‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 699 sur 851 · De don. pers.,c. \i, ». U · texte numérisé non relu

De don. pers.,c. \i, ». U

DÉFENSE DE LA TRADITION ET DES SAINTS PÈRES

IVVÏIS, ET A TE MNOIAM SEPARAUI PERMITTAS. Il V U

une force parlioulièro dans oos mois ; .Se ])crmeUcz pas. Si nous sommes assez malheureux pour nous séparer de Dieu , il esl sans doule que nous l'aurons voulu. LEglisc demande donc que Dieu ne permeUe pas qu'un si grand mal nous arrive, el qu'il lionne noire volonté loUemenl unie à la sienne, qu'elle ne s'en sépare jamais.

Par ce moyen nous serons parfailcmenl délivrés du mal; el il laul encore remarquer comnicnl l'Eglise enlend celle demande : Libéra nos à malo. Après l'avoir prononcée, clic ajoule inconliiient : Délivrez-nous de tout mal passé, présent et à venir. Ce nuil passé donl nous demandons d'èlre délivrés, ne peul élre que le péché qui passe dans son action, el qui demeure dans sa coulpe. Nous demandons donc d'èlre délivrés des péchés déjà commis , et de ceux que nous commettons de jour en jour, el en même temps préservés de tous ceux que nous pourrions commettre, par la grâce qui nous prévient pour nous les faire éviter. Par ce moyen, nous obtiendrons la parfaite liberté des enfants de Dieu, qui consiste à n'être jamais assujélis au péché; el c'est pourquoi la prière se termine en demandant que nous soyons établis dans une paix (jui nous fasse vivre toujours affranchis du péché, et assurés contre tout ce qui nous pourrait troubler.

Cela même n'est autre chose que demander la persévérance par une grâce donl l'efTet esl double; l'un de nous faire toujours bien agir, cl l'autre de nuus empêcher toujours de mal faire. L'Eglise cxplifiue le premier, en priant Dieu que nous soyons toujours attachés au bien : Tuis sempeu inh/EUere MANDATis; el le second, en le priant qu'il ne ])crmette jamais que nous tombions dans le mal : Et a

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