‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 122 sur 525 · QUI PARAISSENT AVOIR RAPPORT AVEC LE PAON ET AVEC LE FAISAN · texte numérisé non relu

QUI PARAISSENT AVOIR RAPPORT AVEC LE PAON ET AVEC LE FAISAN

Je range sous ce titre indécis quelques oiseaux étrangers trop peu connus pour qu’on puisse leur assigner une place plus fixe.

I — LE CHINQUIS.

(le paon dü thibet.)

Dans l’incertitude où je suis si cet oiseau est un véritable paon ou non, je lui donne, ou plutôt je lui conserve le nom de chinquis, formé de son nom chinois chin-tchien-khi : c’est la dixième espèce du genre des faisans de M. Rrisson; il se trouve au Thibet, d’où cet auteur a pris occasion de le nommer paon du Thibet. Sa grosseur est celle de la pititade; il a l’iris des yeux jaune, le bec cendré, les pieds gris, le fond du plumage cendré, varié de lignes noires et de points blancs; mais ce qui en fait l’ornement principal et distinctif, ce sont de belles et grandes tacites rondes d'un bleu éclatant, changeant en violet et en or, répandues une à une sur les plumes du dos et les couvertures des ailes, deux à deux sur les pennes des ailes, et quatre à quatre sur les longues couvertures de la queue, dont les deux du milieu sont les plus longues de toutes, les latérales allant toujours en se raccourcissant de chaque côté.

On ne sait, ou plutôt on ne dit rien de son histoire, pas même s’il fait la roue en relevant en éventail ses belles plumes chargées de miroirs.

Il ne faut pas confondre le chinquis avec le kinki, ou poule dorée de la Chine, dont il est parlé dans les relations de Navarette, Trigault, du Halde, et qui, autant qu’on en peut juger par des descriptions imparfaites, n’est autre chose que notre tricolor huppé.

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