LA GRIVE BASSETTE DE BARBARIE
Jappelie ainsi cei oiseau à cause île ses pieJs courts : il ressemble aux grives par sa forme totale, par sou bec, par les mouchetures de la poitrine semées régulièrement sur un fond blanc ; en un mot, par tous les caractères extérieurs, excepté les pieds et le plumage. Ses pieds sont non-seulement plus courts, mais plus forts; en quoi il est directement opposé à I hoami, et semble se rapprocher un peu de la draine, qui a les |)ieds plus courts à proportion que nos trois autres grives. A l’égard du plumage, il est d’une grande beauté : la couleur dominante du dessus du corps, compris la tête et le cou, est un vert clair et brillant; le croupion est teint d’un beau jaune, ainsi que l’extrémité des couvertures de la queue et <les ailes, dont les pettnes sont d’une couleur moins vive. iMais il s’en faut bien <|ii celte énumération de couleurs, fùl-clle plus détaillée, pûtdonner une idée juste de l’effet qu’elles produisent dans l’oiseau même ; poitr rendre ces sortes d’effets, il faut un pinceau et noti pas des paroles. M. Shaw, qui a observé cotte grive dans son pays natal, en compare le plumage à celui des plus beaux oiseaux d’Amérique : il ajoute qu elle n’est pas fort commune, et qu’elle ne parait qu'en été au temps de la maturité des ligues; ce qui sup[)ose (jiie ces fruits ont quelque influence sur l’ordre de sa marche ; et dans ce seul fait j’aperçois deux nouvelles analogies entre cet oiseau et les grives, qui sont pareillement des oiseaux de passage, et qui aiment beaucoup les ligues.