‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 157 sur 525 · LES CAILLES · texte numérisé non relu

LES CAILLES

LES COLIlNS.

Les colins sont des oiseaux du Mexique, qui ont été indiqués plutôt que décrits par Fernandez, et au sujet desquels il a échappé à ceux qui ont co|)ié cet écrivain plus d’une méprise, qu’il est à propos de rectifier avant tout.

Premièrement, Xieremlierg, qui fint profession de ne parler que d’après les autres, et qui ne parle ici des colins (|uc d’après Fernandez, ne fait aucune mention du cacacolin du chapitre 154, quoique ce soit un oiseau de même espèce que les colins.

En second lieu, Fernandez parle de deux acolins ou cailles d’eau, aux chapitres ci 151. Xieremberg fait mention du premier, et fort mal à propos, à la suite des colins, puisque c’est un oiseau aquatique, ainsi que celui du chapitre 131 dont il ne dit rien.

Troisièmement, il ne parle point de l'ococolin du chapitre 85 de Fernandez, lequel est une perdrix du Mexique, et par conséquent fort approchant des colins, qui sont aussi des perdrix, suivant Fernandez, comme nous l’allons voir.

En quatrième lieu, M. Ray, copiant Niereiiihcrg, copiste de Fernandez, au sujet du coyolcozgue, change son expression, et altère, à mon avis, le sens de la phrase : car Niereinberg dit cpie ce coyoleozque est senihlable aux cailles ainsi appelées par nos Espagnols (lesquels sont ceriaineinent les colins), cl finit par dire qu’il est une espèce de perdrix d Espagne; et M. Ray lui fait dire qu'il est semblable aux cailles d’Europe, cl supprmie ces mots est enim species perdicis Hispanicœ : cependant ces derniers mots sont essentiels, et renferment la véritable opinion de Fernandez sur l espéce à laquelle ces oiseaux doivent se rapporter, puisqu’au chapitre 59, qui roule tout entier sur les colins, il dit que les Espagnols les appellent des cailles, parce

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qu’ils ont de la ressemblance avec les cailles de l’Europe, quoique cependani ils appartiennent très-certainement au genre des perdrix. 11 est vrai qu’il répète encore, dans ce même chapitre, que tous les colins sont rapportés aux cailles ; mais il est aisé de voir, au milieu de toutes ces incertitudes, que, lorsque cet auteur donne aux colins le nom de cailles, c’est d’après le vulgaire, qui, dans l’imposition des noms, se détermine souvent par des rapports superficiels, et que son opinion réfléchie est que ce sont des espèces de perdrix. J aurais donc pu, m en rapportant à Fernandez, le seul observateur qui ait vu ces oiseaux, placer les colins à la suite des perdrix; mais j'ai mieux aimé me prêter, autant qu’il était possible, à l’opinion vulgaire, qui n’est pas dénuée de tout fondement, et mettre ces oiseaux à la suite des ■ cailles, comme ayant rapport aux cailles et aux perdrix.

SuivantFernandez, lescolinssonl fortcommuns dansla Nouvelle-Espagne; leur chant, plus ou moins agréable, approche beaucoup de celui de nos cailles; leur chair est un manger très-bon et très-sain, même pour les malades, lorsqu’elle est gardée quelques jours ; ils se nourrissent de grains, et on les tient communément en cage ; ce qui me ferait croire qu’ils sont d’un naturel différent de nos cailles et même de nos perdrix. Nous allons donner les indications particulières de ces oiseaux dans les articles suivants.

LE ZONÉCOLIN.

Ce nom abrégé du mot mexicain quanhtzonecolin, désigne un oiseau de grandeur médiocre, et dont le plumage est de couleur obscure; mais ce qui le distingue, c’est son cri, qui est assez flatteur, quoiqu’un peu plaintif, et la huppe dont la tète est ornée.

Fernandez reconnaît dans le même chapitre un autre colin de même pluma“^e mais moins gros et sans huppe. Ce pourrait bien être la femelle du précédent, dont il ne se distingue que par des caractères accidentels qui sont sujets à varier d'un sexe à l’autre.

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