PIERRES VITREUSES MÉLANGÉES DE MATIÈRES CALCAIRES
Après les slalactites et concrétions purement calcaires, nous devons présenter celles qui sont mélangées de matières vitreuses et de substances calcaires, et nous observerons d’abord ijue la plupart des matières X itreuses de seconde formation ne sont i)as absolument pures : les unes, et c’est le plus grand nombre, doivent leur couleur à des vapeurs métalliques; dans plusieurs autres le métal, et le fer en particulier, est entré comme partie massive et constituante, et leur a donné non-seulement la couleui-, mais une densité plus grande que celle d’aucun verre primitif,
HISTOIRE NATURELLE
et qu’on ne peut attribuer qu’au niclal : enfin d’autres sont mélangées de parties calcaires en plus ou moins grande quantité. La zéolite, le lapislazuli, les pierres à fusil, la pierre meulière, et même les spaths fluors, sont tous mélangés en plus ou moins grande quantité de substances calcaires, et de matière vitreuse souvent chargée de parties métalliques, et chacune de ces pierres a des propriétés particulières, par lesquelles on doit les distinguer les unes des autres.
ZÉOLITE.
Les anciens n’ont fait aucune mention de cette pierre, et les naturalistes modernes l’ont confondue avec les spaths auxciuels la zeolite ressemble en effet par ((uelques caractères apparents. M. Cronstedt est le premier qui l’cn ait distinguée, et qui nous ait fait connaiire quelques-unes de ses propriétés particulières (l). MM. Swah, Hucquel, Bergmann et quel(|ues autres ont ensuite essa}"é d’en faire l’analj'se par la chimie ! mais de tous les naturalistes et chimistes récents, .M. Pelletier est celui qui a travaillé sur cet objet avec le plus de succès.
Cette pierre se trouve en grande quantité dans l’ile de Féroë, et c’est de là qu’elle s’est d’abord répandue en Allemagne et en France : c’est celte même zéolite de Féroë, (|nc M. Pelletier a choisie de préférence pour faire ses expériences, après l’avoir distinguée d’une aulre pierre à laquelle on a donné le nom de zéolite véloulée, et (|ui n’est pas une zéolite, mais une pierre calaminaire.
M. Pelletier a reconnu que la suhslance de la vraie zéolite est un composé de matière ^ itreuse ou argileuse et de substance calcaire (2) ; et comme la quantité de la maliêre vitreuse y est plus grande que celle de la substance calcaire, cetl(! pierre ne fait pas d’abord effervescence av'cc les acides, mais elle ne leur oppose qu’une faible résistance; car les acides vitriolique et nitreux renlament et la dissoh ent en assez peu de temps. La dissolution se présente en consistance de gelée, et ce
(t) Voyez dans les Slcmolrcs de l’Academie de Suède, année 17150, l’écrit de M. Cronsledt, sur la Zéolite.
(2) « La substance de la zéolite, dit M. Pelletier, est un composé naturel de vingt parties de O terre argileuse bien calcinée , de huit parties de terre calcaire dans le même étal , de cinq « autres parties de terre quarlzeusc ou de silex, et de vingt-deux parties de flegme ou d’humi- 0 dite; " sur quoi je dois observer que l’argile ii’étaut qu’uu quartz décomposé, .M. Pelletier aurait pu réunir les vingt parties aigileuses aux eimi parties quartzcuscs , ce qui fait vingtcinq parties vitreuses et huit parties calcaires dans la zéolite.
raraclère qu’on avait donno commo spécial cl parlicnlicr à la zcolilc est néanmoins commun à tonies les pierres qui sont mélangées de parties ^itrenses et calcaires; car leur dissolnfion est toujours plus ou moins gélatineuse, et celle de la zéolite est prescpie solide et ti'cmblotaulc, comme la gelée de corne de cei’f.
