LE TILLY, OU LA GRIVE CENDRÉE D’AMÉRIQUE
Font le dessus du corps, de la tête et du cou est d'un cendré foncé dans I oiseau dont il s’agit ici : cette couleur s’étend sur les petites couvertures des ailes, et, passant sous le corps, remonte d’une part jusqu'à la gorge excinsivemenl, et descend d’autre part, mais en se dégradant, jus(|u’au basventre qui est de couleur blaticbe ainsi que les couvertures du dessous de la (pieue : la gorge est blanche aussi, mais griveléc de noir ; les pennes et les grandes couvertures des ailes sont noirâtres et bordées extérieurement de cendré. Les douze pennes de la (pieiic sont étagées et noirâtres comme celles de l’aile, mais les trois latérales de chaque côté sont terminées par une marque blanche d’autant plus grande dans chaque penne <|uc cette penne est plus extérieure. L’iris, le tour des yeux, le bec et les |)ieds sont rouges,
I espace entre l'œil ci le bec est noir, et le palais est teint d'un orangé fort vif.
La longueur totale du lilly est d'environ dix pouces, son vol de près de quatorze, sa queue de quatre, son pied de dix-huit lignes, son bec de douze, et son poids de deux onces et demie ; enlîn ses ailes dans leur repos ne vont pas jusqu’à la moitié de la (pieue.
Celle espèce est sujette à des variétés : car l’individu observe par Calesby avait le bec et la gorge noirs; celle dilférence de couleurs ne tiendrait-elle pas à celle du sexe? Galesby se eonlmiU- de dire que la femelle est d’un tiers
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plus pctileque le niàle; il ajoute que ees oiseaux mangent les baies de l’arbre qui donne la gomme élemi.
Ils se trouvent à la Caroline et sont très-communs dans les îles d’Andros et d’Ilaihéra, suivant M. Brisson.