‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 196 sur 525 · LE GEAI 1>E LA CHINE A BEC IIOCGE · texte numérisé non relu

LE GEAI 1>E LA CHINE A BEC IIOCGE

Cette espèce nouvelle vient de paraître en France pour la première lois. Son bec rouge fait d autani plus d'effet, que toute la partie antérieure de !,■* tète, du cou, et même de la poitrine, est d un beau noir velouté; le derrière de la tète et du cou est d’un gris tendre, qui se mêle par petites taches suite sommet de la tète avec le noir de la partie antérieure: le dessus du corps est brun, et le dessous blanchâtre ; mais, pour se former une idée juste de ces eouleurs, il faut sup|)Oser une teinte de violet répandue sur toutes, excepté sur le noir, mais plus foncée sur les ailes, un peu moins sur le dos et encore moins sous le ventre. La queue est étagée, les ailes ne passent pas le tiers de sa longueur, et chacune de ses pennes est marquée de trois couleurs, savoir : de violet clair à l’origine, de noir à la partie moyeime, et de blanc à l’extrémité; mais le violet tient plus d esjwce (jue le noir, et celui-ci plus que le blanc.

Les pieds sont rouges comme le bec, les ongles blanchâtres à leur naissance, et bruns vers la pointe, du reste fort longs et fort crochus.

Ce geai est un peu plus gros que le nôtre, et pourrait bien nôtre qu’une variété du climat.

Page 1