‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 504 sur 851 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Suite du mépris de l'auteur pour saint Augustin. Caractère de ce l'ère ueu connu des critiques modernes. Exhortation à la lecture des Pères.

On ne peut donc avoir que du mépris pour la critique passionnée et malicieuse de M. Simon, que sa présomption aveugle partout; et surtout il fait pitié à l'endroit où , après avoir parlé de ces beaux principes de théologie de saint Augustin'', à qui pourtant, comme on a vu, il ne manque rien selon notre auteur, que d'être bien appuyés sur l'Ecriture, il continue en cette sorte : Il y a néanmoins , dit-il, quelques endroits quHl explique très-bien à la lettre, mais il faut beaucoup lire pour cela. Mais au contraire , s'il est vrai , comme il est certain , que ces principes de théologie sont le pur esprit de la lettre de saint Jean , saint Augustin qui ne les quitte jamais , sera ordinairement très- littéral. L'auteur poursuit^ : il est même quelquefois critique, descendant jusqu'aux plus petites minuties de grammaire, d'où il prend occasion de faire des réflexions judicieuses. Il semble que las de censurer toujours un si grand homme, il se laisse enfin arracher quelque petite louange. Il n'y en a point de plus mince que celle de faire quelques réflexions judicieuses sur la grammaire; mais il se trouve pourtant que celle que marque l'auteur ne parait que pour être aussitôt après réfutée comme trop subtile,

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