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reconiui des Iwls de différenles couleurs à Madagascar (I), cl je suis persuadé (jue parloul où la lerre liiuoiieusc se trouve accu uiulée et eu repos peiidaril plusieurs siècles, ses parties les jilus liues foriuenl en se rassemblant des bols dont les couleurs ne sont dues qu’au fer dissous dans celle lerre j cl c’est, à mon avis, de la concrétion endurcie de ces bols que se forment les matières pierreuses dont nous allons parler.
SPATHS PESANTS.
l.es pyrites, les spalbs pesants, les diamants elles pierres précieuses, sont tous des corps ignés qui tirent leur origine de la terre végétale et limoneuse, c’est-à-dire du détriment des corps organisés, lesquels seuls contiennent la substance du feu en assez grande quantité pour êtrecombustibles ou pbospbori(|ues. L’ordre de densité ou de pesanteur spécifique dans les matières terrestres commence par les métaux, et descend immédialeineiil aux pyrites qui sont encore métalliques, et des pyrites passe aux spaths pesants et aux pierres précieuses (2). Dans les marcassites et pyrites, la substance du feu est unie aux acides, et a pour base une terre métallique; dans les spaths i)esants, cette substance du feu est en même temps unie à l’acide et à l’alcali, et a pour base une terre bolairc ou limoneuse. La présence de l’alcali combiné avec les principes du soufre se manifeste par l’odeur qu’exhalent ces spaths pesants lors- (|u’ou les soumet à l’action du feu ; enfin le diamant et les pierres précieuses sont les extraits les plus purs de la lerre limoneuse qui leur sert
(1) Il y a à Madagascar diverses sortes d’excclleiu bol ou de la vraie lerre sigillée, aussi bonne que celle de l’ilede Lenmos, el le bol est aussi fin que celui d’Arménie.
Il y a une terre blancbe comme do la craie , qui est Irès-excetlcnte à dégraisser et savonner le linge. Elle est aussi bonne que le savon, elle est grasse et argileuse , et semblable à la terre de Malte que l’on vend en France. Voyages de Flaccourt. Paris, Kilifi, p. 1<9.
(2) L’étain, qui est le plus léger des métaux, pèse spécifiquement 7291 ■t ; le misi)iclcel ou pyrite arsenicale, qui est la plus pesante des pyrites, pèse CS22â; la pyrite ou marcassitc de Dauphiné, dont on Fait des bijoux , des colliers , etc., pesei9üo9j la marcassitc cubi(|nc, 47016; la pyrite globuleuse martiale de Picardie pèse 41006; et la pyrite martiale cubique de Bourgogne ne pèse que SOtMIO.
La pierre do Bologne , qui est le plus dense des spaths posants , pèse 44409 ; le spath pesant blanc 44300; et le spath pesant trouvé en Bourgogne , à Tbôtcs , près de Semur, ne pèse que 42687.
Le rubis d'Üriont, la plus dense des pierres précieuses, pèse -4283S; et le diamant, quoique la plus dure, est eu même temps la plus légère de toutes les pierres i)récicuses, et ne pèse que 33212. Voyez les Tables de M. ilrisson.
Burrox, tora. iv.
302 HISTOIRE NATURELLE
de base, el de laquelle ces pierres tirent leur phosphorescence et leur combustibilité.
II ne me parait pas nécessaire de supposer, comme l’ont fait nos chimistes récents, une terre particulière plus pesante que les autres terres, pour défînir la nature des spaths pesants ; ce n’est point expliquer leur essence ni leur formation, c’est les supposer données et toutes faites, c’est dire simplement et fort inutilement (|ue ces spaths sont plus pesants (|ue les autres spaths, parce que leur terre est plus pesante que les aulies terres; c’est éluder et reculer la question, au lieu de la résoudre ; car ne doit-on i)as demander pourciuoi cette terre est plus pesante, puis- (}ue de l’aveu de ces chimistes elle ne contient point de parties métalliques? Ils seront dont toujours obligés de rechercher avec nous quelles peuvent être les combinaisons des éléments qui rendent ces spaths plus ]»esants que toutes les autres pierres.
