Luc, XXII. 32. — 2. Homil. lxxxiii
DÉFENSE DE LA TRADITION ET DES SAINTS PÈRES
sion de la chute de saint Pierre , font voir qu'il l'a regardée des mômes yeux qu'Origène et saint Chrysostome; et pour entrer plus profondément et plus généralement tout ensemble dans ces merveilleuses permissions de Dieu ; de môme qu'il a remarque que c'est une conduite ordinaire de sa sagesse de punir le péché par le péché même , il a encore enseigné que c'en est une, qui n'est pas moins admirable, de guérir aussi le péché par le péché; ce qu'il explique à l'occasion de ce passage du psaume' : J'ai dit, dans mon abondance : Je ne serai jamais ébranlé : j'ai présumé de mes forces, viais TOUS avez détourné cotre face, en m'abandonnant à moi-même, et je suis tombé dans le trouble; ma faiblesse m'a précipité dans le péché, et par là vous avez guéri ma présomption. « Dieu vous délaisse » pour quelque temps, continue ce Père, dans vos » superbes pensées , afin que vous sachiez que le » bien qui était en vous, n'est pas de vous , mais » de Dieu, et que vous cessiez de vous enorgueillir. »