CHAPITRE XIV
Abrégé du contenu dunit les prirrcx , où se trouvent de mot à mot loitlc In doctrine de saint Auijitslin , cl la fui de toute l'IJjlise stir l'clficacc de la (jrdce.
Il n'y a donc plus qu'à recueillir, en peu de paroles, les prières de l'Eglise pour y voir ce (lu'elle a cru de l'efficace de la grâce. Un demande à Dieula foi et la bonne vie, la conversion, qui eom|)rend le premier désir et le commencement de bien faire; la conlinualion, la persévérance, la délivrance actuelle du péché; par d'autres façons de parler, toujours de même sens et de même force, on lui demande qu'il donne de croire , (|u'il donne d'aimer, qu'il donne de persévérer jusrpi'à la fin dans son amour : on lui demande qu'il fasse qu'on croie, qu'il fasse qu'on aime, qu'il fasse qu'on persévère.
l. Lit. Prcef.,b27. — 2. /. Theis., iv. 9.
DEFENSE DE LA TRADITION ET DES SAINTS PERES
L'cllel qu'on alleiul de celle prière, n'esl pas seulement qu'on puisse aimer, qu'on puisse croire; mais que Dieu agisse de sorle ipi'on aime, qu'on croie. Or c'est un principe certain de saint Augustin , mais évident de soi-même, qu'on ne demande à Dieu que ce qu'on croit qu'il lait; autrement, dit le même Père, la prière serait illusoire, irrisouia : faite vainement et par manière d'acquit, i'erfunc- TORiE , i.NAMTEU. Ou croil douc sérieuscmenl cl de bonne foi que Dieu fait véritablement tout cela, el ces demandes sont fondées sur la foi. On les fait en Occident comme en Orient el dès l'origine du christianisme; c'est donc la foi de tous les temps, comme celle de tous les lieux : quod ubique, quod semper, el en un mol, la foi catholique.