DEMANDÉS PAR LE PRINCE HENRI DE PRUSSE
Qci torLiiT rirxm tt aimtsci ei m «an , LA DUCHESSE DOUAIRIÈRE DE BRUNSWICK. ,
MERS DU DUC RÉCirART.
Air : Je suis Lindor, etc.
Ce jour vit naître une sœur qui m'est chère : Célébrez-la, chantez-la tous en chœur; Que vos accens partent du fond du cœur , Pour mieux vous mettre à l'unisson d'un frère.
Si l'amitié me tenait lieu de verve,
Je tenterais quelque chose de plus,
Et de beaux vers , brillans de ses vertus ,
Mettraient ma sœur au-dessus de Minerve.
Au sentiment Minerve inaccessible Fit préférer son esprit à son cœur ; En raisonnant tout aussi bien , ma sœur A la raison sut joindre un cœur sensible.
Minerve n'eut que son père pour mère.
Et le traita parfois avec humeur; I. \-2
Ma sœur encor sent tressaillir son cœur Aux noms si doux d'une mère et d'un père.
Dans sa sagesse et trop froide et trop fière ,
Minerve a fui l'hymen avec dédain ;
De sa sagesse il ne nous reste rien;
Ma sœur fut sage , et, qui plus est, fut mère.
Minerve prit d'Ulysse un soin extrême ; Mais son héros fut moins brave que fin; Ma sœur a mieux réussi dans le sien ' : On est plus sûr de ce qu'on fait soi-même.
Ah ! remplissez notre ame tout entière ; Heureux accords , fraternels sentimens!
Doux souvenirs du matin de nos ans , Charmez la sœur pour mieux charmer le frère.
I Le duc régnant de Brunswick.