‹ Œuvres complètes de Boufflers (volume 2)Chapitre 86 sur 134 · PAR MADAME DE ÏOTT · texte numérisé non relu

PAR MADAME DE ÏOTT

qu'il avait tirée o'dnb maladie mortelle.

Air : Avec les jeux dans le village.

En sortant d'une nuit profonde , Je reprends un être nouveau :

Quand on revient de l'autre monde , On trouve celui-ci bien beau; Tout rit à la faible Sophie, Tout conspire à la ranimer , Et celui qui lui rend la vie La lui fait encor mieux aimer.

Sans le nommer, rendons hommage Aux vertus de mon bienfaiteur ; C'est lui dont l'art fait vivre un sage * Cher au monde et cher h son cœur;

I M. le maréchal de Btaii\pau.

C'est lui de qui l'esprit motleste Se connaît à peine à moitié; Enfin c'est celui dont Oreste * Eût pris des leçons d'amitié.

Immolant à la sombre étude Et ses loisirs et sa santé , Tl veille dans la solitude Au bien de la société; Froid misanthrope en apparence, Il aime les humains qu'il fuit ; Mais il craint la reconnaissance , Et le bien qu'il fait lui suffit.

Combien je lui causai d'alarmes !

Et combien j'en eus à mon tour !

Que j'ai versé pour lui de larmes, Quand mes yeux se rouvraient au jour ! Déjà la mort vindicative , En le frappant, nous frappait tous :

Dieu! criait-on, faites qu'il vive; Soyez-lui ce qu'il fut pour nous.

A nos vœux, la Parque docile Retire son fatal ciseau;

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