La zéolite de Féioë entre d’elle-mémc en fusion, comme toutes les autres matières mélangées de parties vitreuses et calcaires, et le verre qui en résulte est Iransi/arcnl et d’un beau blanc; ce qui prouve qu’elle ne contient point de parties métalliques qui ne manqueraient pas de donner de la couleur à ce verre, dont la transparence démontre aussi que la matière vitreuse est dans celte zéolite en bien plus grande quantité que la substance calcaire; car le verre serait nuageux ou même opaque, si cette substance calcaire y était en quantité égale ou plus grande que la matière vitreuse, l.a zéolite d’Islande contient, selon M. Bergmann (1), quaranle-liuil centièmes de silex, vingt-deux d'argile, et douze à quatorze de matière calcaire. L’argile et le silex de M. Bergmann étant des matières vitreuses, il y aurait dans cette zéolite dislande beaucoup moins de parties calcaires et plus de parties vitreuses que dans la zéolite de Féroë. Ce cbimiste ajoute que ces nombres quarante-huit, vingt-deux et quatorze, additionnés ensemble, et ajoutés à ce qu’il y a d’eau, denncnt un total qui excède le nombre de cent. Cef excédant, dit-il, provient de ce que la chaux entre dans les zéolites sans air fixe, dont elle s’im|)règnc ensuite par la précipitation. D'autres zéolites contiennent les mêmes matières, mais dans des proportions différentes. Nous devons observer, au reste, que ce n’est (pi’avec la zéolite la plus blanche et la plus pure, telle que celle de Féroë, que l’on peut obtenir un verre blanc et transparent : toutes les autres zéolites donnent un émail coloré, spongieux et friable, qui ne devient consistant et dur qu’en continuant le feu, et même l’augmenfant après la fusion. M. Polt a observé que la zéolite fournissait une assez grande quantité d’eau; ce qui prouve encore le mélange de la matière qui, comme on le sait, donne toujours de l’eau quand on la traite au feu. M. Bergmann a fait la même observation, et ce savant chimiste en conclut avec raison que cette pierre n’a pas été produite par le feu, comme certains minéralogistes l’ont prétendu , parce qu’on ne l’a jusqu’ici trouvée que dans les tei’rains volcanisés. M. baujasde Saint-bond, qui connaît mieux (lue i»ersonne les malièi'es produites par le feu des volcans, loin d’y comprendi’c la zéolite, dit au conti’airc expressément que toutes les zéolites contenues dans les laves ont été saisies par ces verres en fusion, qu’elles existaient auparavant telles que nous les y
(t) Lellre de M. Bergmann à M. deïroil, dans lesLcUrcs de ce der/iier sur l’Islande, p. 427 et siiiv.
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voyons, et qu’elles n’y sont que plus ou moins altérées par le feu, qui néanmoins n’était pas assez violent pour les fondre (1).
La zéolite de Féroë est communément blanche, et quelquefois rougeâtre lorsqu’elle est couverte et mélangée de parties ferrugineuses réduites en rouille. Celle zéolite blanche est plus dure que le spath j et cependant elle ne l’est pas assez pour étinceler sous le choc de l’acier : elle est ordinairement cristallisée en rayons divergents, et paraît être la plus pure de toutes les pierres de celte sorte; car il s’en trouve d’autres en plus gros volume et plus grande quantité, qui ne sont pas cristallisées régulièrement, et dont les formes sont très-ditférenles, globuleuses, cylindriques, coniques, lisses ou mamelonnées ; mais presque toutes ont le caractère commun de présenter dans leur texture des l'ayons qui tendent du centre à la circonférence. .Je dis presque toutes, parce que j’ai vu entre les mains de M. Faujas de Saint-Fond une zéolite cristallisée en cube, qui parait être composée de filets ou de petites lames parallèles. Ce savant et infatigable observateur a trouve celle zéolite cubique à l'ile de Stalïa, dans la grotte de Fingal. On sait que cette ile, ainsi que toutes les autres îles Hébrides, au nord de l’Ecosse, sont, comme l'Islande, presque entièrement couvertes de produits volcaniques; et c’est surtout dans l’ile de Midi que les zéolites sont en plus grande abondance; et comme jusqu'ici on n’a rencontré ces pierres que dans les terrains volcanisés (2), on paraissait fondé à les regarder comme des prodiuts du feu. Il en a ramassé plusieurs autres dans les terrains volcanisés qu’il a parcourus; et dans tous les échantillons qu’il m’en a montrés, on peut reconnaître clairement que cette pierre n’a pas été produite par le feu, et qu’elle a seulement été saisie par les laves eu fusion dans lesquelles elle est incorporée, comme les agates, cornalines, calcédoines, et même les spaths calcaires qui s’y trouvent tels que la nature les avait produits avant d’avoir été saisis par le basalte ou la lave qui les recèle.
