‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 197 sur 525 · LE GEAI DU PÉROU · texte numérisé non relu

LE GEAI DU PÉROU

Le plumage de cet oiseau est d une grande beauté; c’est un mélange des couleurs les plus distinguées, tantôt fondues avec un art inimitable, tantôt contrastées avec une dureté qui augmente l’effet. Levert tendre, qui domine sur la partie supérieure du corps, s étend d’une part sur les six pennes intermédiaires de la queue, et de l’autre va s’unir, en se dégradant par nuances insensibles, et prenant en même temps une teinte bleuâtre, à une espèce de couronne blanche qui orne le sommet de la tète. La base du bec est entourée d’un beau bleu, qui réparait derrière l’œil et dans l’espace au-dessous. Une sorte de pièce de corps de velours noir, qui couvre la gorge et embrasse tout le devant du cou, tranche par son bord supérieur avec celle belle couleur bleue, et par son bord inférieur avec le jaune jonquille qui règne sur la poitrine, le ventre, et jusque sur les trois pennes latérales de chaque côté de la queue. Cette queue est étagée, et plus étagée que celle du geai de

Sibérie. . ....

On ne sait rien des mœurs de cet oiseau, qui n avait point encore paru

en Europe.

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