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Les Vae , mi les malheurs prononcés par Solrc Seigneur contre Us docteurs de la loi. (Luc, xi. 37, 38, et suiv.)
L'occAsiox de ce discours lut Torgucil de ce pharisien, qui blAmail le Sauveur en son cœur, parce qu'il ne s'était pas lavé avant le repas. Il commence à celle occasion, à leur reprocher qu'ils lavaient le dehors, et négligeaient le dedans*.
La comparaison du sépulcre est tournée ici au t. 44, d'une manière dill'érente de saint Mallhieu. Car au lieu que dans saint Matthieu Jésus-Christ propose des sépulcres reblanchis : ici on parle de sépulcres cachés, lorsque les hommes marchent dessus sans le savoir- : ce qui fait voir des hypocrites loul à fait cachés, avec qui on converse sans les connaître pour ce qu'ils sont , tant leur malice est profonde. Mais tout cela se révélera au grand jour : el plus leur désordre était caché, plus leur honte, qui paraîtra loul d'un coup, sera éclalante.
Un docteur de la loi interrompt cette pressante invective contre les pharisiens, el présuma assez de lui-même pour croire que le Sauveur se tairait, quand il lui aurait témoigné la part qu'il prenait à son discours : Maître, lui dit-il ', vous nous faites injure à nous-mêmes. Son orgueil lui attira ces justes reproches : Malheur à vous aussi, docteurs de la loi'^ ! et le reste.
Ce qui est dit dans saint Matthieu, je vous envoie des prophètes^, est expliqué en saint Luc : La sagesse de Dieu a dit " ; pour montrer que le Sauveur est la sagesse de Dieu.
Vous avez pris la clef de la science''. On dislingue la clef de la science d'avec celle de l'autorité. Les docteurs voulaient s'approprier la clef de la science : que n'ouvraient-ils donc au peuple? Mais ils se trompaient eux-mêmes, et Irompaienl les autres; cl non contents de se taire, ce fiui suffirait pour leur perle, ils étaient les premiers à autoriser les fausses doctrines.
« Dés lors les [pharisiens et les docteurs de la loi commencèrent à le presser et à l'accabler de queslions, en lui dressant des pièges, pour exciter contre lui la haine du peuple". » Ils sont pris dans les pièges qu'ils tendaient au Sauveur, et ils croient n'en pouvoir sortir qu'en le perdant. Ainsi périt le juste pour avoir fait son devoir à reprendre les orgueilleux el les hypocrites.