I. M-llit , «II. \li, 17. — 9. Idtm, XII
montrance à monseigneur le cardinal de Noailles, signée R. Simon. Elle servira pour faire sentir de plus en plus le caractère de l'auteur ; et c'est ce qui aonne lieu à une addition que j'ai faite à cet écrit, où le lecteur trouvera des remarques essentielles à cette cause.
Ceux qui veulent croire qu'on a précipité les censures contre un homme qui était soumis , doivent être désabusés par les faits qui sont posés dans mon Ordonnance : et ces faits, s'il en est besoin, seront si bien appuyés de preuves littérales et incontestables, qu'il aemeurera plus clair que le jour, qu'on n'en est venu aux condamnations qu'après avoir épuisé envers cet auteur toutes les voies de uouceur el de charité.
Qu'il ne se flatte donc pas de l'approbation que trouvent dans certains esprits, ceux qui sont notés par des censures. Il faudra bien que ce novateur tombe comme les autres aux pieds de l'Eglise : j'oserai môme assurer (jue son terme est court; et que, s'il lui est donné durant quelque temps, ainsi qu'à plusieurs, d'amuser le monde par une fausse science et une docilité feinte, ses faibles progrès seront bientôt terminés : l'évidence do la tradition me le persuade, et j'écris dans cette assurance. Je demande seulement au sage lecteur, qu'il ne se laisse pas éblouir de la connaissance des langues, que l'auteur et ses amis ne cessent do nous vanter : ce serait vouloir ramener la barbarie , que de refuser à une si belle et si utile connaissance , la louange qu'elle mérite; mais il y a un autr.' excès à craindre, qui est celui d'en faire dépendre la religion et la tradition de l'I'^glise. Je me suis assez expli(jué sur cette importante matière, dans les remarques sur la préface de l'auteur \ en traitant le [)assage vii". Personne n'ignore les règles que saint Augustin a données pour profiter de l'hébreu et des autres langues originales, sans même (pi'il soit besoin de les savoir si exactement : ce l'ère s'est si bien servi de ces règl(!s , que sans l'hébreu et avec assez peu de grec , il n'a pas laissé do devenir le |)lus grand théologien de l'Occident, et de combaltre les hérésies par des dc-