‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 215 sur 525 · L’ÉTOURNEAU DES TERRES MAGELLANIQUES · texte numérisé non relu

L’ÉTOURNEAU DES TERRES MAGELLANIQUES

ou LE BLANCIIE-RAIE.

Je donne à cette espèce nouvelle, apportée par M. de Bougainville, le nom de hlancbe-raie, à cause d’une longue raie blanche qui, de chaque côté, prenant naissance près de la commissure des deux pièces du bec, semble passer par-dessous l’œil, puis réparait au delà pour descendre le long du cou. Uelle raie blanche fait d'autant plus d’effet qu’elle est environnée au-dessus et au-dessous de couleurs très-rembrunies : ces couleurs sombres dominent sur la |)artie supérieure du corps; seulement, les pennes des ailes et leurs couvertures sont bordées de fauve. La queue est d’un noir décidé, fourchue de plus, et ne s’étend pas beaucoup au delà des ailes, qui sont fort longues. Le dessous du corps, y compris la gorge, est d’un beau rouge cramoisi, moucheté de noir sur les côtés; la partie antérieure de l’aile est du même cramoisi sans mouchetures; et cette couleur se retrouve encore autour des yeux et dans l’espace qui est entre l’œil et le bec. Ce bec, quoique obtus, comme celui des étourneaux, et moins pointu que celui des troupiales, m’a paru cependant, à tout prendre, avoir plus de rapport avec celui des trou-

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piales ; et, si l’on ajoute à cela que le blanche-raie a beaucoup de la physionomie de ces derniers, on ne fera pas difficulté de le regarder comme faisant la nuance entre ces deux espèces, qui d’ailleurs ont beaucoup de rapports entre elles.

LES TROUPIALES.

Ces oiseaux ont, comme je viens de le dire, beaucoup de rapports avec nos étourneaux d’Europe; et ce qui le prouve, c’est que souvent le peuple et les naturalistes ont confondu ces deux genres, et ont donné le nom d'étourneau à plus d’un troupiale ; ceux-ci pourraient donc être regardés, à bien des égards, comme les représentants de nos étourneaux en Aniérique, concurremment avec les étourneaux américains dont je viens de parler, quoique cependant ils aient des habitudes très-différentes, ne fût-ce que dans la manière de construire leurs nids.

Le nouveau continent est la vraie patrie, la patrie origitiaire des troupiales et de tous les autres oiseaux qu’on a rapportés à ce genre, tels que les cassiques, les baltimores et les carouges ; et si l’on en cite quelques-uns, soi-disant de l’ancien continent, c’est parce qu’ils y avaient été transportés originairement d’Amérique : tels sont probablement le troupiale du Sénégal, ap|)elé cap-more, le carouge du cap de Bonne-Espérance, et tous les prétendus troupiales de Madras auxquels on a donné cc nom sans les avoir bien connus.

Je retrancherai donc du genre des troupiales, 1" les quatre espèces venant de Madras, et que M. Brisson a empruntées de M. Ray, parce que la raison du climat ne permet pas de les regarder comme de vrais troupiales; que d’ailleurs je ne vois rien de caractéristique dans les descriptions originales, et que les figures des oiseaux décrits sont trop négligées pour qu’on puisse en tirer des marques distinctives qui les constituent troupiales plutôt que pics, geais, merles, loriots, gobe-mouches, etc. Un habile ornithologiste (M. Edwards) croit que le geai jaune et le geai bouffe de Petiver, dont M. Brisson a fait son sixième et son quatrième troupiale, ne sont que le loriot mâle et sa femelle; que le geai bigarré de Madras, du même Petiver, dont M. Brisson a fait son cinquième troupiale, est son étourneau jaune des Indes; et enfin, que le troupiale huppéde Madras, dont M. Brisson a fait sa septième espèce, est le même oiseau que le gobe-mouche huppé du cap de Bonne- Espérance du même M. Brisson.

2“ Je retrancherai le troupiale de Bengale, qui est le neuvième de M. Brisson, puisque cet auteur s’est aperçu lui même que c’était sa seconde espèce d'étourneau.

