‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 17 sur 133 · AIGUE-MARINE · texte numérisé non relu

AIGUE-MARINE

Les aigues-marines ne sont encore que des cristaux quartzeux teints de bleuâtre ou de verdâtre : ces deux couleurs sont toujours mêlées, et à différentes doses dans ces pierres, en sorte que le vert domine sur le bleu dans les unes, et le bleu sur le \ ert dans les autres. Leur densité (4) et leur dureté sont les mêmes que celles des améthystes, des cristaux-topazes et des chrysolithes, ((ui toutes ne sont guère plus dures que le cristal de roche; elles résistent également à l’action du feu. Ces trois caractères essentiels suffisent pour qu’on soit bien fondé à mettre l’aigue-marine au nombre des cristaux colorés.

La ressemblance de couleur a fait penser que le béryl des anciens était notre aigue-marine : mais ce béryl, auquel les lapidaires donnent la dénomination d’algue-marine orientale, est une pierre dont la densité est égale à celle du diamant ; et dès lors on ne peut la confondre avec notre aigue-marine, ni la placer avec les cristaux quartzeux.

On trouve les aigues-marines dans plusieurs contrées de l’Europe, et particulièrement en Allemagne; elles n’ont ni la densité, ni la dureté, ni l’éclat du béryl et des autres pierres qui ne se trouvent que dans les climats méridionaux; et ce qui prouve encore que nos aigues-marines

(1) Liv.XXXVlI, no 45.

(2) Ibidem, n» 4i.

(3) Ibidem, n“ 45.

(4) Cristal d’Europe , 26548 ; aigue-marine , 2722D ; chrysolithe, 27821; cbrysolitlie du Brésil, 26!)23. Voyez la Table de M. Brisson.

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