CONCRÉTIONS DU ZINC
Le zinc ne sc trouve, pour ainsi dire, qu’en concrétions, puisqu’on ne le lire que de la pierre calandnaire ou des blendes, et que nulle [lart il ne SC trouve, dans son étal de régule, sous sa forme de demi-métal. Le zinc iTcst donc qu’un in oduit de notre art; et comme sa substance est non-seulement très-volatile, mais même fort inllammable, il parait qu’il n’a été formé par la nature qii’après toutes les autres substances métalliques: le feu primitif l’aurait brûlé, au lieu de le fondre et de le réduire en chaux; et il est jHus que probable qu’il n’existait pas alors, et qu’il n’a été formé, comme le soufre, que par les détriments des substances combustibles ; il a en meme temps été saisi par les
(1) Mine lie bismulli ealciforme. Ce miiiér.'il, qui iloil son origine à la dcuom|)osition S|ionl,inée (lu liismulh natif et minéralisé, ii’clait connue jusqu’à présent que sous ta forme d’une eHIoresccnce d’un jaune verdâtre ou d’un jaune Idancliâtre, qui sc rencontre quelquefois à la superlicie des liismutlis d’iiucicnne formation, ce qui lui avait fait donner le nom de p.mrs de
bismulh Maisj’cii ai reçu un morceau assez considcralile de consistance solide et pierreuse,
d’un jaune verdâtre mêlé de laelies Idancliâtres et rougeâtres; c’est une ocre ou cliaux de bis-
miilb, mêlée d’un peu de chaux de cobalt et d’octe martiale La gangue de ce morceau
parait être le même jaspe martial qui sert de gangue aux mines de bismuth de Scbiiceberg; et il a quelque ressemblance, à la couleur prés, à une pierre calaminaire cellulaire et grenue; mais il élincrilc fortement avec le briquet, et il conserve quelques parcelles d’un minéral gris, qui semble être un bismuth décomposé. Cristallographie, par M. Uomé de Lisie, tome 111, p. 118 et suivantes.
matières ferrugineuses, car il se trouve en assez grande quantité dans plusiers mines de fer, aussi bien que dans les blendes et dans la calamine, qui toutes sont composées de zinc, de soufre et de fer. Indépendamment donc de la pierre calamiiiaire et des blendes , qui sont les substances les plus abondantes en zinc, plusieurs mines de fer de dernière formation peuvent être regardées comme des mines de ce demi-métal; c’est par son affinité avec le fer que cette matière inllammable et volatile s’est fixée, et l’on reconnaît cette union intime et constante du zinc avec le fer par la décomposition des blendes et de la calamine, qui se réduisent également en une sorte d’ocre dans laquelle il se trouve souvent plus de fer que de zinc.
On ne doit donc pas être surpris que le cuivre jaune ou laitoa soit quelquefois sensiblement attirable à raimant, surtout après avoir été frappé ou tléclii et tordu avec force, [)arce qu’étant composé de cuivre rouge et de zinc, le laiton contient toujours une certaine quantité du fer qui était intimement mêlé dans les blendes on dans la pierre calaminairc; et c’est par la même raison que le régule de zinc, qui n’est jamais entièrement privé de fer, se trouve plus ou moins attirable à l’aimanl. Il eu est de même des régules de cobalt, de nickel et de manganèse; tous contiennent du fer, et tons sont pins ou moins susceptibles des impressions magnétiques.