ô® Je retrancherai encore le troupiale à queue fourchue, qui est le seizième de 31. Brisson, et la grive noire de Séba : tout ce qu’en dit ce dernier, c'est qu’il surpasse de beaucoup la grive en grosseur; que son plumage est noir; qu'il a le bec jaune, le dessous de la queue blanc, le dessus, ainsi que le dos. comme voilé par une légère teinte de bleu, et une queue longue, large et fourchue; enfin, qu’à la différence près dans la forme de la queueet dans la grosseur du corps, ilavailbeaucoupderapportsànotregrive d’Europe : or, je ne vois rien dans tout cela qui ressemble à un troupiale; et la figure donnée par Seba. et que 31. Brisson trouve très-mauvaise, ne ressemble pas plus à un troupiale qu’à une grive.

4” Je retrancherai le carouge bleu de Madras, parce que, d’une part, il m’est fort suspect à raison du climat; que, de l’autre, la figure ni la description

398 llJSTonit i\ATLIU:LLt;

de M. Ray ri ont absolument l ien qui caractérise un caronge, et que niènic il nen a pas le plumage : il a, selon cet auteur, la tète, la queue et les ailes de couleur bleue, mais la queue d une teinte plus claire ; le reste du plumage est noir ou cendre, excepté cependant le bec et les pieds qui sont roussâtres.

S” Enfin, je rotranclierai le troupiale des Indes, non-seulement à cause de la diiïérenee de climat, mais encore pour d'autres raisons tout aussi fortes qui me l'ont fait placer ci-dessus entre les rolliers et les oiseaux de paradis.

Au reste, eptoiqu’on ait réuni dans un même genre avec les troupiales, comme Je l’ai dit plus haut, lescassiques, les baltimores et les carouges, il ne faut pas croire que ces tlivers oiseaux iraient pas de dill'ércnces, et même assez caractérisées pour constituer de petits genres subordonnés, puisqu'ils en ont assez pour qu'on leur donnât des noms différents. En général, je suis en état d assurer, d’après la comparaison faite d’un assez grand nombre de ces oiseaux, que les cassiques ont le bec plus fort, ensuite les troupiales, puis les carouges. A l egard des baltimores, ils ont le bec non-seulement plus petit que tous les autres, mais encore plus droit cl d'une forme particulière, comme nous le verrons plus bas. Ils paraissent d’ailleurs avoir d’autres mœurs et d'autres allures; ce qui suffit, ce inc semble, pour m’autoriser à leur conserver leurs noms particuliers, et à traiter à part chacune de ces femelles étrangères.

^ Les caractères communs que leur assigne M. Brisson, ce sont les narines découvertes et le bec en cône allongé, droit et très -pointu. J'ai aussi rernar- (pié que la base du bec supérieur se prolonge sur le crâne, en sorte que le toupet, au lieu de faire la pointe, fait au contraire un angle rentrant assez considérable; disposition qui se retrouve à la vérité dans quebpics autres espèces, mais<iui est plus marquée dans celle-ci.

LE TROUPIALE.

Famille des conirostres, genre cassiqiie. {Cüvieii.)

Ce (pi il y a de plus remarquable dans l'extérieur de cet oiseau, c’est son long bec pointu, les plumes étroites de sa gorge, et la grande variété de son plumage : on n’y compte cependant t|ue trois couleurs, le jaune orangé, le noir et le blanc; mais ces couleurs semblent se multiplier par leurs interruptions réciproques et par l’art de leur distribution. Le noir est répandu sur la tète, la partie antérieure du cou, le milieu du dos, la queue cl les ailes ; le jaune orangé occupe les intervalles et tout le dessous du corps ; il reparaît encore dans I iris et sur la partie antérieure des ailes : le noir qui règne sur le reste est interrompu par deux taches blanches oblongues, dont l'une est située à l’endroit des couvertures de ces mômes ailes, et l’autre à l'endroit de leurs pennes moyennes.

Les pieds et les ongles sont tantôt noirs et tantôt plombés : le bec ne parait pas non plus avoir de couleur constante; car il a été observé gris blanc dans les uns, brun cendré dessus et bleu dessous dans les autres; et enfin, dans d’autres, noir dessus cl brun dessous.

