DU PETIT VAUTOUR
ln'Hviiiees île l'Afrique el de l'Asie : ou y fait même grand usage de la peau des vautours J le cuir en est presque aussi c ais i|uc celui d’un chevreau 'il est recouvert d’uii duvet très-fin, tres-serré et très-chaud, et l’on en /.lô d’excellentes fourrures.
Au reste, il me paraît que le vautour noir, que Reion dit être commun en Egypte, est de la même espèce que le vautour proprement dit, qu'il appelle vautour cendré, et ipi'on ne doit pas les séparer, comme l’ont fait quelques naturalistes, |)uisque Reion liti-mèmc, qui est le seul qui les ait indiqués, ne les sépare pas, et parle des cendrés et des noirs comme fatsant tous deux ics})èce du grand vautour, ou vautour proprement dit; en sorte qu’il est prohahie qu'il en existe en effet de noirs, et d’autres qui sont cendrés, mais que nous n’avons pas vus. 11 en est du vautour noir comme de l’aille noir qui tous deux sont de l’es|)èce cotnmunc du vautour ou de l'ait'le.^Arislotê a cit raison de dire que le genre du vautour était multifürme° puisque ce genre est en effet composé de trois espèces, du griffon, du grand vautour et (lu vautour à aigrette, sans y comprendre le perenoptère, qu’Aristote avait cru devoir séparer dos vautours et associer aux aigles. Il n’en est pas de même du petit vautour dont nous allons parler, et qui ne me parait faire qu une sonie espèce en Europe : ainsi, ce |)hilosopiie a eu encore raison de dire que le genre du grand vautour était plus multiforme, c'est-à-dire contenait plus d especes que celui du petit vautour.