‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 410 sur 851 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Que M. Simon s'est efforcé de détruire l'autorité de la Tradition, comme celle de l'Ecriture, dans la dispute de saint Augustin contre Pelage. — Idée de cet auteur sur la critique, el que la sienne n'est selon lui-même que chicane. — Fausse doctrine qu'il attribue à saint Augustin, sur la Tradition, et contraire à celle du concile de Trente.

Notre auteur a voulu trouver le même défaut dans la dispute de saint Augustin contre les pélagiens. Selon lui ', saint Augustin a toujours cru la dispute sur le péché originel très-clairement décidée par la seule autorité de l'Ecriture. Il produit luimême un passage où ce Père dit : que « l'Apôlre ne » pouvait parler plus précisément, plus clairement, » plus décisivement ^ » (|ue lorsqu'il a proposé Adam comme celui en qui tous avaient péché : /m quo omnes peccaverunt'-K II n'importe que M. Simon, trop favorable à Pelage, soutienne dans tout son livre, non-seulement à saint Augustin, mais encore à trois conciles d'Afrique et au concile de Trente, que ce passage qu'ils ont employé comme le j)lus décisif, ne l'est pas (c'est ce (|ue nous ver rons ailleurs); il nous suflit maintenant (pie saint] Augustin, comme l'avoue notre auteur « fût per-j

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