Cet oiseau, qui a neuf à dix pouces de longueur de la pointe du bec au bout de la queue, en a quatorze d’envergure, et la tète fort petite, selon Marcgrave. Il se trouve répandu depuis la Caroline jusqu’au Brésil, et dans les Iles Caraïbes. Il a la grosseur du merle : il sautille comme la pie et a

\m l.’AKC-liN-QUlîlJE. 31)9

beaucoup (lèses allures, suivant M. Sloanc; il ou a même le eri, selon Marcerave : mais Albin assure (lu il ressemble, dans toutes scs actions, A l étourîieau, et il ajoute qu’on en voit qucbinelbis (|uatre ou cinq s’associer pour (lomier la chasse A un autre oiseau plus gros, et (pie,^ lorsqu ils 1 ont tue, ils dévorent leur proie avec ordre, cbacun mangeant à son rang; cependant iM. Sloane, qui est un auteur digne d(! foi, dit que les troupiales vivent cl insectes. Au reste, cela n est pas absolument conlradicjtoirc ; cai, tout animal qui se nourrit d’autres animaux vivants, quoiipie très-petits, est un animal de proie, et en dévorera à coup sûr de plus grands, s il trouve 1 occasion cle le faire avec sûreté; par exemple, en s’associant eonirnc les tioupiales d Alpin. . .

(’iCS oiseaux doivent avoir les niteurs très-sociales, puisque lamoui, cnu divise tant d’autres sociétés, semble au contraire resserrer les liens de la leur. Bien loin de se séparer deux à deux pour s’apparier et remplir, sans témoin, les vues de la nature sur la multiplication de l espèce, on eu voit quelquefois un très-grand nombre de paires sur un seul arbre, et presque toujours sur un arbre fort élevé et voisin des habitations, construisant leurs nids, pondant leurs œufs, les couvant et soignant leur famille naissante.

Ces nids sont de forme cylindrique, suspendus à l’extrémité des hautes branches, et llottant librement dans Pair; en sorte que les petits nouvellement éelos y sont bercés conlinuclleinent. Mais des gens qui se croiiiiit bien au fait des iiUeiUions des oiseaux assurent que cest par une sage dcliance que les père et mère suspendent ainsi leur nid, et pour mettre la couvee en sûreté contre certains animaux terrestres, et surtout contre^ les serpents.

On met encore sur la liste des vertus du troupiale la docilité, cest-à-dire la disposition tiaturelle à subir l’esclavage domestique; disposition qui se rencontre presque toujours avec les mœurs sociales.

L’ACOLCIII DE SEBA.

Famille des conirostres, genre cassique. (Cuvier.)

Seba a pris ce nom dans Fernandez, et l’ayant applique arbitrairement, selon son usage, A un oiseau tout différent de celui dont parl(3 cet auteur, au moins quant au plumage, il a encore appliqué à ce même oiseau ce qu a (lit Fernaiidcîz du véritable acolchi, savoir ; que les Espagnols I appellent tordo, c’est-A-dire étourneau.

Ce faux acolclii de Seba a un long bcîe jaune, soi laiit d mm lele toute noire, la gorge de celle dernière couleur ; la queue noirâtre, ainsi que les ailes ; celles-ci ont pour ornement de petites plumes couleur dor, qui fout un bon effet sur ce fond rembruni. . , .

Seba donne son alcoebi pour un oiseau d Amérique; et j ignore pounpioi M Brisson qui ne cite d’autre autorité que celle de Seba, ajoute qu ou le trouve surtmu au Mexique. Il est vrai que le mol acoldn est mexteam ; mais on ne peut assurer la même chose de 1 oiseau auquel Seba a trouve bon do

l’appliquer.

L’ARC-ENQUELE.

Famille (les cüiiirostres, geinc cassique. (Cuvier.)

