CHAPITRE V
Quatrième et dernier principe : le sentiment unanime de l'Eglise présente suffit pour ne point douter de l'Eglise ancienne, .-ipplication de ce principe à la foi du péché originel. Réflexion de saint Augustin sur le concile de Diospolis en Palestine.
Il résout, par la même règle et avec la même méthode, l'objection qu'on lui faisait sur saint Chrysostome, et il conclut que ce Père ne peut pas avoir pensé autrement que tous les autres docteurs; mais avant que d'en venir à cette application, il faut produire le quatrième principe de la méthode de saint Augustin.
Pour juger donc des sentiments de l'antiquité, le quatrième et dernier principe de ce saint est , que le sentiment unanime de toute l'Eglise présente en est la preuve; en sorte que connaissant ce qu'on croit dans le temps présent, on ne peut pas penser qu'on ait pu croire autrement dans les siècles passés. C'est pourquoi saint Augustin, après avoir fait à Julien la demande qu'on vient de voir sur saint Grégoire de Nazianze et saint Basile .• En voulez-vous davantage, dit-il 2, ne vous suffisent- ils pas. ^ il ajoute : Mais dites qu'ils ne suffisent pas; poussez votre témérité jusque-là , nous avons quatorze évèques d'Orient, Euloge, Jean Ammonien , et les autres, dont le concile de Diospolis en Palestine, avait été composé, qui auraient tous condamné Pelage s'il n'avait désavoué sa doctrine, qui par conséquent l'avaient condamné et tenaient la fol de tout le reste de l'Eglise, et qui servaient de témoins, non-seulement de la foi de l'Orient, mais encore de celle de tous les siècles passés.
Il était bien aisé de tirer cette dernière conséquence, en remarquant avec le même saint Augustin, que si toute la multitude des saints docteurs, répandus par toute la terre, convenaient de ce fondement très-ancien et très-immuable de la foi, on ne pouvait croire autre chose dans une si grande cause, IN T.\M M.^GN.v CAUSA, OÙ il y vtt de toute la foi, vsi
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avaient conservé ce qu'ils avaient trouvé, qu'ils avaient enseigné ce qu'ils avaient appris , qu'ils avaient laissé à leurs enfants ce qu'ils avaient reçu de leurs pères. QroD i.nve.neri .nt i.n ecclesia te.nue-