LAPIS-LÂZULI.
Les naturalistes récents ont mis le lapis lazuli au nombre des zéolites, quoiqu’il en diffère beaucoup plus qu’il ne leur ressemble; mais lorsqu’on
(1) Minéralogie des volcans, par M. Faujas de Saint-Fond ; in-8°, Paris, t78i, pages 178 et suivantes.
(2) On trouve des zéolites à File de Féroë , à celle de Staffa , en Islande , en Sieile autour de l'Etna, à Rochemore, dans les volcans éteints du Vivarais, et on en a aussi rencontré dans File de Bourbon.
DES MINÉRAUX aTK
se presuade, d’après le triste et stérile travail des nomenclateiirs, que l’histoire naturelle consiste à faire des classes et des genres , on ne se contente pas de mettre ensemble les choses de même genre, et l’on y réunit souvent très-mal à propos d’autres choses qui n’ont que quelques petits rapports, et souvent des caractères essentiels très-diflTérents, et même opposés à ceux du genre sous lequel on veut les comprendre. Quelques chimistes ont défini le lapis, zéolilc bleue mêlée d’argent (4); tandis que celte pierre n’est point une zéolite, et qu’il est très-douteux qu’on puisse en tirer de l’argent : d’autres ont assuré qu’on en lirait de l'or, ce qui est tout aussi douteux.
Le lapis ne se boursoufle pas, comme la zéolite, lorsqu’il entre en fusion; sa substance et sa texture sont toutes différentes. Le lapis n’est point disposé, comme la zéolite, par rayons du centre à la circonférence; il présente un grain serré aussi fin (pie celui du jaspe; et ou le regarderait avec raison comme un jaspe s’il en avait la dureté, et s’il jirenait un aussi beau poli : néanmoins il est plus dur que la zéolite. 11 n’est mêlé ni d’or ni d’argent, mais de parties pyriteuses qui se présentent comme des points, des taches ou des veines de couleur d’or. Le fond de la pierre est d’un beau bleu, souvent tache de blanc : quelquefois cette couleur bleue lire sur le violet. Les taches blanches sont des parties calcaires, et offrent quelquefois la texture et le luisant du gypse : ces parties blanches, choquées contre l’acier, ne donnent point d’étincelles, tandis que le reste de la pierre fait feu comme le jaspe. Le seul rapport que cette pierre lapis ait avec la zéolite est qu’elles sont toutes deux composées de parties \ itreuse8 et de parties calcaires; car en plongeant le lapis dans les acides, on voit que quelques-unes de ses parties y font effervescence comme les zéolites.
L’opinion des naturalistes modernes était que le bleu du lapis provenait du cuivre; mais le célèbre chimiste Margraff (2), ayant choisi les parties bleues, et en ayant séparé les blanches cl les pyriteuses couleur d’or, a reconnu que les parties bleues ne contenaient pas un atome de cuivre, et que c’était au fer qu’on devait attribuer leur couleur. 11 a en même temps observé que les taches blanches sont de la même nature que les pierres gypseuses.
Le lapis étant composé de parties bleues qui sont vitreuses, et de parties blanches qui sont gypseuses , c’est-à-dire calcaires imprégnées d’acide vilriolique, il se fond sans addition à un feu \iolent. Le verre qui en résulte est blanchâtre ou jaunâtre, et 1 on y voit encoie, api es la vitrification de la masse entière, quelques parties de la matière bleue qui ne se sont pas vitrifiées; et ces parties bleues séparées des blanches n’entrent point en fusion sans fondant : elles ne perdent pas même leur
(1) Essai de Minéralogie, par Wiedman ; Paris, 1771, p. 187 et suiv.
