‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 696 sur 851 · LIVRE X. — SE.MI-PÉLAGIANISME DE M. SIMON · texte numérisé non relu

LIVRE X. — SE.MI-PÉLAGIANISME DE M. SIMON

el parliculicrcs que l'Eglise a formé les siennes; et si 1 on nous dit que ce sont là des coups extraordinaires, et comme miraculeux de la main de Dieu, et qu'il ne faut pas croire pour cela qu'il se môle de la même sorte dans les autres aifaires des hommes, et en particulier dans celle du salut, c'est le comble de l'aveuglement; car au contraire, c'est du salut éternel des hommes que Dieu se mêle principalement. Ce n'était pas un secours extraordinaire et miraculeux que demandait le prophète , en disant : Convertissez -moi * ; c'était néanmoins un secours Irès-eiïîcace et tout-puissant , puisqu'il l'exprime en ces termes : Convertissez-moi , et je serai converti; parce que vous êtes le Seigneur mon Dieu (qui pouvez tout sur ma volonté); car après que vous m'avez montré vos voies (de cette manière secrète et particulière que vous savez) j'ai frappé mes genoux, en signe de douleur. On ne pouvait pas exprimer plus clairement cette grâce toujours suivie de l'effet; quoique David l'exprime encore en moins de mots et avec autant d'énergie, lorsqu'il dit : Aidez-moi , et je serai sauvé"^, nous faisant sentir en deux si courtes paroles, cet infaillible secours avec lequel nul ne périt. Cent passages de celle sorte établissent, dans l'Ancien Testament, celte grâce qui donne l'effet. Ils sont encore plus fréquents dans le Nouveau; mais nous n'avons ici besoin que de l'Oraison dominicale.

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