Or, pour se bien conduire dans une recherche de cette espèce, et arriver à un résultat conséquent et plausible, il faut d’abord examiner les propriétés absolues et relatives de cette matière pierreuse plus pesante qu’aucune autre pierre; il faut tâcher de reconnaître si cette matière est simple ou composée, car en la supposant mêlée de parties métallii|ues, sa pesanteur ne serait qu’un effet nécessaire de ce mélange : mais de quelque manière qu’on ail traité «‘es sjtalhs pesanls, on n’en a pas tiré un seul atome de métal; dès lors leur grande densité ne |»rovient pas de la mixtion d’aucune matière métallique : on a seulement reconnu que les spaths pesants ne sont ni vitreux, ni calcaires, ni gypseux.et comme, après les inalièrcsvilrcuses, calcaires el mélalli(jues, il n’existe dans la nature qu’une quali'ième matière qui est la terre limoneuse, on peut déjà présumer que la substance de ces sj)alhs pesants est formée de celle dernière terre, puisqu’ils diffèrent trop des autres terres et pierres pour en provenir ni leur appartenir.
Les spaths pesants, quoique fusibles à un feu violent, ne doivent pas être confondus avec le fcld-spalli, non plus qu’avec les spaths auxquels on a donné les dénominations impropres de spuhts vitreux ou fusibles , c’est-à-dire avec les s[>alhs fluors qui se trouvent assez souvent dans les mines métalliques : les spaths pesants et les fluors n’étincellent pas sous le briquet comme le feld-spath ; mais ils diffèrent entre eux, tant par la dureté que par la densité : la pesanteur spécifique de ces spaths fluors n’est que de trenteà trente etun mille, tandis que celle des spaths pesants est de quarante-quatre à quarante-cinq mille.
La substance des spaths pesants est une terre alcaline; et comme elle n’est pas calcaire, elle ne peut être que limoneuse el bolaire : de plus cette substance pesante a autant, et peut-être plus d’affinité que l’alcali même avec l’acide vilriolique ; car les seules matières inflammables ont plus d’affinité que cette terre avec cet acide.
On trouve assez souvent ces spaths pesants sous une forme cristallisée ; on reconnaît alors aisément que leur texture est lamelleuse : niàis ils se
présenleut aussi en erislailisalioa confuse, el inêuie en niasses iufofnies (1). Ils ne font point partie des roches vitreuses et calcaires, ils n’eu tirent pas leur origine ; ou les trouve toujours à la superficie de la terre végétale, ou à une assez petite profondeur, souvent en petits morceaux isolés, et quelquefois en petites veines comme les pyrites.
En faisant calciner ces spaths pesants, on n’obtient ni de la chaux ni du plâtre; ils acquiérent seulement la proiiriélé de luire dans les ténèbres, et pendant la calcination ils exhalent une forte odeur de foie de soufre, preuve évidente que leur substance contient de l’alcali uni au feu fixe du soufre : ils diffèrent en cela des pyrites dans lesqueiles le feu fixe n’est point uni à l’alcali, mais à l’acide. L’essence des spaths (lésants est donc une terre alcaline très-fortement chargée de la substance du feu; et comme ta terre formée du défriment des animaux et végétaux, est celle qui contient l’alcali et la substance du feli en plus grande quantité, on doit encore en inférer que ces spaths tirent leur origine delà terre limoneuse ou bolaire, dont les parties les plus fines, entraînées par la stillation des eaux, auront formé cette sorte de sUdactite qui aura pris de la consistance et de la densité par la réunion de ces mêmes parties rapprochées de plus près que dans les stalactites vitreuses ou calcaires.
La texture des spaths pesants est lamelleusc comme celle des pierres précieuses; ils ne font de même aucune effervescence avec les acides : ils se présentent rarement en cristallisations isolées; ce sont ordinairement des groupes de cristaux Irès-étroilement unis , et assez irrégulièrement les uns avec les autres.
Le spath auquel on a donné la dénomination de njxit/i perlé, parce qu’il est luisant et d’un blanc de perle, a été mis mal à propos au nombre des si)aths pesants i)ar quelques naturalistes récents; car ce n’est qu’un spath calcaire qui diffère des spaths pesants par toutes ses propriétés : il fait effervescence avec les acides. La densité de ce spath perlé est à peu près égale à celle des autres spaths calcaires (!^), et d’un
(1) Il y a bcaucoiqi de spaths pesants cristallises , et d’autres qui ne le sont pas ; el la variété qui SC trouve dans la forme de leur cristallisation est Irès-graude.