(2) Margraff, tome II, page 508.
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conloDi’ au feu ordinairo do crdciuafion; ol c’ostoo qui dislinguo lo vrai lapis de la pierre arniéniemie et de la pierre d’azur dont le bleu s’évanouit au feu, tandis qu’il demeure itdiérent et fixe dans le lapis-lazuli.
Le lapis résiste aussi à l’inqjression des éléments humides, et ne se décolore point à l’air. On en fait des cachets dont la gravure est trèsdurable. Lorsqu’on lui fait subir l’action d’un feu meme assez violent, sa couleur bleue, au lieu de diminuer ou de s’évanouir, parait au contraire acquérir plus d'éclat.
C’est avec les ])arties bleues du lapis que se fait l’ouli'emer ; le meilleur est celui dont la couleur bleue est la plus intense. La manière de le préparer a été indiquée par Roëce de lioot (I), et i)ar plusieurs au-
(1) Lp nioyon dp pirparor rüiili'emcr est dp reduii'P le lapis Pii nioi'P-paiix de la grosseur d’une avediup, (|u’on lave à l’eau lièile el rpi’on ract dans le creuset ; on cliaullfc ces morceaux jusqu’à rincandescencc, clou tire sépuréiucnt chaque morceau du creuset pour l’cteiiidre dans d’excellent vinaigre blanc, el plus on répclc cette opération, plus elle produit de bons elTels. Quelques-uns la répètent sept fois : car, par ce moyeu, ces morceaux se calcinent à merveille, et se réduisent plus aisément en poudre; et sans cela ils se broieraient dittleilement, et même s’atlaclicraicnl au mortier. C'est dans un mortier de bronze bien bouché qu’il faut les broyer, afin que la poudre la plus subtile ne s’exhale pas ilans l’air r ramassez celte poudre avec soin ; et, pour la laver, mêlez avec de l'eau une certaine quantité de miel ; fuitcs-la bouillir dans une marmite neuve ju.squ’à ce que toute l’écume soit enlevée, alors rctirez-la du feu pour la conserver, (lin peut voir la suite des petites opérations nécessaires à la préparation de l’outremer, dans raiilciir, jpoge 280 jusqu’à 282, et comment on en sépare, les parties qui ont la plus belle couleur de celles ipii en ont moins, page 283 jusqu'à 28ü.) Une livre de lapis se vend ordinairement huit ou dix thalers, et si cotte pierre est de la meilleure qualité, la livre produit au moins dix onces de couleur, et de ces dix onces il n’y eu a que cinq onces et demie de couleur du premier degré, dont chaque once se vend vingt thalers : celle du second degré de couleur se vend cinq ou six thalers l’once, et celle du troisième et dernier degré de couleur ne vaut plus qu’un thalcr ou même un demi-tlialer. Boëce de Boot. — L’outremer est à |iroprcmcnt parler un précipité que l’on tire du lapis-Iaznli, par le moyen d’un pastel composé de poix grasse, de cire jaune, d’huile de lin, et autres semblables. Quelquesuns disent que l’on a donné le nom li'nulremer à ce précipité, parce que le premier outremer a été fait en Chypre ; cl d’autres veulent que ce nom lui ait été donné, parce que son bleu est plus beau que celui de lu mer. On doit choisir l’outremer haut en couleur, bien broyé, ce qui se connaîtra en le meltaut entre lus dents; s’il est sableux, c’est une preuve qu’il n’est pas assez broyé; et pour voir s’il est véritable sans aucune falsification, on en mcitra tant soit peu dans un crcusel pour le l’aii e rougir. Si sa couleur ne change point au feu , c’est une preuve qu’il est pur; car s’il est mélangé on y trouvera dedans des taches noires : sou usage est pour peindre en huile cl eu miniature. Ceux qui préparent l’outremer en fout ju.squ’à quatre sortes ce qui ne provient que des dillércntcs lotions. Pomel, Histoire générale des Drogues; Paris, 1694, liv. IV, page H 2. — Le lapis-lazuli , pour être parfait et propre à faire l’outcmcr, qui est son princi|ial usage, doit être pesant, d’un bleu foncé semblable à de belle rndc, le moins rempli de veine cuivreuse ou soufreuse que faire se pourra; on prendra garde qu’il u’ail été frotté avec de l’huile d’olive, afin qu’il paraisse d'un bleu plus foncé el turquin ; mais la fourberie lie sera pas dillicile à couuaîlrc eu ce que le beau lapis doit être d’un plus beau turquin dedans que dessus. Ou l'cjcilera aussi celui qui est plein de roches, et de cès prétendues veines d’or, eu cc que, lorsqu’on le bride pour eu faire l’outremer, il pue extrêmement, u\a
frps ailleurs. Je ne saelie pas qn’oii ail encore reneoniré t]ii vrai lapis en Europe; il nous arrive de l’Asie en niorccaux informes. On le trouve en Tarfarie, dans le pays des Kalinoucks et au Tliibel (1). On en a aussi rencontré dans quelques endroits au Pérou et au Chili (2).
