‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 243 sur 525 · LE MAUVIS · texte numérisé non relu

LE MAUVIS

(le merle MAUVIS.)

Ordre des passereaux, genre merle. (Cüvibb.)

Il ne faut pas confondre les mauvis avec les mauviettes qu’on sert sur les tables à Paris pendant l’hiver, et qui ne sont autre chose que des alouettes OU d’autres petits oiseaux tout différents du mauvis. Cette petite grive est la plus intéressante de toutes, parce qu’elle est la meilleure à manger, du moins dans notre Bourgogne, et que sa chair est d un goût tiès-fin. Dail-

UISWIHE NATÜHKLLK

leurs elle se prend plus fréquemment au lacet qu'aucune autre : ainsi c'est une espece precieuse et par la qualité et parla quantité. Elle parait ordinairemem 1. seconde, e'esl-ù-dire opres la grive e. a'van, la lirorn^e; elle .rreéo i,ramles bandes an mots de novembre, et repart avant Noël. Elle fait sa ponte dans les bois qui sont aux environs de Danizick. Elle ne niche presque iamars dan^s nos cantons «on plus qu’en Lorraine où elle arrive En alril et qu elleabandonne sur la fin de ce même mois pour ne reparaître qu'en atiloriine quoiqu e le put trouver dans les vastes forêts de cette province une nourriture abondante et convenable ; mais du moins elle y séjourne quelque

'f P!'*'*''-®" certains endroits de l’Allemagiie,

selon M. Frisch Sa nourriiure ordinaire ce sont les baies et les vermisseaux qu elle sait fort bien trouver en grattant la terre. On la recoiinait à ce qu’elle

a ^ «'■'■'■CS, Cl à ce qu’elle

nroebe f S'''ve proprement dite, dont elle ap-

proche par la grosseur, et qu’elle a moins de mouchetures sur la poiti inc • elle se distingue encore par la couleur orangée du dessous de l’aile • raison pourquoi on la nomme en plusieurs langues, ffnve à ailes rouges

Son cri ordinaire est /««, tan, ka7i, kan, et lorsqu’elle a aperçu un renard son ennemi naturel, e le le conduit fort loin, comme font auss'i les Ses en répétant toujours le meme cri. La plupart des naturalistes remarquent qu elle ne eliantc point î cela me semble trop absolu ; il faut dire qu’on ne I entend giiere chanter dans le pays où elle ne se trouve pas dans la saison

fan nr"'’’ T’ ^IC- Cette restriction est d’au-

mnt plus necessaire qu un ires-boii observateur (M. Hébert) m'a assuré en

deflnnlT''^ ^ chaiiicr dans la Brie au priniem|)s; elles étaient au nombre de douze ou quinze sur un arbre, et gazouillaient à peu près comme les linottes. Un autre observatcim, habitant la Provence méi ùlionale, m'assure que le mauvis ne fait que sifller, et qu'il siffle toujours; d’où l'on peut conclure qn il ne niche pas dans ce pays. ‘

Aristote en a parlé sous le nom de turdus-iliacus, comme de la plus pemc grive et la moins tachetée. Ce nom de lurdus iUacus semble ind.uimr qu elle passait en Grèce des côtes d’Asie où se trouve la ville à Ilium.

L analogie tpie j ai établie entre cette espèce et la litorne se fonde sur ce qu elles sont l’une et l’autre étrangères à noire ciimai, où on ne les voit qEie deux fois année; sur ce qu elles se réunissent en troupes nombreuseTà ciriaines heures, pour gazoui 1er toutes ensemble; et encore sur une'cerlaine con ormite dans lagrivelure de la poitrine : mais cette analoE 1 n’es, point exclusive, et on doit avouer que le mauvis a aussi quelque chose de tommun avec la grive proprement dite ; sa chair n’est pas niiins délicate Cl .( a le dessous de aile jaune, mais à la vérité d'une teinte oran‘4 Et

Ïu!"vi.m .1’ ?" M"clquefüis.seul dans les bois et il se jette

aux vignes comme la grive, avec laquelle iM. Loiiinger a observé qu’il voyage souvent de compagnie, surtout au printemps, il résulte de tout Ici i que cette espèce a les moyens de subsister des deuE autre? c q ’l biE.i it égards on neut a rcMr.lpr npi.im,. i M” “ uien ues

• 1 * , d XlCrS lIVllA ulHICS, et Oï

fflEnm CO'»"»' fai^aul la nuance entre la grive

et la

DKS OISEAUX ETIUVXGEUS.

OISEAUX ÉTRAMGEIIS

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