‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 442 sur 851 · p. 834. — 2. Prov., IX · texte numérisé non relu

p. 834. — 2. Prov., IX

qui mettent en toutes les mains indifféremment leurs recherches pleines de doutes et d'incertitudes sur les mystères de la foi , nous sommes arrivés à des temps semblables à ceux que déplore saint Grégoire de Nazianze', où tout le monde et les femmes même se mêlent de décider sur la religion , et tournent en raisonnement et en art la simplicité de la croyance. On a celte obligation à notre auteur et à ses semblables, qui réduisent l'incrédulité en méthode, et mettent encore en français cette espèce de libertinage, alîn que tout le monde devienne capable de cette science. Et pour ce qui est des savants, à qui le critique se vante de profiter, de quels savants veut-il parler? Les véritables savants n'ont que faire ni de Socin ni de Crellius, que pour apprendre leurs sentiments, lorsqu'il faut les réfuter. La critique de ces auteurs n'est pas si rare, leur méthode n'est pas si nécessaire qu'on en puisse tirer un grand secours. Pour quels savants écrit donc M. Simon, si ce n'est pour ces esprits aussi faibles et aussi vains que curieux , qui ne trouvent rien de savant s'il n'est extraordinaire et nouveau. M. Simon a écrit pour satisfaire, ou plutôt pour irriter leur cupidité et l'insatiable démangeaison qu'ils ont de savoir ce qui n'est bon qu'à les perdre.

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