‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 400 sur 851 · Ci/rill., an"t. ii. — •->. P. 43'J. — 3. P. bl · texte numérisé non relu

Ci/rill., an"t. ii. — •->. P. 43'J. — 3. P. bl

DÉFENSE DE LA TRADITION ET DES SAINTS PÈRES

suit pas qu'on doive souiVrir coux qui l'attaquonl indirectomonl. eu alYaiblissanl les preuves de TEglise, el en alVeclanl des opinions particulières sur les passages dont elle se sert pour établir sa doctrine. C'est ce que font ceux qui détournent les paroles de Notre Seigneur, dont il s'agit; ils privent {"Eglise du secours ciu'elle en tire contre l'hérésie; ils accoutument les esprits i\ donner dans des figures violentes, qui alïaiblissent le sens naturel des paroles de l'Evangile: ils inspirent un mépris secret de la doctrine des Pères. Cajétan , qui ne savait guère la Tradition , et qui écrivait devant le concile de Trente, peut être excusé; mais M. Simon qui a tout vu , el qui après avoir reconnu le consentement des saints Pères, ne laisse pas d'insinuer avec ses adresses ordinaires , le sens opposé au leur, n'en sera pas quitte pour dire que cela n'est pas hérétique. L'amour de la vérité doit donner de l'éloignement pour tout ce qui l'aiïaiblit; el je dirai avec confiance qu'on est proche d'être hérétique, lorsque, sans se mellre en peine de ce qui favorise rbérésie, on n'évile que ce qui est précisément hérétique et condamné par l'Eglise.

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