Et, par rapport à la qualité du lapis, on peut en distinguer de deux sortes, l’une dont le fond est d’un bleu pur, et l’autre d'un bleu violet et pourpré. Ce lapis est plus rare que l’autre; et Af. Dufay, de l’Acadéniic des Sciences, ayant fait des expériences sur tous deux, a reconnu après les avoir exposés aux rayons du soleil, qu’ils en conservaient la lumière, et que les plus bleus la recelaient en plus grande quanlilé, et la conservaient plus longtemps tpic les antres; mais que les parties blanches et les lâches et veines pyritcuses ne recevaient ni ne rendaient aucune lumière. Au reste, celte jiropriélé du lapis lui est commune a\ ec plusieurs auti’cs pierres qui sont également phosphoriques.
l'odeur du soufre, qui marque que cc n'est que du cuivre et non de l’or, et parce qu'oii le passe par un pastel pour le séparer de sa roche, on y trouve un gros déchet, ce qui n’est pas d’une petite conséquence , parce que la marchandise est chère. C’est encore une erreur de croire, comme quelques-uns le mariiucnt , que le heau lapis doit augmenter de |)oiils au feu ; il est bien vrai que plus le lapis es( beau, nioins il diminue, et qu’il s’en trouve quelquefois qui est déchu de si peu , que cela ne vaut pas la peine d’en parler; mais quelque hou qu’il soil, il diminue toujours , cc qui est bien loin d’augmenlei-. On le doit iiiellre aussi au feu comme l'outremer, pour voir s’il est bon; car le bon lapis ne doit pas changer de couleur après avoir été rougi. Ce choix du lapis est bien différent de tous ceux qui en ont écrit, en ce (ju’ils disent que celui qui est le plus rempli de ces veines jaunâtres ou veines d’or, doit être le plus estimé, ce que je soutiens faux, puisque plus il s’y en trouve, et moins on en fait d’estime , ]irincipalement pour ceux qui savent ce que c’est, et pour ceux qui en veulent faire l’outremer. Pomet, Histoire générale des Drogues; Paris, liv. IV, pages tlK) et suiv.
(1) Il y a apparence que l’on trouve, du lapis-laznli dans le royanme de Lawa an Thibet, puisque les habitants de cette contrée en transportent à Kandahar, et même à Ispahan. Histoire générale des Voyages , tome Vil , |)agc 1 18. — Les montagnes voisines d'Anterah , dans la grande Jiukkarie, ont de riches carrières de lapis-lazuli : c’est le grand commerce des Bukkariens avec les marchands de la Perse cl de l’Indc. Idem, ibidem, page 211. — Vers les montagnes du Caucase, dans le Thibet, dans les terres d’un raja, au delà du royaume de Cachemire, on connaît trois montagnes dont l’une produit du lapis. Idem, tome X, page 327.
(2) Le gouvernement de Jlacas, dans l’audience de Quito au Pérou, produit en divers endroits de la poudre d’azur eu petite quantité, mais d’une qualité admirable. Idem , tome XIII, page 378. — Le corrégiment de Copiago ou Chili fournit du lapis-laznli. Idem , ibidem, page 414.
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