Le spath pesant se trouve aussi sous toutes sortes de formes :
1“ En arbrisseaux ou végétations formées de lames cristallines opaques et blanchâtres , implantées confusément les unes sur les antres ;
2" En masses prolubéraucées ou mamelonnées, blanchâtres ou jaunâtres;
3» Ou en voit aussi sous la forme de stalagmites ou dépôts ondulés, susceptibles d’un poli plus ou moins vif ;
4» En stalactites cylindriques rayonnées du centre à la circonl'crence. Cristallographie de M. Romé de Lislc, tome I, p. Ü12 cl suiv.
(2) La pesanteur spécilique du spath calcaire rhomboïdal , dit cristal d’Islande , est de 271 SI ; celle du spath perlé, de 28378; tandis que la pesanteur spécifique du spath pesant octaèdre est de 44712 ; et celle du spath pesant, dit piem de Bologne est de 44709. Voyez les Tables de M. Brisioa»
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HISTOIKE ISATUIIELLE
tiers au-dessous do celle des spaths pesants; de plus sa forme de cristallisation est semblahle à celle du spath calcaire ; il se convertit de même en chaux : il n’est donc i)as douteux que ce spath perlé ne doive être séparé des spaths pesants et réuni aux autres spaths calcaires.
Les spaths pesants sont plus souvent oi)aques que transparents; et comme je soupçonnais, par leurs autres rapports avec les pierres précieuses, qu’ils ne devaient offrir qu’une simple réfraction, j’ai prié M. l’ahhé Hochon d’en faire l’expérience, et il a en effet reconnu que ces spaths n’ont point de doul>lc réfraction; leur essence est donc homogène et simple comme celle du diamant et des pierres précieuses qui n’offrent aussi qu’une simple réfraction ; les spaths pesants leur ressemblent par cette propriété <pii leur est commune et qui n’appartient à aucune autre pierre transparente ; ils en approchent aussi par leur densité, qui néanmoins est encore un peu plus grande que celle du rubis ; mais avec celte homogénéité et cette grande densité, les spaths jiesanls n’ont pas à beaucoup près autant de dureté que les pierres précieuses.
Les spaths pesants opa<iues ou transparents sont ordinairement d’un blanc mat; cependant il s’en trouve quchjues-uns qui ont des teintes d’un rouge ou d’un jaune léger, et d’autres qui sont >'crdàlres ou bleuâtres; ces différentes couleurs jirovicnnent, comme dans les autres i)ierres colorées, des vapeurs ou dissolutions métalliques, qui, dans de certains lieux, ont pénétré la terre limoneuse et teint les slalactitcs qu’elle I)roduit.
Le spath pesant le plus anciennement connu est la pierre de Bologne (1); elle se présente souvent en forme globuleuse, et quelquefois
(t) a La picri'p (te Bologne , dit, M. le coinle Mursigli , sc Iroiivo .sui' les monts l’alcrno et
« riedalhino , qui élèvent leurs sommets stériles aux environs de Bologne C’est sur le
« Paterno que ces pierres abondent le plus ; les terres qui couvrent l’une et l’autre montagnes a .sont de diverses couleurs ; il y en a de cendrées , de blancbes et de ronges : on trouve dans
« CCS dernières du bol <le même couleur qui est astringent et qui s’atlaclie à la langue La
« terre dans laquelle sont dispersées les pierres dont on fait le pliospboro est aride, dense, « obscure, parsemée de particules brillantes assez semblables au gypse, et peu dillcrcntes par U leur forme des parties constituantes des phosphores : à la profondeur de deux palmes, cette « terre est de couleur ferrugineuse et verdâtre , parsemée aussi de ces mêmes particules brilo lanles, mais plus petites j à la profondeur de trois palmes, elle est peu différente de la pre- « micrc couche , si ce n’est que les particules brillantes soûl si petites , qu’on ne les voit pas « aisément à l’oeil simple...
