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socinien suppose encore que Jésus-Christ n'est né que sur la terre; c'est la question. Il sait bien que les catholiques le reconnaissent né dans le ciel comme Verbe. Il n'y a donc rien de plus naturel ni de moins embarrassant à un catholique que de répondre à cet hérétique : Qu'en eiïet le Fils de Dieu est né dans le ciel, el qu'il en est descendu quand il s'est fait homme. C'est aussi à quoi nous conduit la suite du texte sacré. C'était au commencement el avant l'incarnation, que le Verbe était avec Dieu : c'est dans la suite qu'il s'est fait homme et qu'il a habité au milieu de nous, et depuis qu'il a commencé à habiter, c'était à Nazareth ou à Capharnaûni qu'il avait son habitation, et non pas dans le ciel avec son Père. Il n'y a rien là que de clair el de littéral, et M. Simon, qui, à cette fois, fait semblant de vouloir répondre à ce socinien, n'avait que ce mol à dire pour trancher nettement la difficulté; mais comme si celle réponse, qui est celle de toute l'Eglise, était vaine ou obscure, M. Simon n'en dit rien, et comme embarrassé de l'objection, il lire la chose en longueur par ce circuit. « L'interprétation paradoxe el inconnue à toute n l'anliquilé de ce socinien a été approuvée de plu- » sieurs unitaires , parce qu'elle a du rapport avec » leurs préjugés, el qu'elle exprime simplement el » sans aucune métaphore les paroles du texte; mais » il est nécessaire en beaucoup d'endroits , surtout » dans l'évangile de saint Jean, de recourir aux mé- » taphores , pour trouver le sens véritable et nalu- » rel. » Ainsi , sans nécessité il abandonne au socinien la simplicité de la lettre, pendant que le texte même est évidemment pour les catholiques. Il se réserve, comme pressé par la lettre, à se sauver par la métaphore. Son recours à l'anliquilé dans celle occasion aide encore à faire penser qu'il n'a que celle ressource, el il ne travaille qu'à rendre l'erreur invincible du côté de l'Ecriture.