LE PETIT VAUTOUR
(le l'EaCNOPrÈUE d’éüyptf..)
Or.lrc des oiseaux de proie, famille des diurnes, genre vautour. (Cuvibb.)
Il nous reste maintenant à parler des petits vautours, qui me paraissent différer des grands que nous venons d’indiquersous les noms de perenoptère, fjrill'un, grand vautour et vautour à aigrette, non-seulement par la grandeur] mais encore par d'autres oairaetères particuliers. Aristote, comme je l’ai dit] n’en a fait qu’une espèce, et nos nomenclateurs en comptent trois, savoir ; le vautour brun, le vautour d'EgyjUe et le vautour à tète blanche. Ce dernier, qui est un des plus petits, et dont nous donnons ici la représentation, parait être en effet d’une espèce différente des deux premiers; car il en diffère en ce qu'il a le bas des jambes et les pieds nus, tandis que les deux auires les ont couverts de plumes. Ce vautour à tète blanche est vraisemblablement le petit vautour blanc des anciens, qui se trouve communément en Arabie, en Egypte, en Grèce, en Allemagne et jusqu’en Norwége, d'où il nous a été envoyé. On peut romar(|ucr qu il a la tête et le dessous du cou dégarnis déplumes et d’une couleur rougeâtre, et qu'il est blanc presque en entier, à roxoeplion des grandes plumes des ailes qui sont noires. Ces caractères sont plus que sullisants pour le faire reeonnaitre.
Des autres espèces de petits vautours indiipiés par .^I. Brisson, sous les noms de vautour brun et de vautour d'Eggpte, il me parait qu'il faut en retrancher ou plutôt séparer le second, c’est-à-dire le vautour d’Egypte, qui, par la description que Reion seul en a donnée, n'est point un vautour, mais un oiseau d’un autre genre, et auquel il a cru devoir donner le nom de sacre égyptien. 11 ne nous reste donc plus que le vautour brun, au sujet duquel je remarquerai seulement que je ne vois pas les raisons qui ont déterminé M. Brisson à rapporter cet oiseau à Vaquüa liéléropode de Gessner, Il me
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paraît, au coiilraire, qu’au lieu de faire de cet aigle liéléropode un vautour, on devait le supprimer de la liste des oiseaux, car son existence n’est nullement prouvée : aucun des naturalistes ne l’a vu. Gessner, qui seul en a parlé, et que tous les autres n’ont fait que copier, n'en avait eu qu’un dessin qu'il a fait graver, et dont il a rapporté la figure au genre des aigles, et non pas à celui des vautours; et la dénomination d’m'ÿ/e ]iétéropodei\u \\ lui donne est prise du dessin, dans lequel l une des jambes de cet oiseau était bleue, et l’autre d’un brun blanchâtre; et il avoue qu’il n’a pu rien apprendre de certain sur cette es|)èce, et qu’il n’en parle et ne lui donne ce nom lïaigle hétéropode (jii'en supposant la vérité de ce même dessin. Or, un oiseau dessiné par un homme inconnu, nommé d'après un dessin incorrect, et que la seule dilTérence de la couleur des deux jambes doit faire regarder comme infidèle ; un oiseau qui n’a jamais été vu d’aucun de ceux qui en ont voulu parler, est-il un vautour ou un aigle? est-il même un oiseau réellement existant? Il me parait donc que c’est très-gratuitement que l’on a voulu y rapporter le vautour brun.
Au reste, l’oiseau qui existe réellement, et qui ne doit point être rapporté à l'aigle hétéropode qui n’existe pas, nous a été envoyé d’Afrique aussi bien que de l’ile de Malte ; nous le renvoyons à l’article suivant où nous traiterons des oiseaux étrangers qui ont rapport aux vautours.