels et de brillants .succès, donna un grand crédit à ces Commentaires; ils furent avidement recherchés et préconisés en Angleterre, en Allemagne, surtout en Hollande; et quoique depuis, ces sortes d'ouvrages aient ce=.sc d'intéresser, on ne peut douter que celui-là n'ait beaucoup contribué aux funestes progrès du socinianisme.
■ En France , Grotius était bien plus connu comme littérateur élégant et habile publiciste, que comme théologien. Ses Commentaires n'y étaient lus que des savants de cette dernière classe, lorsque Richard Simon, par <i(i% Histoires eriti<iur:s , vint étendre leur célébrité. La première do ces histoires était celle de l'A??cien Testament, communiquée en manuscrit par l'auteur
1. P ieUi » or'Hnum IfoUandi'P , fJrotii opp., tom. IV, pag. 179. ti.'De tatUfocUone Chrisli. Ibj'l., pag. ïl/T.
à quelques amis, et remise à un censeur pour être examinée. Le bruit qui s'en répandit dans le public alarma les personnes sages , et Bossuet des premiers ; il en vit la Préface et les titres des chapitres, sur lesquels préjugeant l'ell'ot que produirait le livre, il obtint du chancelier la suppression absolue de l'édition commencée. Mais si Richard Simon avait des ennemis, il avait aussi des partisans. Bossuet , qui savait apprécier son véritable mérite , eut quelque temps l'espoir de rendre ses talents utiles à l'Eglise; il le vit souvent et lui accorda de longs entretiens : le disciple , soumis et docile en apparence , promit de réformer tout ce que le prélat jugerait répréhensible , et s'engagea à corriger luimême ses ouvrages; mais il était trop épris de son savoir et trop jaloux de son indépendance, pour céder aux sages avis d'un homme, que, dans la science biblique, il croyait lui être très-inférieur. Il éluda donc toutes ses promesses , et pour échapper aux obstacles que trouverait en France l'impression de ses livres , il recourut aux presses de Hollande. Il en sortit d'abord VHistoire critique de l'Ancien Testament supprimée à Paris , et successivement les Histoires critiques du texte, des versions, et des 'principaux commentateurs du Nouveau. L'érudition qui y était prodiguée ne prêtait que plus d'attraits et de séduction aux recherches curieuses, à la singularité des opinions et à la témérité des jugements de l'auteur. Non-seulement il préférait à l'autorité des saints Pères la méthode et les interprétations de Grotius; mais par un système bizarre et dénué de preuves, il portait de dangereuses atteintes à l'authenticité des livres saints et à leur inspiration Sa
Traduction du Nouveau Testament parut à Trévoux en 1702. Le traducteur y avait adopté la plupart des interprétations qui avaient offusqué un grand nombre de théologiens , et Bossuet surtout , dans ses Histoires critiques ; elles parurent plus choquantes encore et plus dangereuses , dans un livre mis à la portée des simples fidèles. La nouvelle version fut condamnée d'abord par une Ordonnance du cardinal de Noailles, archevêque de Paris, du 15 septembre 1702 , à laquelle R. Simon opposa une remontrance du 12 octobre suivant. Cette version fut dans le même temps condamnée par Bossuet avec des qualifications très-sévères. A son Ordonnance était jointe une Instruction où il dévoilait les artifices du traducteur, et son affectation à suivre la méthode des interprètes sociniens : cette première Instruction fut suivie d'une seconde , où sont discutés tous les passages dignes de censure. R. Simon répondit au prélat par plusieurs Lettres insérées aux tomes II et IV du recueil qu'en a publié son neveu , Bruzen de la Martinière , et on ne peut disconvenir que quelques-unes de ses réponses ne soient justes : mais on y remarque plus d'adresse encore que de solidité ; sa maxime favorite était , que dans toute dispute , il fallait autant que possible prendre l'avantage sur son agresseur, et le mettre lui-môme sur la défensive. Il insinue donc en plusieurs endroits de ses réponses , que les accusations multipliées contre ses ouvrages, n'étaient qu'une récrimination du parti do Port-Royal , pour le punir de son attachement au parti opposé, et lui faire expier la critique acerbe qu'il avait faite du Nouveau Testament de Mons : il dit môme ouvertement, tome IV, lettre 49, (' que Nicole, très-lié avec Bossuet, l'avait sollicité for- » tement à écrire contre VHistoire des commentateurs » au sujet des Pères grecs et de saint Augustin ; et » comme on trouve dans les Instructions de M. de )) Meaux les mêmes objections sur ce dernier article , » que celles faites alors par Nicole, cela fait juger ([uo » l'illustre censeur qui est chargé de tant d'affaires , se » sera servi des mémoires do son ami , qui n'entendait » guère ces sortes de matières. « Quoi cpi'il en soit de ces artificieuses insinuations, les deux Instructions do Bossuet sont pleines des réflexions les plus sages , et prouvent quels étaient encore au bord de sa tombe, la
AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR
force de sa tète, la vigueur de sa mémoire , et les inaltérables principes de sa doctrine. »
Plusieurs questions résultent de cet exposé. Les louanges accordées à Richard Simon sont-elles empreintes d'exagération, ou Bossuet fut-il emporté contre lui par un zèle excessif? L'évèque de Meaux subit-il en cette occasion l'influence passionnée des jansénistes de Port-Royal ? Que se passa-t-il à propos de l'Ordonnance d'interdiction?
