CHAPITRE XVI
Suite de l'examen des paroles de l'auteur : il alfaiblit rautorilc de saint Augustin et de l'Eglise catholique par celle de Tliéodoret, de Grolius el d'Erasme. Si c'est une bonne réponse en cette occasion, de dire que saint Augustin n'est pas la règle de la foi.
Il continue cependant'' : Théodoret n'a fait en ce lieu (sur le passage de saint Paul dont il s'agit) aucune mention du péché originel. Au contraire , l'auteur lâche de faire paraître qu'il y était opposé, de quoi nous parlerons ailleurs. Le patriarche Photius en use de même que Théodoret^ : voilà donc ces orthodoxes de M. Simon réduits au seul Théodoret; si ce n'est qu'on veuille mettre Photius, le patriarche du schisme , au nombre des orthodoxes. En général, conlinuc-t-il, la plupart des commentateurs grecs n'ont fait aucune mention du péché originel sur ce passage de saint Paul. C'est ce que je nie, et je n'en crois pas II. Simon sur sa parole. Quoi ([u'il en soit, c'est à l'occasion de Théodoret, de Photius et de quelques Grecs, qu'il a prononcé celte sentence : ([u'on ne doit pas croire que les conciles aient toulu condamner les plus doctes Pères^ ; ce qu'il conclut par ses paroles : Ce n'est pas être pélagien que d'interpréter sep' oi où il y a dans la Vulgate in QUO par QUATENUS ou Eo QuoD ttvcc Théodorct et Erasme. Voilà deux autorités bien assorties : el il ajoute : Le sentiment de saint Augustin, qui traite
1. p. 280. — 2. Aug., De perr. mer. et rem., r. x, n. 11, p. 7, — 3. P. 286. —4. P.Zil. —5. P. 463. — C. P. COI.