« La figure des pierres de phosphore n’est point régulière; il y en a de planes , de cylin- « driques, d’ovales, de sphériques et d’autres qui sc lèvent par lames ; les sphéri<pics .sont les » plus grosses de toutes , et n’excèdent pas la grosseur d’une [lèelic : celles (pii sc lèvent par U lames oui de chaipic côté une cavité ou un enfoncement semblable à l’impression de deux (' doigts, ce sont les meilleures pour faire du phos|)hoi'e. Le poids de ces pierres est ordiuaire- » ment d’une à deux livres; mais il s’en trouve (|ui pèsent jusqu’à huit livres; au reste . les Il plus grosses et les plus posantes no sont pas les meilleures .... telles qui ont lu couleur du
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aplatie ou allongée comme un cylindre : son tissu lamelleux la rend clialoyanle à sa surface; dans cet état on ne peut guère la distinguer des autres pierres feuilletées que par sa forte i)esanleur (1). Le comte IMarsigli et Mentzelius ont fait sur cette jjierre de bonnes observations, et ils ont indiqué les premiers la manière de la préparer pour en faire des |)hosphorcs qui conservent la lumière et la rendent au dehors pendant plusieurs heures (S).
» ploiiil) sont les moins bonnes; celles il<! couleur argeiUéc valent mieux... les lucilleurcs sont » celles qui ressemblent à la calcédoine cendrée, et qui approchent de l'éclat du siiicin... Ces .< pierres sont revêtues extérieurement d’une espèce de croûte , et c’est dans cette croûte (|uc a raclion du feu chasse les parties propres à recevoir la lumière; car lu croûte séparée de la « pierre s’imbibe de lumièi'c , au lieu que la pierre dépouillée de cette croûte demeure tout à « fait obscure.
« Pour préparer le phosphore , on i)rend des pierres de grosseur médiocre , et après les U avoir bien lavées dans l’eau , on les brosse , et même on les lime pour en ôter les inégalités; U on les plonge ensuite dans resprit-de-vin bien rectifié, puis on les roule dans de la poudre « faite aussi avec des pierres de phosphore et bien criblée , ce qui leur fait une espèce de » croûle qui les couvre en entier ; ensuite on met dans un fourneau à vent un gril de fer, et et sur ce gril des charbons gros comme des noix, dont on fait un lit haut de (|unlre doigts, sur ti lequel on étend les pierres à la distance d’un travers de doigt les unes des antres ; sur ces « pierres on fait un autre lit de charbon , et l’on remplit ainsi le fourneau , puis on le boiiehe, tt soit avec un couvercle ilc fer où il y a une ouvcrtui'c faite en croix, soit avec des brii|ues « entre lesquelles on laisse les ouvertures nécessaires. On allume le feu et l’on attend que le a charbon soit consumé, ce qui est l’affaire d’une heure , et que les pierres soient refroidies ; « après cela on enlève la croûte que la poussière de pierre imbibée d'eau-de-vie a faite à ces « pici'i'cs, et qui s’en sépare aisément : l’on fait tomber toute celte poussière, qui est un très- « bon phosphore, et l’on réduit les pierres en une poudre dont on peut former diverses •J figures; pour cela on dessine d’abord ces figures avec du blanc d’œuf mêlé de sucre , ou de « la gomme lutragniil, et ou les couvre de cette poussière : on peut même donner à ces figures » diverses couleurs, sans déli uire la vertu du phos|diorc. Il est évident que la propriété de O s’imbiber de lumière n’est point dans ces pierres un cll’el de leur structure ou de la confi- « guralion de leurs parties, puisque cette propriété subsiste lorsque la pierre est réduite en « [loudre. « Collection aeadémique, partie étrangère, tome VI, p. i73 et suiv.
La pierre de Rologne, après avoir été calcinée un certain temps , devient lumineuse; le célèbre MaregralV, de Berlin , nous a donné un fort bon traité sur celte pierre cl autres de la même nature : un des concierges de l’Institut de Bologne prépare avec la poudre de celle pieri'C , au moyen de la gomme Irayaeanllia , des étoiles qui luisent dans l’obscurité. Cette pierre se trouve en gros et petits morceaux de eouleui' d’eau, opaque et souvent transparente, entièrement solide ou en boules, du centre dc.squellcs parlent des rayons en forme de coin; on la tire du monte l'atitrno, à trois mille.s d’Italie de Bologne, où elle est dispersée en morceaux détachés dans l’argile et la marne : on la découvre très-facilement lorsque le terrain a été lavé (lar l’eau de la pluie. Lettres sur la Minéralogie , par JI. Fcrbcr, tiaduites par M. le baron de Uictrieh. *
(1) Lettres de M. Demeste, tome I, p. SOS. Ce savant naturaliste ajoute que, quoique Linnée dise que ce spath e.?t subeffervesmil , il n’a point aperçu d’effervescence sensible dans les
divers échantillons de pierre de Bologne qu’il a soumis à l’action des acides On se sert de
celle pierre, continue-t-il, pour préparer une espèce de phosphore qui porte le nom de Pliosphore de Bologne. Ibid., p. iiü!).
