‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 751 sur 851 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

Sixième proposition : l'on commence à parler du don de persévérance.

La sixième proposition : Ce grand don de persévérance, comme l'appelle le concile de Trente', dont il est écrit que celui qui persécérera jxisqu'à la fin sera sauvé, est le plus etTicace de tous. 11 ne l'aut pas craindre qu'on le perde, ni, comme dit saint Augustin-, que celui qui a reçu la persévérance jusqu'à la lin, cesse de persévérer. On peut déchoir du don de chasteté, de force, de tempérance; mais on ne déchoit pas d'un don qui emporte de ne pas déchoir. Il en est de même de cette demande du P.\TER^ : Xe permettez pas que nous succombions à la tentation , mais de'livrez-7wus du mal. Celui qui est exaucé dans cette demande sera très-certainement délivré de tout mal, et par conséquent de celui de ne pas persévérer dans la piété. Il succomberait si Dieu le permettait; mais l'ellet de celte prière est qu'il ne le permette pas , ce qui emporte infailliblement la persévérance. A quoi il faut ajouter que Dieu veuille nous prendre en bon état, conformément à cette parole : Il a été promptement ôté du inonde, afin que la malice ne le changeât point''. Cette grâce n'a point de retour ni de défaillance, et le lidèle qui mourra en état de grâce, ne ressuscitera pas pour en déchoir. Ainsi en toutes manières, le don de persévérance est de tous les dons celui dont l'elVet est le plus certain,

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