PREMIÈRE LETTRE
A Monsti'jneur le tunlitvd de Noailles , archevêque de Paris.
J'envoie enfin mes Remarques 'à Votre Eminence. Je la &up})lie de les vouloir bien communiquer à M. Pirot , afin que, quand il lui en aura rendu compte, et que Votre Eminence elle-même en aura pris la connaissance que ses iirandes et continuelles occupations lui pourront l>ermellre, elle veuille bien me prescrire l'usage que j'en dois faire. Nous devons tout à la vérité et à l'Evangile , et dès que l'atTaire est devant vous , Monseigneur, je tiens pour certain, que non-seulement vous y ferez
[»ar vous-même ce qu'il faudra , mais encore que vous erez \oir à moi et aux autres ce qu'il convient à chacun. J'ose seulement vous dire qu'il y faut regarder de près, et qu'un verset échappé peut causer un embrasement universel. Je trouve prescjue partout des erreurs, des \éritt*s affaiblies, des commentaires, et encore des commentaires mauvais mis à la place du texte, les pensées des hommes au lieu de celles de Dieu, un mépris éton- • ' ~ locutior^ consacrées par l'usage de l'Eglise, et -, obseurcissements tels qu'on ne peut les dissimuler sans pré\arication. Aucune des fautes de cette nature ne |»eut passer pour peu importante, puisqu'il s'agit de l'Evangile, qui ne doit perdre ni un iota ni aucun de .-ies traits. Je supplie Votre Eminence de croire qu'en ap[)uvant mes Remarques avec un pou plus de loisir, je puis, par la grâce de Dieu, les tourner on démonstralion.s. On [)eut bien remédier au mal à force de rarums : mais il faudra que le public en ait connais- :<i(; sans cela le débit (jui se fait du Ii\ro porte-
; ; par tout l'univers , et (pi'il ne faut [)our cela
u'un seul exemplaire. Je m'expliquerai da\antage, lor. - ir. sur les desseins que l'amour de la vérité me ■> le cœur, quand j'aurai appris sur ceci les
ser: le Votre Eminence.
/ i.tum de la main de M. de Meaux. Le prier,
fjcr. - occupations de l'assemblée , do faire exami-
ner Uii -, non— ioulemont [»ar M. l'irot, mais
encore lî^-aufort et Hoileau, et de me don-
ner cor: 1 ion de ces remarques, qui me donneront
lieu à <. .' .le.s réflexions.
l'ii