(2) « Toutes les pierres de Bologne, dit Mentzelius, ne sont pas propres également à faire
HISTOIRE NATURELLE
Tous les spaths pesants ont la meme propriété, et cette phosphorescence les approche encore des diamants et des pierres précieuses qui reçoivent, conservent et rendent dans les ténèbres la lumière du soleil, cl même celle du jour, dont une partie parait se fixer pour un petit temps dans leur substance, et les rend phosphoriques pendant plusieurs heures (I).
Les pierres précieuses et les spaths pesants ont donc tant de rapport et de propriétés communes, qu’on ne peut guère douter que le fonds de leur essence ne soit do la même nature; la densité, la simple réfraction ou rhoiuogéncité , la phosphorescence, leur formation et leur gisement dans la terre limoneuse, sont des caractères et des circonstances qui semblent démontrer leur origine commune, et les séparer en même temps de toutes les matières vitreuses, calcaires et métalliques,
« des pliosphoros ; tes unes, après avoir etc calcinées, sont beaucoup plus lumineuses que les V autres : il y en a de dilTércntcs espèces; les premières et les meilleures sont de forme oblon- « gue, et on même temps elles sont dures, pesantes, trans|iarentcs, un peu aplaties comme * une lentille, se levant facilement par écailles, extérieurement pâles, brillantes, sans aucune « impureté , sans aucun sillon, intérieurement d’un bleu foncé.» bettres dcM. Demestc, tome IV, p. 108 et suivantes.
(1) La phospborcsccncc du diamant et celle de la pierre de Bologne paraissent avoir une meme cause, et celle cause est la lumière du jour aidée de la chaleur.: l’auteur a démontré celte assertion par rcxpérience.
Il a placé dans une chambre obscure , arrangée convenablement pour scs expériences, un diamant sur lequel il faisait tomber les rayons solaires par le moyen d’un prisme et d’un appareil fait à dessein; il a vu que ce diamant ne devenait point phospboriquc lorsqu’il n’avait reçu que des rayons rouges, mais qu’uu autre dianumt placé dans le foyer dns rayons bleus rendit une lumière d’nn blanc jannâtre, très-agréable à l’œil, lorsqu’on l’eut privé de toute lumière : il a reconnu à pou près la même chose dans les expériences (pi’il a faites sur la pierre de Bologne. Ces deux pierres brillent dans le vide; la chaleur cl même le feu électrique leur donnent de l’éclat : la plus grande différence qu'il y ait entre elles, c’est que la pierre de Bologne donne une lumière toiilenr do feu, semblable à celle d’nn charbon enflammé, tandis que celle du diamant est d’un blanc tirant sur le jaune. Celte différence démontre que le diamant n’iibsorlie pas les rayons rouges , et que la rencontre des rayons bleus ne les lui fait point perdre; une seconde différence qui se trouve entre le diamant et la pierre de Bologne, c’est que le diamant exposé à une lumière rouge on jaune ne brille pas , soit que celte lumière frappe le diamant, à l’aide d’un spectre de couleur, soit que passant h travers des verres coloré». elle se réunisse au foyer de la lentille. Un rayon bleu ne fait rendre aucun éclat an diamant, à moins que, rassemblé par la lentille, il ne tombe sur lui en très-grande quantité : celte seconde différence ne prouve rien antre chose , sinon que les mêmes causes produisent les mômes effets sur l’intensité de la lumière , beaucoup moindre dans le diamant que dans la pierre de Bologne; ce qu’il y a de sûr, c’est que dans lc.s jours nébuleux, où la lumière du soleil est plus faible, les effets de rintensilé de la lumière sont les mêmes sur le diamant que sur le phosphore de Bologne : ajoutons à cela que les mêmes effets prouvent non-sculcraent l’idenlilé des causes de la phosphorescence dans le diamant et dans la pierre de Bologne, mais qu’ils démontrent que la lumière qui tombe sur le diamant est differente de celle qu'il rend dans l’obscurité. Expériences de Michel de Grosser; Journal de Physique , octobre 1782, p. 276 ctsiiiv.