‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 446 sur 851 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Faiblesse affeclée de M. Simon contre le blasphème du socinien Eniédin : la Tradition toujours alléguée pour affaiblir l'Ecriture.

C'est encore ce qui lui fait remarquer ce discours de Georges Eniédin', qui reproche aux catholiques, « que n'y ayant rien de bien formel dans l'Ecriture, » d'où- l'on puisse prouver clairement la divinité de «Jésus-Chrisl, ils ont tort, ou pour mieux Ira- » duire, ils n'ont ni prudence ni pudeur d'appuyer » un mystère de celle importance sur des conjech turcs faibles el sur des passages très-obscurs. » Esl-il permis de rapporter ces paroles , et de les laisser sans réplique? Quoi ! nous n'avons que des conjectures, el encore des conjectures faibles el des I)assages obscurs? Peut-on s'empêcher de démontrer à ce téméraire socinien, qu'il n'y a rien de plus évident que les passages que nous produisons, ni rien de plus forcé et de plus absurde (|ue les détours qu'on y donne dans sa secte? Mais M. Simon aime mieux faire celle réponse embarrassée^ : « Sans » qu'il soit besoin de venir au détail de cette objec- » lion (vous voyez déjà comme il fuit), je remarj> querai seulement, » poursuit-il, « qu'elle est » (cette objection d'Eniédin) beaucoup plus forte » contre les protestants que contre les catholiques ,

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