Fernandez donne le nom d’oziniscan A deux oiseaux qui ne se ressemblent point du tout; et Seba a pris la licence d’appliiiuer ce même nom à un

^00 HISTOIRK NATDKKLIÆ

troisième oiseau qui diffère entièrement des deux autres, excepté pour la grosseur ; car ils sont dits tous trois avoir la grosseur d’un pigeon.

Ce troisième oztmscan, c’est l’arc-en-queue dont il s’agit dans cet article. Je le nomme ainsi à cause d’un arc ou croissant noir qui paraît et se dessine très-bien sur la queue lorsqu’elle est épanouie, d’autant quelle est d une belle couleur jaune, ainsi que le bec et le corps entier, tant dessus que dessous; la tète et le cou sont noirs, et les ailes de la même couleur, avec une légère teinte de jaune.

J oubliais de dire que le croissant de la queue a sa concavité tournée du côté du corps de l’oiseau.

Seba ajoute quil a reçu d’Amérique plusieurs de ces oiseaux, et qu’ils passent dans le pays pour des espèces d’oiseaux de proie; peut-être ont-ils les mêmes habitudes que notre premier troupiale : d'ailleurs, la figure que donne Seba présente un bec un peu crochu vers la pointe.

LE JAPACANl.

Famille des conirostres, genre cassique. ( Ccvikk. )

Je sais que M. Sloane a cru que son petit gobe-mouche jaune et brun était le même que le japacani de Maregrave. Cependant, indépendamment des différences de plumage, le japacani est huit fois plus gros, masse pour masse, toutes ses dimensions étant doubles de celles de l’oiseau de M. Sloane; car celui-ci n’a que quatre pouces de longueur et sept pouces de vol, tandis que, selon Maregrave, le japacani est de la grosseur du bemtère, et le bemtère de celle de rétourneau ; or, l’étourneau a plus de huit pouces de longueur et plus de (ptatorze pouces de vol. Il est difficile de rapporter à la niènie espèce deux oiseaux, et surtout deux oiseaux sauvages de tailles si différentes.

Le japacani a le bec noir, long, pointu, un peu courbé; la tête noirâtrel’iris couleur d’or; la partie postérieure du cou, le dos, les ailes et le croupion variés de noir et de brun clair; la queue noirâtre par-dessus, marquée de blanc par-dessous; la poitrine, le ventre, les jambes variés de jaune et de blanc, avec des lignes transversales de couleur noirâtre: les pieds bruns les ongles noirs et pointus.

Le petit oiseau de M. Sloane a le bec rond, presque droit, long d’un demi- |)Ouce, la tète et le dos d un brun clair avec quelques ladies noires- la queue longue de dix-huit lignes et de couleur brune, ainsi que les ailes, qui ont un peu de blanc à leur extrémité; le tour des yeux, la gorge, les côtés du cou et les couvert lires de la queue jaunes; la poitrine de même couleur mais avec des marques brunes; le ventre blanc; les pieds bruns, lon‘'-s dé quinze lignes, et du jaune dans les doigts. °

Cet oiseau est commun aux environs de San-Iago, capitale de la Jamaïque. Il se tient ordinairement dans les buissons. Son estomac est très-musculeux et doublé, comme sont tous les gésiers, d’une membrane mince, insensible et sans adhérence. .M. Sloane n’a rien trouvé dans le gésier de l’individu qu’il a disséqué; mais il a observé que scs intestins faisaient un grand nombre de circonvolutions.

Le même auteur fait mention d’une variété d’espèce qui ne diffère de son petit oiseau qu en ce qu elle a moins de jaune dans son plumage.

Cet oiseau sera, si l’on veut, un troupiale, à cause de la forme de son bec; mais ce sera certainement un troupiale autre que le japacani.

DU XOCHITOL ET DU CÜSTOTOL.

LE XOCHITOL ET LE COSTOTOL.

Famille des conirostres, genre cassique. (Cuvibr.)

M. Brisson fait sa dixième espèce, ou son troupiale de la Nouvelle-Espagne, du xochitol de Fernandez, que celui-ci dit n’èlre autre chose que le costotol adulte. Or, il fait mention de deux costotols, l'un au chapitre 28, l’autre au chapitre 143, et tous deux se ressemblent assez; mais, s’ils différaient à un certain point, il faudrait nécessairement appliquer ce que dit ici Fernandez au costolol du chapitre 28, puisque c’est au chapitre 122 qu’il en parle comme d’un oiseau dont il a déjà été question, et que l’autre costotol est, comme nous l’avons dit, du chapitre 143.

