‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 585 sur 851 · GI · texte numérisé non relu

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DÉFENSE DE LA TRADITION ET DES SAINTS TÈRES

on vient de voir, ii un auteur aussi grave que saint Chrysoslonie , à l'exemple du même Grolius'; en second lieu, et plus clairement, lorsque, selon sa coutume, prenant en main la défense de Théodore de Mopsueste , que les anciens ont regardé comme le premier maître de Pelage, il en parle ainsi- : « Ces paroles ^^de Théodore) semhlent insinuer qu'il

* ail nié absolument le péché originel : peut-être » n'attaquail-il que la manière dont saint Augustin » l'expliquait, qui lui paraissait nouvelle, aussi bien » que les preuves de l'Ecriture sur lesquelles il se « fondait. » Il faut toujours que saint Augustin porte la peine do tout, il n'y a point d'hérétique qu'on n'entreprenne de justifier à ses dépens. On suppose que ce saint docteur a fait deux fautes sur le péché originel : l'une, de l'expliquer d'une manière particulière; l'autre, de l'appuyer par des preuves que Théodore , aussi bien que les autres Grecs, ont trouvées nouvelles. Mais sous le nom de saint Augustin, c'est l'Eglise qui est attaquée; puisque ni ce Père n'a rien dit sur ce péché que l'Eglise n'ait dit avec lui , ni il n'a employé pour l'établir, d'autres preuves que celles qu'elle a formellement adoptées. Nous allons parler du premier dans le chapitre xi, et nous parlerons de l'autre dans les chapitres suivants.

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