‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 11 sur 133 · ube dont les angles sont un peu tron · texte numérisé non relu

ube dont les angles sont un peu tron

des cristallisations.

qués, ce qui fait un solide à quatorze faces, dont six octogones et huit triangulaires.

Spath fusible.

Sel marin.

Marcassite.

Mine de fer.

Galène.

Blende.

Mine d’argent vitreuse.

13. Cube tronqué, dont tes angles sont tronqués jusqu’il la moitié de la face, et qui a, comme le précédent, quatorze faces dont six sont can-ées et huit hexagones irréguliers, dans lesquels il y a trois longues faces et trois courtes.

Spath fusible violet.

Marcassite.

Galène.

Mine do cobalt grise.

14. Cube dont les angles sont totalement tronqués, ce qui fait Un solide àquatorze faces, dont six carrées et huit triangulaires équilatérales.

Spath fusible violet.

Marcassite.

Galène.

Mine de cobalt grise.

lEi. Cube tronqué a vingt-six faces, dont six octogones, huit hexagones et douze rectangles.

Galène.

16. Octaèdre régulier ou double tétraèdre, dont les huit côtés sont égaux.

Diamant.

Uubis spincllc.

Marcassite.

Fer octaèdre.

Cuivre octaèdre.

Galène octaèdre.

K tain blanc.

.Argent.

Or.

17. Octaèdre à pyramides égales tronquées au sommet et qui fait deux pyramides à quatre faces, jointes base à base et tronquées par leur sommet.

Topaze d’Orient.

Spath fusible.

Soufre natif.

Marcassite.

Galène tessulairc.

Etain blanc.

18. Octaèdre, dont les angles et les bords sont tronqués, huit hexagones, six petits octogones et douze rectangles.

Galène lessulaire.

qu’on pourrait sans doute étendre encore plus loin, mais qui suffit pour démontrer que la forme de cristallisation ne dépend pas de l’essence de chaque matière, puisqu'on voit le spath calcaire, par exemple, se cristalliser sous la même forme (]ue la marcassile, la mine d argent giise, le feld-spath, le spath fusible, le grès, la pyrite arsenicale, la galène, et qu’on voit même le cristal de roche, dont la forme de ci'islallisation paraît être la moins commune et la plus constante, se cristalliser néanmoins sous la même forme que la mine de jdomb verte.

La figure des cristaux, ou, si l’on veut, la forme de cristallisation, n’indique donc ni la densité, ni la dureté, ni la fusibilité, ni 1 hoinogcnéité, ni par conséquent aucune des propriétés essentielles de la substance des corps, dès que celle forme appartient également à des matières très-dilfcrenlcs et qui n’ont rien autre chose de commun. Ainsi c’est gratuitement et sans réflexion qu’on a voulu faire de la forme de cristallisation un caractère spécifique et distinctif de chaque substance, puisque ce caractère est commun à plusieurs matières, et que même, dans chaque substance particulière, celle forme n’est pas constante. Tout le travail des cristal lographes ne servira qu à démontrer (ju il ny a que de la variété partout où ils supposent de 1 uniformité : leurs observations multipliées auraient dû les en convaincre et les rappeler à cette métaphysique si simple qui nous démontre que dans la nalnic il n’y a rien d'absolu , rien de parfaitement régulier. C est par absli action que nous avons formé les figures géométriques et régulières, et par conséquent nous ne devons pas les appliquer comme des propriétés réelles aux productions de la nature dont l’essence peut être la mémo sous mille formes différentes.

Nous verrons dans la suite qu’à l’exception des pierres précieuses qui qui sont en très-petit nombre, toutes les autres matières transparentes ne sont pas d’une seule et même essence, que leur substance n est pas homogène, mais toujours composée de couches alternatives de différente densité, et que c’est par le plus ou le moins de force dans l’attraction de chaemne de ces matières de difféi cntc densité que s'opère la cristallisation en angles i)lus ou moins obliques; en sorte (pi à commencer par le cristal de roche, les améthystes et les autres pierres vitreuses, jusqu’au spath appelé cristal d’Islande , et au gypse , toutes ces stalactites transparentes, vitreuses, calcaires et gypseuses, sont composées de couches alternatives de différente densité; ce qui dans toutes ces [lierics produit le phénomène de la double rclraclion, tandis que dans le

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