‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 2 sur 851 · X. Méditations sur l'Evangile · texte numérisé non relu

X. Méditations sur l'Evangile

Les ouvrages précédents forment l'ensemble des travaux de Bossuet dans la critique et dans l'herméneutique sacrée. En voici deux qui furent adressés à des religieuses de son diocèse, et qui ont pour but de nourrir la piété. Pour éviter des redites qui n'apprendraient rien au lecteur, nous le prions de consulter sur ce sujet le cardinal de Bausset, liv. vu, parag. 20 et n» 2 des Pièces justificatives. Le cardinal décrit le caractère et les mérites de ces ouvrages, indique la date de leur composition et de leur publication , raconte comment l'authenticité en fut établie contre certaines attaques.

Ce qui nous reste à mentionner, c'est le travail en partie utile, mais en grande partie déplorable, que l'indigne neveu de Bossuet, l'évèque de Troyes, et l'abbé Ledieu firent subir à ces deux chefs-d'œuvre, en les livrant tardivement au public. On leur doit les titres de chaque journée et de chaque élévation , et il est bon de les conserver à l'exemple de tous les éditeurs. Si l'abbé Ledieu s'est aussi permis de rétablir le texte de la Vulgate dans les endroits où Bossuet avait préféré une autre version , ce n'est pas encore un grand mal ; mais on doit regretter souverainement les prétendues corrections que l'abbé Ledieu osa faire à l'instigation de l'évèque de Troyes.

D. Déforis fut le premier à nous rendre le véritable texte des Elévations, tout en respectant bien des témérités de l'éditeur primitif. Depuis on les a fait disparaître en recourant au manuscrit original.

On a été moins heureux pour les Méditations que Bossuet avait simplement intitulées Réflexions sur l'Evangile. C'est le titre qu'on lit dans l'original de la lettre d'envoi, dans le manuscrit et dans les plus anciennes copies. Nous n'en voudrions pas trop à l'évèque de Troyes d'avoir introduit un titre plus pompeux , si ce changement n'avait été le point de départ d'une longue série d'altérations. Or la première partie du manuscrit étant perdue, on s'est trouvé dans l'impossibilité de remédier au mal; il faut se contenter, comme sources, de l'édition de Ledieu et de celle de D. Déforis. On a retrouvé la seconde partie du manuscrit : là nous avons le vrai texte de Bossuet ; c'est ce qui donne lieu de sentir plus vivement la perte du reste.

XL Sur les trois Madeleine. — Note très-courte sur une question de concordance qui a été vivement controversée. On prend intérêt à voir Bossuet condenser, en quelques lignes, les raisons qui lui font adopter un sentiment.

AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR

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