IMaintenant, si l’on compare la description du xochitol du chapitre 122 à celle du costotol du chapitre 28 , on y trouvera des contradictions qui ne seront pas faciles à concilier. En effet, comment le costotol, qui, étant déjà assez formé pour avoir son chant, n’est alors que de la grosseur d’un serin de Canarie, peut-il parvenir dans la suite à celle de l’étourneau? Comment cet oiseau, qui, étant encore jeune, ou, si l’on veut, n'étant encore que costotol, a le ramage agréable du chardonneret, peut-il, étant devenu xochitol, n’avoir plus que le cri rebutant de la pie? Sans parler de la grande et trop grande différence qui se trouve entre les plumages ; car le costotol a la tète et le dessous du corps jaunes, et le xochitol du chapitre 122 a ces mêmes parties noires; celui-là a les ailes jaunes, terminées de noir; celui-ci les a variées de noir et de blanc par-dessus et cendrées par-dessous, sans une seule plumejaune.

Or, toutes ces contradictions s’évanouissent, si au xochitol du chapitre 122 on substitue le xochitol ou l’oiseau lleuri du chapitre 125. Les grosseurs se rapprochent, puisqu’il n’est que de celle d’un moineau; il a le ramage agréable comme le costotol; le jaune de celui-ci se trouve mêlé avec les autres couleurs qui varient le plumage de celui-là; ils sont tous deux un bon manger, et de plus, le xochitol présente deux traits de conformité avec les troupiales, car il vil comme eux d'insectes et de graines, et il suspend son nid à l’extrémité des petites branches. La seule différence qu’on peut remarquer entre le xochitol du chapitre 123 et le costotol, c’est que celui-ci se trouve dans les pays chauds, au lieu que l’autre habile indifféremment tous les climats : mais n’est-il pas naturel de penser que les xochilols viennent nicher dans les pays chauds, où par conséquent leurs petits, c’est-à-dire les jeunes xochilols, restent jusqu'à ce qu’étant devenus plus grands, c’est-à-dire xochitols ils soient en étal de suivre leurs père et mère dans des pays plus froids? Le costotol a le plumage jaune avec le bout des ailes noir, comme j’ai dit ; et le xochitol du chapitre 125 a le plumage varié de jaune pâle, de brun, de blanc cl de noirâtre.

Il est vrai que M. Brisson a fait de ce dernier son premier carouge : mais comme il suspend son nid précisément a la manière des troupiales, cest une raison décisive de le ranger avec ceux-ci, saut à lairc un autie troupiale du xochitol du chapitre 122 de Fernandez, lequel a la grosseur de 1 étourneau, la poitrine, le ventre et la queue couleui de safran, varice d un peu de noir* les ailes varices de noir et de blanc par-dessus et cendiees pardessous; la tête et le reste du corps noirs, le chant de la pie, et la chair bonne à manger.

‘''0“2 iiisTomi: NATiiiu-:i,!.ii:

(«est, ce inc semble, loiitceqiron peut dire d’oisc.Tiix si peu coniuis et si impaiTiiiteinent décrits.

LE TOCOLIN.

Fainillc des couirostrcs, genre cassiqnc. (Cuviiîk.)

Fernandez regardait cet oiseau comme un pic, à cause de son bec long et pointu : mais ce caractère convient aussi aux iroupiales, et je ue vois d’ailieurs, <lans la description de Fernandez, aucun des antres caractères des pics; je le laisserai donc avec les troupiales, où l’a mis M. IJrisson.

Il est de lagros.seur de l’étourneau; il se tient dans les bois, et niche sur les arbres: son plumage est agréablement varié de jaune et de noir, excepté le dos, le ventre et les pieds, (|ui sont cendrés.

Le loeolin n a point de ramage; mais sa chair est un bon manger ; on le trouve au Mexique.

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