‹ Œuvres complètes de Boufflers (volume 2)Chapitre 84 sur 134 · POUR LA FETE DU ROI DE POLOGNE STAMSLAS, DUC DE LORRAINE · texte numérisé non relu

POUR LA FETE DU ROI DE POLOGNE STAMSLAS, DUC DE LORRAINE

RONDE

Si l'on cherche un roi qu'on aime, (bis.)

On peut le trouver ici ;

Et qui nous aime de même ,

On peut l'y trouver aussi. .

Si l'on cherche un roi qu'on aime ,

On peut le trouver ici.

Tous nos cœurs sont sa conquête; (bis.) C'est sur eux qu'il règne ici; On fait aujourd'hui sa fête, N'est-ce pas la notre aussi?

Tous nos cœurs , etc.

A nos respects il préfère (^bis.)

L'amour qu'on lui porte ici :

De sa cour il est le père, De son peuple il l'est aussi.

A nos respects , etc.

8o CHANSONS.

Partout on pourrait en dire (bis.)

Tout ce qu'on en dit ici ; Car, si de près on l'admire , De loin on l'admire aussi.

Partout, etc.

Que parmi nous il s'arrête, (bis.)

Qu'il règne cent ans ici ;

Nos vrais biens sont sur sa tête,

Nos beaux jours y sont aussi.

Que parmi nous , etc.

RONDE

IM

Etre jolie, être belle, (^w.)

Ce n'est rien que tout cela; 11 faut être comme celle, Comme celle que voilà.

Etre jolie , etc.

L'œillet , la rose nouvelle , (bis.)

Ce n'est rien que tout cela, Pour en parler près de celle, Près de celle que voilà.

L'œillet, la rose, etc.

L'honneur, la gloire immortelle, [bis.) Ce n'est rien que tout cela; Il vaut mieux vivre avec celle , Avec celle que voilà.

LTionneur, la gloire, etc.

Un cœur tendre, un cœur fidèle, {bis.) Ce n'est rien <^e tout cela , Si je ne puis plaire à celle.

Plaire à celle que voilà, Vn cœur tendre, etc.

iSa CHANSONS.

■ Air : A quoi s'occupe Madelon ?

Tu m'aimas pendant un instant, Je t'aimai toute ma vie;

Et le prix d'un amour constant , Fut un amour d'un instant.

Pourrais-je cesser un instant De t'adorer , ma Silvie ,

Quand le prix d'un amour constant Serait l'amour d'un instant?

Je feignis de ne plus t'aimer, Je ne pouvais que le feindre :

Et pourrait-on cesser d'aimer Qui ne cesse de charmer?

CHANSONS. tB-Î

COUPLETS

POLR LE PRINCE HE!*hI DE PRUSSE.

Air : des Femmes vengées.

Guerriers qui dans un grand renom Voulez chercher un nouvel être, Voyez , suivez Henri-le-Bon , Vous n'aurez pas un plus grand maître.

« Par la clémence et les bienfaits Réparez les torts de la gloire, Et joignez un hymne à la paix , A tous vos chants de la victoire. »

Sachez de lui qu'un conquérant , Jugé par tous tant que nous sommes , Ne saurait être le plus grand , S'il n'est point le meilleur des hommes. « Par la clémence, etc. »

Dans ses triomphes les plus beaux, Ainsi qu'au plus fort de l'orage, Comme lui montrez le héros Sous les dehors calmes du sage.

K Par la clémence , etc. »

i84 CHANSONS.

N'allez point mettre au premier ranj Le trop funeste honneur des armes ; Lorsqu'Henri fait couler du sang , Songez qu'il y mêle ses larmes.

« Par la clémence , etc. »

Vainqueurs, joignez, ainsi que lui, A l'art de battre l'art de plaire :

Qui bat , soumet son ennemi ; Qui plaît, soumet toute la terre.

« Par la clémence , etc. »

CHAlNSON.

LES BICKIUlUi A LA MODK.

Air : Bonsoir, la belle fille.

IjE sexe enfin s'éclaire.

Il permet de changer;

On peut être léger,

Sans risquer de déplaire.

Les tendres feux Sont ennuyeux

Quand ils sont trop fidèles.

La constance est de mauvais ton Nous n'avons plus de Céladon ; Et les dames trouvent fort bon

Que l'on change comme elles.

Il n'est si douce chaîne Qui ne blesse à la fin :

Ce qui plaît au matin Souvent le soir nous gêne.

Sans liberté

La volupté N'est bientôt qu'une peine.

i8f^ CHANSONS.

Que parmi nous tout soit commun Plus de tyran, plus d'importun; Et que chacune et que chacun En aime une douzaine.

Air : Lii troubadour béarnais.

x\llons tous deux vivre ailleurs.

Fuyons la cour et la ville ; Loin du bruit et des grandeurs Choisissons un humble asile :

Qu'importe notre séjour, Si nous y menons l'Amour?

Entre ces sauvages monts, Dans ce vallon solitaire , Tous deux nous habiterons Où tu vois cette chaumière :

Qu'importé notre séjour, Si nous y menons l'Amour?

Nous entendrons les concerts Des oiseaux du voisinage; Et des sapins toujours verts Nous offriront leur ombrage :

Tout charme dans un séjour Où l'on est avec l'Amour.

Oublions, avec Paris, Luxe, élégance et dorure;

Si pour nous l'art a son prix.

Il ne vaut pas la nature ; Et rien ne vaut un séjoui* Où l'on est avec l'Amour.

Nos cœurs , dans des nœuds si doux , Béniront notre fortune; Elle suffira pour nous , Puisqu'elle sera commune :

Rien ne manque en un séjour Où l'on est avec l'Amour.

Ceux qui d'abord nous plaindront De fuir vers ces lieux sauvages, Peut-être eux-même envîront Notre chaume et nos bocages ; Ils envîront un séjour Où l'on est avec l'Amour.

Ton bel âge sans mépris Voit approcher ma vieillesse.

Et mes cheveux bientôt gris N'effraient point ta tendresse; Non , jamais de ce séjour Nous ne verrons fuir l'Amour.

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