Il est juste de reconnaître le mérite aujourd'hui incontesté de Richard Simon , et cet aveu n'implique en rien une désapprobation de la conduite de Bossuet. Grâce à une vaste érudition et à un esprit investigateur, le savant oratorien a pu donner une impulsion nouvelle à la critique scripturaire. Depuis on a su tirer bon parti de ses travaux qui offrent de grandes ressources. Voir, par exemple , les Œuvres exégétiques de Reithmayr, traduites et annotées par le P. de Valroger, du nouvel Oratoire de Paris. Mais à ses précieuses qualités, Richard Simon joignait beaucoup de hauteur et d'opiniâtreté , un caractère mordant , satirique et inquiet : de là tous les malheurs de sa vie ; de là aussi l'amertume de ses attaques et la vivacité des répliques qu'il s'attira, et que d'ailleurs il ne laissait pas sans réponses plus amères encore que ses attaques. Il entra dans l'Oratoire, en sortit, y rentra, le quitta définitivement, eut une cure qu'il quitta encore; partout il se fit des ennemis non moins que des adversaires par ses hardiesses et par son amour de la nouveauté. On peut lire dans Feller l'article qui le concerne. Quoi qu'il en soit, il y avait beaucoup d'assertions dignes d'être sévèrement relevées dans sa Traduction du Nouveau Testament, mais ce qui excita surtout le zèle de Bossuet, c'est que l'audacieux exégète affectait dans ses recherches une grande indifférence pour la Tradition et les dogmes. L'illustre prélat insiste là-dessus , et c'est pour lui un titre à notre admiration ; il montre par là qu'il avait deviné le caractère et les conséquences de cette innovation. C'était l'application du libre examen protestant à l'autorité des Livres saints. Le génie de Bossuet lui faisait pressentir, par une sorte d'instinct prophétique qui donnait plus de feu à ses accents, l'approche de cette exégèse rationaliste, dont nous avons vu de nos jours les déplorables fruits en Allemagne et en France. En le lisant, on verra que c'est ce monstre de la fausse critique qu'il veut terrasser dans son berceau, et non le socinianisme, comme le disent les savants éditeurs de Versailles. On verra aussi , en lisant le parag. 22 du xiie livre de Bausset, que c'est là le motif qui lui fit maintenir la sévérité de son jugement contre les indulgentes appréciations de quelques défenseurs officieux.
La sagacité de M. Sainte-Beuve, qui lui a si peu servi pour la direction de sa propre vie, ne s'est pas trouvée en défaut à propos de la nouvelle exégèse. Dans le quatrième volume de Port-Royal , il parle de l'entente de Nicole et de Bossuet en plusieurs points : « Ils ne sont pas moins d'accord , ajoute-t-il , sur la sourde tendance rationaliste de Richard ^imon , ou , pour parler moins à la moderne, sur sa dangereuse et libertine critique. Ils conspirent autant qu'ils peuvent à l'étouffer. » Et il insiste dans une note : « Si Nicole n'entendait pas le détail de la question ou des questions soulevées par Richard Simon (il vient de rapporter une lettre de ce dernier qui le prétend), il ne se trompait pas sur la portée de la tentative et sur le danger. C'est par cette espèce de critique qu'en Allemagne la foi en l'Ecriture a péri. Strauss est au bout. » L'érudit historien rapporte un long passage de la lettre. Il en résulte que Nicole n'avait pas eu tant d'influence sur le jugement de Bossuet, ni contribué beaucoup, par ses renseignements, à la composition des Instructions. Nous en détachons les lignes suivantes : « On m'« communiqué une lettre qu'il (Nicole) a écrite là-dessus au pn'^hit qui l'avait consulté et qui lui avait envoyé de son chef un exemplaire
de mon livre. Cette lettre ne contient que des raisons vagues et générales, sans venir au fond des matières, parce qu'il n'en a aucune connaissance... »
Si Bossuet montra toute la perspicacité de son génie à cette occasion , et déploya toute la vigueur de son zèle apostolique, Richard Simon mit en œuvre toutes les ressources de son esprit d'intrigue. Il gagna le chancelier de Pontchartrain qui, tout à coup, opposa une défense formelle à la publication de l'Ordonnance et des Instructions.
Il faut lire à ce sujet le parag. 23e et le 24e du xiie livre de Bausset. On voit avec bonheur Bossuet soutenir énergiquement la lutte contre le gallicanisme parlementaire ; mais il ne parut pas songer que cette oppression avait son principe dans le gallicanisme doctrinal , et son historien non plus n'a garde d'en faire la remarque.
On trouvera encore, dans l'ouvrage du cardinal de Bausset (liv. xii , parag. 25 et 27), des renseignements qui serviront à compléter cette notice sur les Instructions et sur la Dissertation relative à Grotius.